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choses vues

  • 3741

    J'apprends dans l'excellent documentaire en deux parties « Musulmans de France » qu'un moment marquant dans l'histoire des musulmans vivant dans notre pays, est celui où, pour toute réponse à la Marche pour l'égalité et contre le racisme dans les années 80, s'est créé le mouvement « Touche pas à mon pote ». Un camouflet, selon les témoins du documentaire. Pourquoi ? Parce que les marcheurs voulaient une réponse d’État, pas un câlin de militants de gauche ou de sympathisants à leur cause, parce que les relais de « Touche pas à mon pote » étaient considérés par les jeunes musulmans comme un club de privilégiés, condescendant envers les petits beurs de banlieue et se voyant comme des protecteurs. De plus, le détournement (supposé) de la main de fatma en pin's « Touche pas à mon pote », a été très mal vécu. Je l'avoue : j'ai porté le pin's en question. J'avais 23 ans. L'arborer m'a d'ailleurs permis, par les réactions suscitées, de savoir à qui j'avais à faire dans mon entourage, notamment professionnel. Mais je n'aurais jamais imaginé que ceux que je voulais « défendre », voyaient mon engagement et celui de mes pairs, comme une insulte. Décidément, l'enfer est bel et bien pavé de bonnes intentions. Comment ne pas récidiver ?

  • 3739

    D'accord, je ferais mieux d'écrire, mais si je passe pas mal de temps sur Youtube, c'est au contact de chaînes que j'estime d'utilité publique, ou sinon, au moins, passionnantes. J'ai décidé de vous faire un petit florilège.

    D'abord, il y a les youtubeurs zététiciens qui s'évertuent à nous offrir les outils critiques pour trier le bon grain de l'ivraie au milieu du déferlement d'informations auquel nous sommes confrontés quotidiennement. Toutes ces chaînes sont soigneusement réalisées, elles suivent une déontologie claire (liens vers les articles et les sources en description, prises en compte des critiques...)

    Le premier de tous, reconnu par ses pairs : Hygiène mentale. Dissection des biais de confirmation, des mille-feuilles argumentatifs, explications sur la charge de la preuve, les graphes bayésiens, l'argument d'autorité, etc. Une véritable leçon d'éveil pour tout citoyen.

    Défékator (on défèque sur les fakes), n'est pas le plus élégant, il utilise parfois un humour pénible, mais son auteur s'empare de fakes, de vidéos, de rumeurs, de légendes urbaines, et surtout décrit les techniques qui lui permettent point par point, de remonter aux sources,  de situer, de dater, et démonte ainsi les mèmes les plus sophistiqués. Au passage, on apprend toutes les possibilités d'utilisation de la puissance de Google. Si ces techniques étaient apprises dès le collège, le complotisme n'aurait pas la même capacité de nuisance.

    La Tronche en biais. Vled Tapas et Acermandax coopèrent pour déconstruire les propos pseudo-scientifiques qui polluent la toile. Leurs émissions sont parfois très longues, densité et sérieux du travail obligent. On peut prolonger le plaisir de se sentir moins bêtes en lisant leurs ouvrages, nombreux.

    Il y a pas mal de Belges intéressants, sur Youtube comme ailleurs. A l'écouter, Mr Sam. est l'un d'eux. Ses "Points d'interrogation" sont toujours bien écrits, rigoureux, comme tous ceux que j'évoque ici.

    Max est là aborde des rivages de Youtube qui, sans lui, me seraient restés inconnus : des enfants jetés en pâture par leurs parents, des crétins incultes qui donnent des leçons de magouille, des arnaqueurs, des influenceurs inconséquents, vantant les vertus de contrefaçons, etc. Le travail de ce type-là devrait être suivi par les pouvoirs publics, je vous le dis.

    Toute cette communauté qui a pour but de ne pas s'en laisser compter et de décortiquer les méthodes des charlatans et profiteurs de la crédulité des autres, viennent parfois au secours d'un de ces vaillants combattants de la bêtise. En l'occurrence, récemment, Clément Freze, mentaliste de métier, avait piégé un médium célèbre : Bruno (qu'il ne se permet jamais de traiter de tricheur, mais la démonstration est éclatante). Le médium a fait "striker" sa vidéo, aussitôt reprise et relayée par les zététiciens du web, dans une magnifique illustration de l'effet Streisand.

    Les émissions scientifiques de qualité se font rare sur les chaînes de la TNT (il y en a encore, mais on peut s'estimer trop peu nourri). Je vous livre ici quelques unes de mes adresses favorites. Vous pouvez y aller, c'est vraiment du tout bon.

    Dirty Biology qui vous amène parfois à nous interroger sur les limites de notre identité (jusqu'à quel point, biologiquement, sommes-nous nous-mêmes ?), Le Vortex (plusieurs Youtubeurs, dont certains cités plus haut, cohabitent et combinent leur savoir pour compléter, enrichir, argumenter, préciser un sujet. C'est drôle, c'est vif, c'est passionnant), Micmaths (de Mickaël Launay, c'est assez pointu, pour de la vulgarsiation, mais ça reste accessible, même pour un incapable comme moi), e-penser, Science étonnante (bon, je ne suis pas souvent au niveau, mais pendant quelques minutes, j'ai l'impression de comprendre et je me dis qu'il en reste toujours quelque chose...) Nota Bene (célèbre chaîne d'histoire aujourd'hui, mais que je suis depuis ses débuts). Axolot explore l'étrange mais refuse le sensationnalisme, il voyage parfois et ses "escales" sont de véritables guides des chemins de traverse. Astronogeek est un dur à cuire et un fort en gueule, il peut facilement s'énerver contre les journalistes approximatifs aux articles putassiers, et il choisit souvent les titres de ses vidéos pour piéger les complotistes (la terre est plate, on n'est jamais allé sur la lune, etc.), pour démontrer exactement l'inverse de ce que les visiteurs ont cru trouver chez lui. Mais démonstrations rigoureuses, sourcées, réalisation sans effets. Comme tous les zététiciens évoqués ici : du beau travail.

    Il y en a beaucoup d'autres, tout aussi riches et passionnants, mais ils sont en général en lien avec ceux qui précèdent. Une véritable communauté de la pensée critique, vitale en ce moment.

    Je finis avec deux chaînes littéraires des plus pertinentes, l'une est orientée vers le public enseignant et les élèves : Mediaclasse. Les livres des différents programmes, leur résumé, des méthodes pour les analyser, même la voix de l'auteur et l'iconographie pour accompagner le propos...  la perfection est de ce monde. On pourra aussi se régaler avec L'alchimie d'un roman, chaîne d'un certain JP Depotte, qui décortique les œuvres, classiques surtout mais pas que, en s'appuyant sur une théorie des quatre éléments. Ça fonctionne, c'est vivant, pertinent, intelligent, une excellente initiation à l'analyse littéraire.

    Voilà, c'était un post un peu particulier aujourd'hui. Depuis le temps que je suis ces auteurs, je trouvais dommage de ne pas faire partager mon plaisir. Partout, décidément, il y a des gens qui œuvrent pour le bien commun.

  • 3737

    Beaucoup d'écrivains, à cette mondanité. Comme souvent, je ne connais personne et on m'ignore assez logiquement. Je m’accommode de cette situation, en général. Pourtant, ce jour-là, ma solitude me déplaît. J'erre, coupe de champagne à la main, jusqu'à trouver un autre médiocre, un primo-romancier déjà âgé, que j'ai écouté parler de son roman tout à l'heure, pendant un débat. Je l'aborde par surprise au moment où, désespéré qu'on lui adresse la parole, il s'est décidé à mâcher un petit four. Il est visiblement soulagé qu'un type s'intéresse à lui. Je l'interroge sur son livre que je ne lirai pas. Il m'explique tout le bien qu'il en pense. Ça nous désennuie quelques minutes. Finalement, on se met à boire et à manger pour éviter de se parler et de se regarder. Je comprends d'un coup l'intérêt des buffets. Visez les gens qui se bâfrent et picolent : Sûr que ce sont les perdants, les relégués… Tiens, bonjour monsieur Matzneff, un petit creux ?

  • 3726

    Je retrouve un beau stylo-plume, cadeau qu'on me fit à l'époque où je couvrais des pages d'annotations quotidiennes. Je le nettoie longuement, il est grippé, encroûté de vieille encre noire. J'insère une cartouche neuve. Une cartouche d'encre bleue. Coups de griffes, traits pointillés, sinuosités hésitantes, marques vides… Enfin, le stylo veut bien rendre avec régularité ce que j'ai à exprimer. C'est de l'inquiétude, d'abord, pour mes enfants, pour ma douce, pour les miens. Les mots s'alignent, noircis par la cartouche précédente, enténébrés par les souvenirs du temps du journal manuscrit. Le bleu n'ose pas, ne se manifeste pas tout de suite car le noir est fort, il l'emporte sur des pages et des pages. Et puis, tandis que progresse l'effet apaisant de l'écriture sur les tourments de la vie, l'encre s'éclaircit, le noir s'adoucit, s'atténue, laisse la place. L'opération clarifie, et l'humeur, et les signes. Voici à présent l'encre bleue sans scorie, débarrassée de ses noirceurs. Et moi, de même, gagné par la souplesse de l'azur révélé.

  • 3722

    La poste a inventé un nouveau truc, ça s'appelle « service facteur » et ça se passe comme ça : Le facteur sonne à ta porte. Tu sors (enfin moi en général, quand le facteur sonne, je sors). Vous vous saluez. Il a une lettre dans une main et son portable dans l'autre. Embarrassé et fatigué par la connerie de ce monde, espérant tacitement ta sympathie, il t'explique le principe du « Service Facteur », d'ailleurs certifié par une étiquette qui reprend l'expression, sur l'enveloppe qu'il tient. « Je vous donne ce pli en personne et je dois vous lire le texte qui s'affiche sur mon écran. » Déjà ricanant, je l'encourage à officier. Le pauvre me lit alors quelques lignes insignifiantes, immédiatement oubliées, où il devait être question, je crois, de l'importance du contenu de la lettre. J'éclate de rire devant l’innocuité d'une telle opération, pensée quelque part par des pros du marketing, bien aware, bien start-up nation. Je signe sur l'écran pour confirmer que le héraut a bien délivré son message essentiel. Le facteur reçoit en sus l'expression de toute ma compassion pour cette mission débile. Il approuve, remercie de ma compréhension, nous ricanons tous les deux. Il repart, soulagé d'avoir dépassé le ridicule de l'épreuve. La lettre est restée sur la table quelques jours avant d'être jetée.

  • 3720

    Un mois pour réagir à un décès et rédiger le brouillon d'une lettre de condoléances acceptable. Sa sincérité n'est pas atténuée pourtant. J'hésite encore un temps. L'inquiétude de se croire indécent, impoli. Un long temps : un mois supplémentaire. S'ajoute alors la possible indélicatesse du retard. Et puis le partage du chagrin emporte la décision et t'oblige. Quelques minutes tendues pour coucher noir sur blanc tes mots, être sûr qu'ils conviennent. C’est fait. La lettre existe, pèse sur son papier. Nouvelle étape, pas moindre : oser la poster.

  • 3717

    Ce soir-là, ils avaient appris que Donald Trump viendrait dans la région pour inaugurer l'extension du golf voulu par le président de l'agglomération. Celui-là même qui, descendant du curé d'Ars, avait une parenté avec le chanteur Vianey. Ils s'engageaient solennellement à déféquer nuitamment dans les trous dudit golf. Il avait été aussi question de location de manteau de fourrure, viatique nécessaire à dépasser les files d'attente d'un fameux pâtissier. Et de pas mal d'autres choses compliquées à cerner. Enfin, le réveil du lendemain matin avait été un peu difficile.

  • 3711

    « Et le prix Maurice Chamois de Boïeldieu est attribué à… (suspense, silence attentif de l'assemblée) Josiane Chamois de Boïeldieu ! » (Brouhaha, applaudissements clairsemés).

  • 3707

    Je demande à la pharmacienne des suppositoires contre la chute des météorites. Elle s'étonne : « Des suppositoires ? La chute des météorites ?
    - Oui.
    - Qu'est-ce que vous me chantez ? » ricane-t-elle.
    Je lui désigne alors la publicité qui nous surplombe et vante l'efficacité d'un anneau qu'on enfile à je ne sais quel doigt et est censé anéantir les ronflements. Je lui retourne sa protestation : « Qu'est-ce que vous me chantez ? »

  • 3705

    La colère nous épuise. La nôtre et celle des autres. On aspire à une paix qu'on se refuse soi-même, qu'on n'obtiendra que par extrême lassitude, au bout de nos révoltes. Il s'agira donc d'un abandon, d'une défaite, et voilà qui nous met encore en rage. Vivants ?

  • 3704

    Elle rentrait chez elle après le travail. Il y avait une manif de gilets jaunes. Elle est restée prudemment à distance mais c'était son chemin. Une balle de LBD dans les jambes l'a fait s'écrouler. Les policiers se sont précipités sur elle et lui ont fracassé le crâne à coups de matraque. Des séquelles à vie, maintenant. Elle n'a que 19 ans. On pourrait même se satisfaire d'une justice qui punirait les coupables. Sauf que, même ça, elle n'y aura pas droit.
    Ce matin, j'avais prévu d'écrire une chanson d'amour. Ça va être difficile.

  • 3703

    Je marche dans la rue. J'entends derrière moi une voix de femme : « Allez, on marche. Allez ma petite ! » que je comprends comme les encouragements d'une mère à sa fille. La voix approche, et toujours : « Allez, Maria, marche ! Ne traîne pas. Il faut pas s'écouter si on veut avancer dans la vie. C'est dur mais c'est comme ça. Allez ! » La voici à ma hauteur ; elle me dépasse vivement. Elle est seule. Une petite bonne femme seule, dans un vieux manteau gris, gestes saccadés, à qui l'on a dit que, si elle avait perdu dans l'existence jusque là, si elle était au chômage, si on l'avait battue, si elle s'était retrouvée à la rue, c'était par manque de volonté. Alors, elle s'assène à elle-même les mots de sa malédiction. Ils ont gagné, les salauds.

  • 3701

    On m'a traité de réac, de trotskyste, de syndicaliste, de laxiste, de philosophe, on m'a même traité d'écrivain. Quel sérieux on m'a prêté !

  • 3700

      Mina appelait sa mère quotidiennement, plusieurs fois ; elles étaient très liées. Alors deux jours sans nouvelle de sa fille, Martha était très inquiète. On ne l'avait pas vue non plus à son travail. C'était une indélicatesse impensable chez elle. Il n'y aurait aucun secours du côté de la police, la mère le savait : « votre fille est majeure, elle a le droit de partir sans prévenir personne », lui rétorquerait-on. Après une enquête infructueuse auprès des hôpitaux, Martha se rendit à Paris où vivait Mina. Elle avait la clé de l'appartement. Car c'était le sien. Martha avait décidé de vivre en province auprès de son compagnon ; Mina venait de trouver cet emploi dans la capitale. La solution était évidente : lui prêter son appartement déserté, plutôt que de le louer. Le concierge de l'immeuble confirma qu'on n'avait pas vu la jeune femme depuis plusieurs jours. Il ne s'était pas inquiété : une belle fille comme ça pouvait découcher quelque temps. Martha pénétra dans l'appartement. Tout était en ordre, propre. Aucune trace de lutte ou de cambriolage, pas d'effraction. Comme si sa fille était partie après avoir fait un ménage consciencieux, sans précipitation. Martha savait qu'elle devrait s'en sentir apaisée. Pourtant, un sentiment de panique commençait à la gagner. Elle appela son compagnon, demeuré chez eux : « Je vais rester ici, au moins cette nuit. On ne sait jamais, elle va peut-être rentrer. » Le crépuscule. Martha ne parvint pas à manger. L'appartement silencieux. L'obscurité. Elle erra un temps sans but entre les pièces avant d'aller se coucher dans la chambre de Mina.
      Un dernier coup de fil à son compagnon. Elle : des pleurs d'angoisse. Lui : des paroles rassurantes. Chacun dans son rôle. Le sommeil enfin, qui la saisit. Et puis, dans la nuit, Martha se réveille brusquement. Elle est en sueur. Une pensée a surgi, qui l'a jetée hors des rêves. Le rappel d'une sensation, plutôt. Dans la soirée, alors qu'elle était assise ici, elle avait échappé un stylo de son sac à main. Il avait glissé sous le lit ; elle s'était penchée pour le ramasser. Il lui revenait seulement maintenant, mais avec quelle autorité, que ses doigts, en saisissant le stylo, avaient touché quelque chose. Et maintenant, la sensation de ce quelque chose venait de s'éclairer dans ses pensées : ce pourrait bien être une masse de cheveux. Les cheveux du corps de Mina au dessus duquel elle dormait depuis quelques heures.
    Elle éclaira, se précipita. C'était sa fille, nue martyrisée, torturée, violée, étranglée.

    Tuée par le concierge, qui n'avouerait que des semaines plus tard.

  • 3692

    La dame passe devant moi. S'arrête. Elle regarde mes livres, jette un œil sur le panneau qui dit mon nom, me dévisage, non, décidément, elle ne voit pas quel écrivain je peux bien être. Elle ne m'a jamais vu à la télé. Je la sens inquiète, alors je tente : « Je ne suis pas très connu, rassurez-vous. » Soulagée, elle me demande gentiment : « Et ça va, vous vendez un peu de livres ? » Je lui réponds qu'on fait ce qu'on peut, que voulez-vous. Alors, avec la plus grande compassion, beaucoup de gentillesse, elle veut me consoler et lâche dans un soupir : « Et oui ; c'est que vous êtes pas connu. » On n'en sort pas.

  • 3689

    "On baptise le petit, vous venez ?" Bôh oui, tiens, on aime bien faire plaisir. Mais faut pas pousser : écouter une prière contre la GPA et la PMA qui "menacent dangereusement notre civilisation" là, c'est trop. L'église était pleine de nuques inclinées, à l'unisson du chant, là-bas, qui maudit et condamne. On est sortis. La nausée, quoi.

  • 3684

    Remède de Cheval : construire un palais idéal pour oublier ses petits tracas. Laborieux, assez coûteux, mais efficace.

  • 3683

    Je ne me souviens plus du sujet, mais on tomba d'accord après un bon moment pour dire que ça ne valait vraiment pas le coup d'en parler.

  • 3675

    Nous pensons à toi. Moins souvent (des années sont passées) mais beaucoup. Quand telle actualité nous fait dire : qu'en penserait-il ? Quand telle lecture nous fait sourire : il aurait adoré. Ton geste nous a privés de toi, mais il t'a aussi interdit de connaître ce que nous allions devenir, quelles joies et peines nous traverserions. Tu nous aurais été précieux. Ce qui demeure, cependant, qui ne s'est jamais démenti, c'est que, bien que désespérés, accablés, nous avons tous respecté ta décision. Aucun ne t'a jamais traité d'égoïste ou de lâche, les lieux communs qui sortent de la bouche des observateurs lointains. Je vois par là que tu avais de vrais amis. Ton seul ennemi était toi-même. Nous n'étions pas de taille.

  • 3674

    Et si le mouvement des gilets jaunes était l'un des derniers soubresauts de l'ère automobile ?