samedi, 15 décembre 2007

Certitudes

"Voler avec des machines plus lourdes que l'air ne présente aucun intérêt, et d'ailleurs c'est totalement impossible". Simon Newcomb (1835-1909)

"Les voyages en chemin de fer à grande vitesse sont impossibles, car les passagers, incapables de respirer, mourraient promptement d'asphyxie." Dr. Dionysys Lardner (1793-1859), professeur d'histoire naturelle et d'astronomie à l'University College de Londres.

"Aucun paquebot ne pourra jamais traverser l'Atlantique, puisqu'il lui faudrait consommer plus de charbon qu'il n'en pourrait transporter." Le même.

"La terre n'a ni membres, ni muscles, elle ne peut donc effectuer aucun mouvement." Scipio Chiaramonti.

"Beaucoup trop bruyant, mon cher Mozart, beaucoup trop de notes !" Ferdinand d'Autriche, après la première de l'enlèvement au Sérail.

"Je n'accepte pas plus la théorie de la relativité que je ne peux admettre l'existence d'atomes et autres billevesées". Ernest March (1836-1916), professeur de physique à l'Université de Vienne.

"Rembrandt ne saurait en aucun cas être comparé, en tant que portraitiste, à notre merveilleux artiste anglais Rippingille." John Hunt (1775-1848).

"L'énergie produite par la fission de l'atome est ridiculement faible. Ceux qui s'attendent à une nouvelle source d'énergie atomique prennent des vessies pour des lanternes." Ernest Rutherford (1817-1937), après avoir réussi la toute première fission atomique.

"J'irai chercher la croissance avec les dents." Nicolas Sarkozy.

"Je vais écrire un blog. J'aurai plus de lecteurs, comme ça." Léo Kargo.

Etc., etc.

N.B. : Toutes les phrases (sauf les deux dernières) sont extraites de l'excellent "Livre des bides" de Stephen Pile. Livre épuisé, jamais réédité, dont la lecture est pourtant conseillée pour la santé.

 

lundi, 10 septembre 2007

La belle Paule de Toulouse

Ce qui m'a toujours fasciné dans cette histoire, c'est son aspect légendaire, alors qu'il s'agit d'une histoire vraie, relatée par plusieurs sources contemporaines, y compris des textes administratifs comme on va le voir. Un petit rappel, parce que vous n'êtes pas obligés de connaître :

 a1c6004649df7c629d5a2d7fff8469b0.jpgPaule de Viguier est née en 1518, à Toulouse. Sa beauté était si extraordinaire que ses apparitions publiques causaient des attroupements de curieux, bien désagréables pour sa paisible personnalité. Il lui devint si difficile de simplement sortir de chez elle qu'elle résolut un jour de rester cloîtrée dans sa maison.

Il s'en suivit toutes sortes de protestations, de manifestations, dont certaines dégénérèrent en émeutes violentes. La municipalité de Toulouse dut prendre des mesures. Par arrêté municipal, la belle Paule (surnom donné par François Ier lors de sa visite en 1533 où la toute jeune fille avait été choisie pour sa grande beauté -déjà- afin de présenter les clés de la ville au roi) fut contrainte de se présenter deux fois par semaine à sa fenêtre, pour calmer la population.

Encore une fois, ce que je trouve extraordinaire dans cette histoire qui ressemble à un conte, c'est que les textes existent, que cette femme a vraiment été obligée de s'exhiber pendant des années. Sa beauté est restée légendaire de son vivant. Elle était un des "monuments" à visiter pour les grands noms de l'époque (une correspondance parle de ça, Paule de Viguier avait alors plus de 40 ans et était encore -paraît-il- d'une beauté remarquable).

En fin de compte, ce qui m'intéresse est de plusieurs ordres : quelle est la logique de cette foule de l'époque Renaissante, déjà frappée d'un syndrome People ? ; une femme peut-elle être belle à ce point ? ; la beauté n'est-elle que l'acceptation de ce que tous ont décidé de trouver beau, et notamment un roi, qui "labellise" en quelque sorte, le caractère exceptionnel de cette beauté. Enfin, pareille histoire n'est envisageable que pour une beauté féminine. Pourquoi les plus beaux spécimens masculins (comme moi par exemple), ne provoquent-ils qu'une gêne polie quand ils font leur marché ?

dimanche, 07 janvier 2007

Crime immémorial

Avec certains de mes chers enfants spirituels, nous échangeons de petites énigmes. Voici la dernière que je leur ai fait parvenir. Apparemment, ils sèchent un peu. Saurez-vous les aider ?

 

 

Pas de talent particulier, rien qui ne vous élève spécialement au-dessus des autres ? Comment alors être certain de rester dans l’Histoire ? On peut imaginer un crime qui marque son temps, dépasse même la mémoire d’une génération, mais il faut faire fort. Pulvériser la tour Eiffel, détruire la Joconde au lance-flammes, dynamiter le Taj Mahal…

Il y a 2362 ans, un homme accomplit un crime tel qu’il fut certain d’obtenir le résultat escompté : donner la postérité à son nom. Pari réussi, qui lui coûta la vie, évidemment.

Qui était-il, et quel fut son crime ?

vendredi, 15 décembre 2006

Vertigineux

Dali aimait raconter cette histoire. On y retrouve sa fascination pour l’argent (qui lui valut de la part de Breton le surnom-anagramme de « Avida Dollars ») et pour la monarchie.

L’empereur Charles Quint est en visite en Espagne. Un Don doit le recevoir. Il prévoit de faire les choses en grand, en très grand. Il parle d’une de ses idées à un ami. « Tu sais, en hommage à mon impérial invité, je fais paver toute la cour d’honneur de mon palais avec des pièces d’or à son effigie ! » Son ami est soudain pris de frayeur : « Mais c’est un cas de lèse-majesté ! Tu vas obliger l’empereur à marcher sur son visage ? » Le Don sourit « Non non, j’y ai pensé : les pièces d’or… Je les fais mettre sur la tranche. »