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    un passage que j'ai supprimé de mon futur texte sur Saint-Etienne :

    "Où bat le puissant cœur initial  ? Où est donc ce premier centre de Saint-Etienne  ? Et d'ailleurs, c'est quoi, un centre ville, en quoi est-ce que ça consiste  ? On peut le définir comme un point de rencontre, assez restreint, convergent, historiquement ancien en général, géographiquement situé au cœur du tissu urbain, un centre de gravité où se concentrent toutes les raisons de se rendre  : commerces, administrations, animations, loisirs culturels ou autres, espaces ouverts où se croiser est possible, où se donner rendez-vous, où flâner a aussi une fonction de mixité des classes sociales. Ici, quel serait-il  ? La place du peuple, l'ancien pré de foire  ? C'est une place minérale, incommode en hiver, traversée, traversante, frangée de terrasses en été, mais dépourvue d'administrations. Le noyau d'origine, la cité des débuts, le germe historique  ? Celui-ci se résume à une place face à la plus ancienne église de la cité, une statue de Jeanne d'Arc, quelques petits commerces et une maison double de ses XVe et XVIe additionnés, dont on prévoit la restauration et l'utilisation à des fins culturelles  ; plus de théâtre par contre (la Comédie, toute proche, est encore prêtée pour des performances artistiques, mais la maison-mère est allée s'exporter hors de tout centre, tendre les bras aux Lyonnais), la vie s'est déplacée (pour preuve  : mairie et médiathèque, tout près, sont des établissements «  de quartier  », des annexes), déjà, ce «  centre  » est sorti du cadre, en quelque sorte. La place de l'Hôtel-de-Ville est le candidat le plus évident  : espace, commerces, administrations… augmentée de l'ensemble Hôtel-de-Ville  —  Préfecture, et places les séparant, le long de la grande rue. Alignement qui dilue l'effet nodal, excite, invite à la mobilité, difficile de se tenir là sans qu'un fourmillement de jambes ne vous entraîne d'un côté ou de l'autre, plus haut, plus bas, dans les rues piétonnes, ailleurs.  On ne se pose pas longtemps dans ce centre étiré, tellement étiré qu'il ne peut sans réserve être investi de ce titre. Ou bien, j'élargis la notion de centre ville, par souci de proportion avec une cité de plus de 200 000 âmes et c'est un centre qui englobe alors une zone très étendue, de la place du Peuple à la place Jean-Jaurès. Dilution, vous dis-je. "