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Aubrac

Nous étions sur l'Aubrac, lande silencieuse, horizon sans limite.

Les perce-neiges crèvent les roches délitées, un lac bleu de givre rejette la lumière dans la clarté de midi. Les névés en débacle découvrent par place des galeries de mulots et les ruisseaux débordent des herbes échevelées. Le seul bruit de nos pas, un à un, tranquilles, le seul son de nos souffles, mesurés, doux, économes. L'espace entier, figé autour de nous, comme un grand tableau de paradis.

Nous étions sur l'Aubrac.

Commentaires

  • La tranquilité va devenir un luxe, le calme une utopie.

  • Pas si sûr. Il suffit d'aller là où on en a envie : en général (en ce qui nous concerne ma douce et moi), sans faire d'effort, on se retrouve exactement à l'endroit et à l'heure où personne ne va. C'est assez étrange, cette coïncidence entre l'indifférence des autres et ce qui nous inétresse.

  • Oui, je sais pas pourquoi j'ai écrit ça. Le collège et son bourdonnement incessant sans doute.
    L'été, au bord de l'allagnon, dans le cantal, la canne à pêche à la main, mon père et mon frère quelques mètres plus haut ou plus bas, nos douces sur la plage de galets, et l'ombre des noisetiers. Le bruit de l'eau et celui du chien qui nous rend visite tour à tour pour voir si ça mord ou pour une caresse.
    Ou encore dans les Alpes, un petit coin qui s'appelle Montchavin, face aux montagnes vert et blanc, le vent sur le visage...
    Si c'est facile tu as raison.

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