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kronix

  • 3556

    Ce samedi prochain 17 novembre à 18 h, la bibliothèque de Fleury accueillera Maryse Vuillermet.
    Il sera question de son récit sur les frontaliers qui partent chaque matin travailler en Suisse et chaque soir reviennent :"Frontaliers pendulaires, les ouvriers du temps", publié à la rumeur libre.

    L'an dernier, lors de a sortie de ce livre, je m'étais enthousiasmé :

    "L'auteure nous décrit, avec une précision de monteur de haute horlogerie, les attentes, les aspirations, les angoisses, liées à la condition des travailleurs « pendulaires ». On apprend des milliers de choses, c’est passionnant. Les descriptions du travail vertigineux des horlogers de luxe, la façon dont l'auteur détaille leur  recherche inconcevable de la perfection,  parviennent à nous faire toucher du doigt l'amour fétichiste que de tels objets peuvent inspirer. Je dois avouer que je comprends à présent qu'on puisse mettre 300 000 euros dans une montre. C'est un des effets imprévus de la lecture du livre de Maryse Vuillermet. Chaque métier est traité avec la même attention scientifique, combinée à une égale affection humaine pour les êtres. Cet équilibre maîtrisé fait de ce texte un récit passionnant, humain et pédagogique à la fois. Bouleversant et riche d'enseignements. Dans les derniers chapitres, le rêve éveillé d'un des protagonistes donne à voir la fin apocalyptique du système. Un avertissement car, nous dit Maryse Vuillermet en épilogue, « l'histoire ne s'arrête jamais »."

    Et apparemment, les responsables de la médiathèque ont apprécié également ce livre exceptionnel.

     

  • 3555

    Ce soir, 19 heures, à la Médiathèque de Mably, le groupe de lecteurs "Demain dès l'aube" dont j'ai le plaisir de faire partie, rendra son hommage à la littérature qui s'est emparée de la Grande guerre. Extraits d’œuvres de Barbusse, Céline, Rolland, Jaurès, Ball... et, en invité, un auteur bien vivant : Christian Degoutte, qui a récemment produit une série de textes autour d'une petite Vierge à l'enfant, venue de Verdun, passées entre de nombreuses mains (c'est en tout cas son hypothèse) pour être accueillie dans une chapelle de notre région. Ça s'intitule "Petite Mère", et cette prose superbe viendra donner le point de vue d'un auteur actuel sur ce drame de jadis, encore tellement présent dans la mémoire collective.

     

  • 3554

    AFFICHE-salon-du-livre-724x1024.jpgJe suis aujourd'hui au salon du livre de Ainay-le-Château. Un salon du livre d'histoire. C'est "La vie volée de Martin Sourire" qui me vaut cet honneur.

    En nombreuse compagnie, comme vous pouvez le voir sur l'affiche, et avec l'appui de l'excellente librairie "Le Moulin aux lettres" de Moulins, toute proche.

     

  • 3553

    Chaque matin, la même prière : Que me titillent la main qui écrit et l’œil qui efface.

  • 3552

    Fête du livre ou salon des éditeurs stéphanois ? J'irai de ci de là, signer sur le stand G15 l'anthologie "Regards sur Roanne" de l'ami Pierre-Julien Brunet entre 1à et 12 heures, rencontrer mes nombreux ami(e)s dessinateur(trice)s et soutenir Laurent Cachard, rue de la République.

    Et puis, retour à la maison pour me remettre à l'ouvrage. "Demain, les origines" progresse, mais je suis encore loin, bien loin, de l'arrivée.

     

  • 3551

    Pierre-Julien Brunet évoque son anthologie littéraire de Roanne, travail remarquable dont il parle très bien au micro de Radio Val-de-Reins.

    cover.jpg"Roanne, regards d'écrivains" est une anthologie parue aux Presses universitaires de Saint-Etienne. Pierre-Julien et moi serons d'ailleurs dans cette bonne ville, samedi, à l'occasion de la Fête du livre, pour dédicacer l'ouvrage de 10 h à 13 heures, stand G15.

     

     

  • 3550

    "Sauvages" est un fascinant documentaire diffusé récemment sur arte. Il rappelait la mode honteuse des zoos humains que les grandes puissances de l'époque proposèrent à des millions de visiteurs venus en famille pour mesurer l'écart de civilisation entre les sauvages des colonies et la société occidentale. Cela dura environ un siècle, prit des contours différents après l'engagement des Noirs sur les fronts de la première guerre, mais marqua profondément les esprits, au point de construire et préparer les discours racistes actuels.

    En cours de visionnage du film, signé par l'historien Pascal Blanchard, je sursaute : le commentaire fait le parallèle (légitime) entre l'exhibition des pygmées ou kanaks au jardin d'acclimatation de Paris et celle du Wild west show et ses vrais indiens, mimant attaques et cavalcades. Je sursaute, parce qu'il est dit que le chef apache Géronimo a participé au show de Buffalo Bill. Je m'offusque, c'est énorme : chacun sait que c'est Sitting Bull, le fameux chef sioux, qui s'est hélas fourvoyé dans ce spectacle. Vérification faite, je confirme : C'est bien le vainqueur de Custer à Little Big Horn, et non Géronimo, qui fut engagé par Buffalo Bill. Récemment, le livre d'Eric Vuillard, "Tristesse de la Terre", évoquait cet épisode.

    Comment une erreur aussi énorme a-t-elle pu se glisser dans ce documentaire ? Comment Pascal Blanchard a-t-il pu écrire puis laisser passer ça ? Dès lors, c'est toute l'entreprise scientifique du film qui est mise à mal.

    Pourtant, pourtant... Tous les aspects traités, la richesse des points de vue, la mise en perspective...  Je ne saurais trop vous conseiller de prendre une heure pour le regarder sur arte+7. A ce détail près, c'est de la bien belle ouvrage. A ce putain de détail près...

  • 3549

    Avec des amis, tout récemment, nous évoquions les particularités des langues vernaculaires, patois et régionalismes. Les formules amusantes, étranges, attachées à une terre, à de gens du cru, parfois incompréhensibles pour qui habite vingt kilomètres plus loin. Une richesse, évidemment. Sur une inspiration, je soumets, pour la première fois, des mots qu'emploie ma mère et qui ont bercé mon enfance. Ce que je soupçonnais se confirme : personne, même de mon pays, ne connaît. Ce sont probablement des néologismes maternels. Si toutefois une origine apparaissait au détour du Net, je cite ceux qui me viennent :

    Zizornifles (souvent utilisé au pluriel) : détours, complications. Exemple : "Ton père avait l'habitude de prendre tout un tas de zizornifles pour éviter un feu rouge."

    Equichées (féminin, je pense) : Cris très aigus, notamment de jeunes filles ou jeunes femmes, pénibles à l'oreille. "Holàlà, elles lancent de ces équichées, au moindre sursaut, ça m'agace."

    Encrenillé : emmêlé, enchevêtré. Exemple : "C'est tout encrenillé, ce machin."

    J'ajoute que je n'ai jamais pensé à demander à l'intéressée d'où venaient ces termes. Les a-t-elle appris de ses propres parents ?

    Penser à lui en parler...

     

  • 3548

    Banniere-Spathul4.jpgA la Droite du Diable est un projet tenu depuis longtemps, souvent remis, repris, toujours conservé par Thibaut et moi comme un rendez-vous important qu'il ne faudrait pas manquer. Les choses auraient pu ainsi traîner et, peut-être, s'éteindre. Mais, bon sang, c'est que j'y tiens, à cette histoire !  2016-2017 ont été des années décisives, avec notre décision commune, le dessinateur et moi, d'en venir à bout, une fois pour toutes. Il faut ajouter l'apport essentiel, au niveau du story-board, d'Olivier Paire, alias Petelus, dessinateur original, ayant créé sa propre maison d'édition pour publier ses récits singuliers. La contribution d'Olivier a été déterminante, elle a donné l'élan nécessaire qui nous permet, aujourd'hui, de proposer notre album à la contribution de souscripteurs, via la plate-forme de financement participatif ULULE.

    L'histoire de A la Droite du Diable est située dans un pays imaginaire d'Europe. Le vieux tyran Spathül vit à l'écart de son propre pays, dans son immense palais construit tout à sa gloire. En apparence, tout semble se dérouler, autour de lui, comme depuis son accession au pouvoir, il y a des années. Spathül mène domestiques et ministres avec dureté. Capricieux, colérique, dépressif, il peut basculer soudainement d'un état euphorique à la fureur meurtrière, et connaît des accès de mélancolie et de désarroi. Le jeune Renzo - protégé par une femme de pouvoir trouble et ambiguë, amie de Spathül : Eva Krant- entre au service du tyran. Elle exige de lui qu'il trahisse son nouveau maître, alors que le garçon a des sentiments partagés sur Spathül. Sentant la fin proche, le tyran lui dicte ses mémoires tandis que chacun s'active pour opérer un basculement politique déjà amorcé en secret.
    On commence le récit avec des anecdotes plutôt grotesques, présentant le régime de Spathül sous un jour particulièrement ubuesque. Petit à petit, comprenant la comédie qui se joue autour de lui, et comme les sentiments de Renzo évoluent, le lecteur pourra ressentir lui aussi, toute l'ambiguïté des relations entre un valet, élevé au rang de confident, et son maître. On dit qu'il n'y a pas de grands hommes pour son majordome ; probable qu'il n'y a pas non plus de monstre pour ceux qui les côtoient. A qui doit-on fidélité ?

    Je vous reparlerai évidemment de ce projet pour en évoquer la genèse et quelques références dont le récit s'est nourri.

  • 3547

    Quand y'en a pour un, y'en a pour moi.

  • 3546

    Est-ce bien raisonnable ?

    Le manuscrit de "Demain, les origines" vient de dépasser allègrement le volume du manuscrit des "Nefs de Pangée". Comme d'habitude, en commençant, je voulais faire un petit roman, léger. Il s'est passé une chose : le récit initial, focalisé sur une année particulière pour mes personnages, prend en compte à présent (par la faute de mon éditeur), deux-mille ans d'aventure humaine. J'en suis à presque quatre siècles. Compte tenu de cette nouvelle donne, on peut même estimer que je vais un peu vite en besogne.

  • 3545

    Au café (où je n'ai pas mes habitudes), j'entends cette dame : "Avant, j'étais tombée amoureuse. Maintenant, j'y ferais plus."

  • 3544

    La pensée tortueuse qui amène quelqu'un à préférer ne pas se soigner plutôt que de prendre des médicaments, sous prétexte qu'ils sont nuisibles à la santé...

  • 3543

    Je vous déconseille de vous battre avec le jeune Lucien Prévot, de Saint-Edmond en Roucailles. Ou bien faut-il vous assurer que madame Prévot-mère est absente, ou assez loin pour intervenir.
    Par contre, le petit Jean-Noël Moutard, de Creuvon-la-Motte, vit seul chez lui, et la faible constitution de ce handicapé moteur, dépourvu de cordes vocales, en fait un outil de défoulement agréable et disponible qu'on peut pratiquer, sans réserve. Cependant, son emploi du temps étant chargé, veiller à vous inscrire auprès de l'association des « Crevards de Creuvon » pour ne pas ajouter votre rendez-vous à ceux des membres de l'association, la même journée. Non que le petit Jean-Noël ne le supporterait pas, mais après un vingtaine de passages à tabac, ses réactions sont plus confuses, un peu lasses, moins stimulantes et après, que voulez-vous, les gens se plaignent, et c'est toujours un peu embêtant quand vous donnez une adresse, comme ça, pour rendre service...

  • 3542

    Un juif, un musulman, un chrétien et une crevette sont dans un vaisseau spatial.

    Et alors ?

  • 3541

    Quand on pense à tout ce que les extraterrestres ont dû déployer d'ingéniosité, pour faire croire que leurs machines inter-dimensionnelles étaient des tombeaux de pharaons égyptiens.

  • 3540

    A la vitesse de la lumière, une connerie met plus de 100 000 ans pour parvenir à l'autre bout de la galaxie.

    Ça fout le vertige.

  • 3539

    "Saupoudrez délicatement votre gâteau avec un char équipé que vous aurez préalablement réduit en poudre".

    (Et c'est là que, il faut bien l'admettre, la traduction des recettes de Mésopotamie d'après les tablettes de Ninive, montre ses faiblesses et, oserais-je ajouter, ses limites).

  • 3538

    La première apparition de la Vierge est très lointaine. Un peu précoce, même, si l'on se réfère aux représentations qui ont célébré l’événement, au paléolithique. De deux choses l'une : soit les vénus périgourdines ne rendent pas justice à l'apparition, soit les statuettes restituaient trop scrupuleusement la morphologie de Marie, et on comprend que, fâchée, elle ait mis du temps à revenir.

  • 3537

    Petit-fils posé sur ta poitrine, ce poids de fleur dormant. Aussitôt, te voici tout fondu de calme, tout amolli de paix, tu te découvres de vieilles bontés, là où tu te croyais sec.