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samedi, 28 mai 2016

2900

Comme le laissait présager son silence de plus d'une semaine, ce blog ne reprendra sans doute pas son rythme quotidien. Je me vantais il y a peu, auprès d'amies venues à une dédicace, de ma discipline de fer, de la nécessité d'une écriture quotidienne. Dès le lendemain, Kronix était suspendu. Mise en œuvre effective d'une réflexion initiée ici. Ce bref abandon a deux raisons, au moins : une panne d'ordinateur et le retour de mon éditeur à propos de La Grande Sauvage, qui me lance dans une énième révision du manuscrit. Non pas que ses remarques me contraignent à beaucoup de corrections et modifications, j'en veux pour preuve ce résumé de ces commentaires (je n'ai supprimé que des détails qui dévoileraient des aspects de l'intrigue) : « encore plus que dans mon souvenir (c'est dire), j'ai été séduit par la singularité thématique de ta première partie, la puissance lyrique de la seconde, et la tragique violence de la troisième. Le personnage de Martin est complexe, et son évolution, bien qu'originale, reste toujours vraisemblable aux yeux du lecteur. Tu es parvenu à tirer la substantifique moelle de ton énorme documentation sans nuire au récit. C'est dire que ces commentaires ne te seront malheureusement, j'en ai peur, que de peu d'utilité. Que te dire ? Que te dire ? » suit tout de même une remarque d'importance sur un chapitre dont nous sommes convenus qu'il était trop long, avant cette conclusion : « Voilà. Je suis vraiment navré de t'avoir fait patienter autant pour si peu de commentaires. Mais, il me semble que l'éditeur doit, comme le médecin, avant tout veiller à ne pas nuire à l'ouvrage réalisé. Et le tien est d'une grande valeur ! Qu'y pourrais-je améliorer ? »
Vous pouvez croire que ça me rassure. En fait, je suis plongé depuis dans une réécriture maladive de chaque phrase. Paradoxe. La peur de décevoir, sûrement.

vendredi, 27 mai 2016

2899

Ce soir à 19h., nous pouvons, si vous le voulez bien, nous retrouver à la bibliothèque de Servoz pour mon avant-dernière rencontre autour de L'Affaire des Vivants, coup de cœur Lettres-Frontière 2016. La soirée est organisée conjointement par les bibliothèques de Servoz et Les Houches.
L'entrée est libre, comme les propos, les questions, et les réponses aux questions.
Bientôt, s'achèvera ce cycle heureux qui m'a lancé sur les rails à la rencontre d'amis inconnus. Tout cela trouvera sa vraie conclusion en novembre, à Thonon, où, avec Xochitl Borel, lauréate pour le côté suisse, nous remettrons les prix à nos successeurs. Le relais sera passé, nous regagnerons nos cabinets de travail, la solitude de l'écrit que nous avons ponctuellement laissée au profit des contacts et des sourires, des accueils bienveillants, partout où nous étions. Quand on met bout à bout nos phrases dans la double intention d'écrire le meilleur live possible et de délivrer ce qui l'exige en nous, nous ne pouvons imaginer les prolongements contenus dans chacun de nos mots. Nous ignorons que chaque paragraphe nous rapproche de vous. C'est une belle conclusion, c'est une belle surprise. Prochain et dernier rendez-vous de la tournée Lettres-Frontière : le 16 juin, à Saint-Cergues.

dimanche, 22 mai 2016

2898

Une dame, universitaire retraitée, gentille, très agréable, conversation détendue et amusée. Habillée chic pour une rencontre où je suis également invité. Elle écrit pour une grosse maison d'édition des policiers historiques particulièrement documentés, avec un héros récurrent. Les récits ne sont pas mièvres, ils mêlent violence et érudition, sont bien écrits. Pas ma tasse de thé mais un travail respectable, de bonne facture, qui a son public. Du genre qui doit plutôt bien marcher, se dit-on. Quatre romans déjà chez cet éditeur et elle vient de présenter son cinquième. La routine. Sauf que. Une nouvelle directrice d'édition est arrivée, a « fait le ménage » et lui a retourné son manuscrit. Pas d'assez bons chiffres. Un ami présent, professionnel du métier, connaissant parfaitement les rouages et l'actualité de l'édition explique que beaucoup d'auteurs sont dans ce cas, aujourd'hui. Elle, cherche maintenant partout, a frappé à plusieurs portes. Toutes restent obstinément fermées. Nous lui disons notre confiance : elle va forcément trouver ; impossible autrement.
Je connaissais ma chance d'être soutenu par des maisons qui ne s'inquiètent pas (trop) des faibles ventes de mes ouvrages, mais depuis cette entrevue, je mesure à quel point c'est fou que des gens veuillent bien encore me faire confiance, suivent et acceptent mes manuscrits. Va vraiment falloir que le prochain cartonne, nom de nom !

samedi, 21 mai 2016

2897

Il y a trois ans environ :

"Il faut sauver la face ! Il faut sauver la Face !
Sauvons la face fauve des sagesses éphémères. Songeons pour ce faire aux faces défaites des défunts, aux reliefs flasques des aïeux, affligés d'infortune, tous gisant sous le fardeau froid des cénotaphes, sans fanfreluches, sans frayeurs, sans fantaisies, inflexibles et blafards. Faisons aux fades et aux peaux hâves des fêtes de fadas, foutons le feu aux fatwas des faussaires. Il faut faire flancher la fébrile farce des fidèles forcenés autant que la frénésie des people frivoles et des riches tête d'affiche. Vlan, dans leur face à tous, gifle les furieux et claque les futiles ! Fonce fissa et fends les faux-semblants des salafistes ; fous les fards félons au fond funèbre des flacons, défends les fondations des formes sans fantasmes, fais saillir les faces enfin sans effets, fais front. Exhibe ton faciès et luis des feux des astres. Resplendis ! Splendides visions de visages, de vies vraies, de rire de fous-rires et de sourires. Dévoilés, les lèvres veloutées, la ride véloce à venir ou venue et le vague des veines qu'on voit sous le vernis du derme. Et puis merde, et qui daigne damner l'épiderme, donne des mots aux émois maniaques de Mars, les machos soumettent les masques et les muqueuses aux sangles et aux cilices, sinon les vouent au sang et au supplice, les moustaches font des taches aux frimousses, font souche aux Femen, font touche-touche aux hymens, attachent les charmes, s'alarment des désirs des dames, déclenchent les larmes des drames, s'agacent, crament carrément la grâce des gazelles, clament à leur guise les gammes des crimes que les calames déguisent, aiguisent leur glaive à la gorge glabre de prétendues aguicheuses.
Mais les regards toujours vers eux tournés triomphent, les images de faces surgies de sous le tissu ou lavées de leur grimage, faces insurgées éplorées ou sèches levées devant les sabres, les visages clairs débarrassés de maquillage, les yeux ouverts, les têtes dénudées, les joues sans fard, les cils sans khôl, les fossettes, les pommettes, les mentons, les fronts, les nez et les creux, les tempes venues au jour, les temps venus, les dents montrées, les faces dévoilées et crues, sans apprêt sans artifices, à peine nées vous disent : foutez-nous la paix."

 

Pile, Face. Extrait.

jeudi, 19 mai 2016

2896

Ce soir, à Saint-Etienne, l'équipe de la médiathèque de la Cotonne m'invite pour évoquer "L'Affaire des Vivants" dans le cadre des rencontres organisées par Lettres-Frontière.

Comme pour Thonon-les-Bains, il s'agira d'un retour sur les pas de mes premiers rendez-vous littéraires. C'était en 2010, pour "Le Baiser de la Nourrice."

Là aussi, je viendrai avec quelques pages de "La Grande Sauvage" en avant-première. C'est à 19 heures, l'entrée est libre. On sera bien.

mercredi, 18 mai 2016

2895

La puissance du haut-parleur ; le feutre des messes-basses ; le mystère des gorges profondes ; l'intelligence des sommités ; la médiocrité des médias ; les hauts et les bas de l'existence, quoi.

 

(Bientôt 3000 notes. On sent poindre une petite fatigue)

mardi, 17 mai 2016

2894

D'abord, les requins dévorent le marin. Ensuite, ils jouent au cerceau avec la bouée. Inépuisable talent de la nature qui ne laisse rien perdre.

lundi, 16 mai 2016

Les Nefs de Pangée - Critique

Le Bélial avait chroniqué avec une vraie pertinence Les Nefs, en 2015. J'ai rencontré cette année l'auteur de ce chouette billet, sans pouvoir l'en remercier (il a dû me trouver d'une goujaterie !). C'est que je ne savais pas...

"L’auteur déroule ainsi la légende sous nos yeux, mais aussi ceux d’Hammassi, jeune femme chargée d’accompagner la chasse pour en décrire les aspects, historienne à qui il est également demandé d’embellir les faits à destination des générations futures. Un personnage important, certes, mais comme tant d’autres au sein d’une distribution proprement impressionnante – sans que Chavassieux n’en néglige aucun : un tour de force."

dimanche, 15 mai 2016

2892

Abasourdi, je considérais mon reflet dans le miroir. La coiffeuse ne se laissa pas démonter et assura effrontément que c'était ça, la spécialité de son établissement. La coiffure mixte : une moitié réussie, une moitié ratée.

samedi, 14 mai 2016

2891

Si dur de rester droit dans un monde tordu

vendredi, 13 mai 2016

2890

Certains chantiers d'écriture apportent des questions inédites. En l'occurrence, une résidence d'auteur qui m'a été confiée pose comme principe que la chanson est le vecteur de mémoire le plus populaire et le plus pérenne qui soit. Il s'agit de dessiner, à l'aide de vraies chansons faciles à mémoriser, les portraits de personnes rencontrées. Des artisans, des ouvriers, des ingénieurs, tous témoins d'un passé industriel révolu. Et la question cruciale qui se pose à Jérôme Bodon-Clair, le compositeur, et à moi, devient : Qu'est-ce qu'une chanson classique créée aujourd'hui ?

 

C'est le projet "Portraits de Mémoire(s)" dont le site dédié sera en ligne pour l'été. A suivre.

jeudi, 12 mai 2016

2889

Non seulement, il n'y a pas eu de billet hier, mais en plus, Kronix recycle :

Incapable de dire non, le voici témoin de Jéhovah, scientologue et musulman, abonné à Courrier international, Télérama et Hot vidéo, encombré d'éplucheurs de concombre et de cuiller à peser, membre d'une amicale de boulistes, d'un club de curling, d'un cercle de tastevins, bénévole à la Croix-rouge et au comité des fêtes de son quartier, astronome amateur, marié trois fois et père d'une cinquantaine d'enfants.

 

Il y aurait du laisser-aller, du côté de Saint-Nizier...

mardi, 10 mai 2016

2888

Harcelez-moi, harcelez-moi ! Clame le harceleur qui fait à autrui ce qu'on aimerait qu'on lui fasse et, désespérément, ne peut que constater qu'il indiffère.

lundi, 09 mai 2016

2887

Le fait de vivre. Un constat, appuyé sur l'enseignement du corps confirmé par l'esprit. Or, ni l'un ni l'autre ne sont fiables.

dimanche, 08 mai 2016

2886

Nos maisons, des navires échoués aux cales pleines de fantômes.

samedi, 07 mai 2016

2885

Mon bureau, la fenêtre, le paysage par la fenêtre. Des années comme ça. Des modifications infimes là dedans, qui murmurent que la vie passe. Consolé par l'idée qu'un type qui, en ce moment, regarde les chutes du Niagara par la fenêtre de son bureau, fait le même constat. Tout est médiocre. Tout est insipide et gris quand le dehors a la couleur du dedans.

vendredi, 06 mai 2016

2884

A Thonon-les-Bains, l'autre jour, je revenais. Six ans écoulés ou presque depuis ma première venue en médiathèque, ici, à l'occasion de la sélection Lettres-Frontière du Baiser de la Nourrice. Sur un présentoir, mes livres disponibles pour les adhérents de la bibliothèque. Logiquement, il y a un exemplaire du Baiser. Il est dédicacé. La dédicace date de mon premier passage, en 2010 donc. Je souris : un dessin représentant un milicien dans la brume est accompagné de quelques mots souhaitant « bon courage » au lecteur qui s'aventurerait à emprunter ce roman. Je pensais sincèrement qu'il en fallait, du courage, pour affronter 150 pages d'angoisse et d'étouffement. Je sais dans quel état d'esprit j'ai écrit ces mots. Un goût pour la dérision, une distance par rapport au merveilleux moment que je vivais. J'espérais bien sûr que suivraient d'autres parutions, mais je cherchais à me convaincre que mon aventure éditoriale s'arrêterait là. Il ne fallait surtout pas que je me prenne au sérieux, que je me mette à « y » croire. Alors, « bon courage », oui, rions ensemble, je ne suis pas vraiment un écrivain vous savez, pas plus que Simon Jérémi n'est vraiment acteur, tout cela n'a pas d'importance, je n'y crois pas moi-même, je fais semblant, nous faisons semblant n'est-ce pas ? (tandis qu'intérieurement : j'y mets ma vie ! ne me regardez pas mais je tremble, ne m'écoutez pas mais je hurle). Retrouver cette dédicace m'a fait penser à une chose : il m'arrive encore de dédier un livre en ajoutant « bon courage » ou une formule qui sous-entend que tout ça est risible. Ce qui signifie au fond que je me dénie le droit de me considérer comme écrivain. Je ne sais quel franchissement permettrait de m'accepter. Et si ce franchissement, cette acceptation, est un enjeu ou pas.

jeudi, 05 mai 2016

2883

Adorateurs du soleil, ils enseignèrent le rituel du farniente aux premiers hommes qu'ils fréquentèrent. Ainsi les chats influencèrent-ils la marche du monde.

mercredi, 04 mai 2016

2882

A la fin de ce film étrange sur les fantômes, le générique listait les noms des acteurs défunts. Par ordre d'apparition.

mardi, 03 mai 2016

2881

PIRCE_Faux livre_fond_gris_BD.jpgPrice. Steve Tesich. Monsieur Toussaint Louverture.
Je peux dire aujourd'hui qu'avec les 540 pages de Price, j'ai lu l'intégralité de l’œuvre romanesque de Steve Tesich. C'est moins remarquable qu'il y apparaît puisque l'auteur de Karoo n'a écrit que deux romans. Je viens de les citer. Le reste de son travail se répartit entre théâtre et scénarios pour le cinéma, et quelques essais. Karoo m'avait proprement subjugué. J'avais alors parlé de chef-d’œuvre, ce qui ne m'est arrivé que deux fois, je crois, sur Kronix. Karoo était le dernier roman et même la dernière œuvre de l'écrivain américain, et je suppose qu'une part de sa force vient de là. Tesich aurait mis une dizaine d'années à écrire Price (du nom du narrateur, comme pour Karoo), et ce livre porté longtemps est une œuvre magnifique, mais il serait vain de la comparer à son dernier opus, sinon pour les opposer.
Les personnages y sont jeunes, sans cynisme, mobilisés par les passions adolescentes. Leur destin est celui d'une jeunesse des années 50-60 dans une petite ville moche des Etats-Unis, dominée par une raffinerie où ils iront presque inévitablement travailler, comme leurs pères, jusqu'à la fin de leurs jours. Daniel Price est l'un d'eux. Lutteur amateur, il vient de perdre un combat. Il l'a perdu parce qu'il a renoncé à gagner, à la dernière seconde. Peut-on imaginer meilleure illustration de la médiocrité volontairement endossée par le héros à l'exemple de ses pairs, dans cette ville fade et insouciante ? L'année scolaire s'achève. Avec ses deux meilleurs amis, le furieux et révolté Larry et le débonnaire Freund, tous deux lutteurs comme lui, ils considèrent la vie morne qui les attend, celle de tous les autres, les anciennes gloires, les petites célébrités locales, de ce champion de foot qui balaye les couloirs d'hôpital, de la gentille Lavonne, femme battue qui accepte les aléas de la vie de couple et travaille comme caissière de supermarché ou de la plus belle fille de la ville qui, forcément, se mariera avec un quelconque beau gosse du coin. Il faudrait être fou pour échapper à la norme provinciale de ce bout de terre. Fou comme l'un de leurs profs, qui se met à manger ses nœuds de cravate en cours et achève son délire dans l'ambulance qui l'embarque. Les trois amis eux, doivent composer avec la normalité qui menace de les engloutir. Ils n'ont pas la chance d'être dingues. Freund espère qu'ils ne se sépareront jamais mais la petite Patty fait d'habiles manœuvres d'approche (et que pèsera l'amitié quand la fille aura refermé ses bras sur lui ?) ; Larry veut en découdre avec le monde, déteste la veulerie de ses parents, leur admiration révoltante pour sa « réussite » dans les études ; Daniel Price doit composer avec la tristesse et les disputes de ses parents. Le père à la raffinerie, la mère qui fait des ménages à Chicago et économise sou à sou dans l'espoir, un jour, d'être propriétaire. Des vies minuscules, mais comment faire autrement dans ce cadre tellement réducteur ? Le cancer du père, ou plus précisément le moment où la maladie ne se laisse plus ignorer, intervient au moment où le garçon tombe amoureux d'une jeune femme au caractère imprévisible : Rachel. Il paraît que les hommes aiment les emmerdeuses. Là, comme dirait Audiard, Price a à faire à une emmerderesse. Le genre de filles que tu dois décider de fuir après une heure de promenade. Price ne fuit pas. Il est jeune, c'est son premier amour. Tesich n'en fait pas pour autant un benêt transi, un pantin ; le garçon se défend, connaît aussi ses moments de manipulation, ses espionnages minables, ses stratégies mesquines. Le talent de Tesich (qui est celui de nombreux grands auteurs américains), est de nourrir la trame de ce récit par des réflexions pertinentes sur la filiation, la jalousie, le destin, les leurres de l'empathie, la solitude, le besoin désespéré d'être aimé et d'être aimé de la façon qu'on voudrait, d'élever tout cela au carré, d'en faire une mythologie puissante et de conférer à chaque personnage, même secondaire, l'attention la plus précise dans la connaissance de l'âme humaine. Les chiens même se voient offrir une partition dans cette vaste chorale. Il n'y a pas de destin médiocre. On pense à Faulkner, à Tennessee Williams, à Nabokov. On est surtout emporté dans un roman intelligent, humain, riche. Pas aussi stupéfiant que Karoo, mais tout de même, largement au dessus du lot de nombre de romans contemporains. Je ne reprendrai pas l'antienne désolée de la comparaison entre les auteurs nord-américains et nos petites prétentions hexagonales (si, tiens, je viens de le faire), mais encore une fois, on est bien forcé de constater que nos fabliaux moraux végètent dans les douces praires de la paresse tandis que des Tesich, des Roth ou des Ellis, se coltinent la roche, se confrontent aux éléments et vous aident à escalader les sommets. Bref. Ils ne craignent pas de s'esquinter les mains au passage.
Ça vaut pour moi aussi, entendons-nous bien.

Un dernier mot pour saluer la beauté des livres édités par Monsieur Toussaint-Louverture. Qualité du papier, de la typo, des reliures et de la couverture, qualité de la traduction, souci de la relecture (pas une faute ni une coquille en vue, ce qui devient exceptionnel).