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jeudi, 18 décembre 2014

Petites phrases anonymes

Mon appel à soutenir l'effort quotidien de Kronix a été entendu. Après JMD, une source anonyme a gentiment fourni le matériel qui va me permettre de me concentrer sur autre chose que ce blog pendant quelques jours. Remercions la source, et allons-y :

"116 poires.

Tableau bien bio, 50x65, collection privée"

 

Nous avons jugé qu'une illustration n'était pas nécessaire.

mercredi, 17 décembre 2014

Le bon coin

Tout de même, les ancêtres des peuples du Nunavut, je ne veux pas être méprisant mais... Je les imagine, au terme d'une migration séculaire, d'une marche de dizaines de milliers de kilomètres sur plusieurs générations pour trouver un endroit où prospérer, s'arrêtant au beau milieu d'une espèce de banquise blanche et glacée, contemplant l'horizon net comme une lame et déclarant : « Parfait. »

mardi, 16 décembre 2014

De l'imaginaire

S'il y a un intérêt à travailler sur un roman ressortant des « littératures de l'imaginaire », il réside notamment dans les capacités du genre à explorer des concepts inédits, impossibles à traiter dans des formes de récit plus classiques. Par exemple, pour Les Nefs de Pangée sur quoi je m'acharne actuellement, je veux faire saisir la sensation du retour à la terre d'un peuple entier, contraint de vivre depuis plus de mille ans sur la mer. Pour eux, tout est étrange, différent, pas hostile mais inédit. Ce qui oblige l'auteur à comprendre, au fond, ce qui fait l'essence de notre présence sur le sol, et ce qu'on y perçoit sans jamais y prêter attention. Une démarche assez proche de celle de la poésie, en fait.

lundi, 15 décembre 2014

Abstentionniste

Alexis de Tocqueville était étonné, même un peu goguenard, de constater que ces sacrés Américains pouvaient confier un poste de sénateur à Davy Crockett, un trappeur coiffé d'une fourrure de raton-laveur. Le raton-laveur aurait été de son avis, certainement, mais il s'en fichait visiblement.

dimanche, 14 décembre 2014

Plus molle sera la chute

L'envol magique des ballons par milliers. Leur dépouille flasque après quelques semaines, qui retrouve les autres, comme les éléphants, dans les cimetières où ils se rassemblent rituellement. Et personne ne s'en émerveille. Plutôt entend-on râler quelques écologistes, car le cimetière est marin et pollue les flots. Voilà l'ennui : pas de poésie de l'envol sans vulgarité de l'amerrissage.

samedi, 13 décembre 2014

Pasiphaé - Extrait

Mais qu'est-ce que c'est que cette pièce ? vous demanderez-vous, après l'écoute de ce discours.

C'est Pasiphaé, sur scène le 9 janvier à Roanne.

Ici, le Ministre des Affairistes étrangers, interprété par François Frapier, évoque la venue du Président de Sablurie, le tyran El Mammuchi.

 

[on aura corrigé, bien sûr : "je les voue aux Gémonies" et "je les stigmatise"]

 

vendredi, 12 décembre 2014

Rendez-vous le 9 janvier

Dédale : Mon vénéré maître disait : « de temps en temps, pose ta vie sur la scène, assieds-toi en face, et regarde si le spectacle te convient ».

jeudi, 11 décembre 2014

Où on parle (enfin ?) d'Ernest

une ombre dans la marche triomphante de l’argent et de la bien-pensance

Source : article Une petite tranche de fresque avec Christian Chavassieux ? - Place Gre'net de PlaceGrenet

 

"une ombre dans la marche triomphante de l’argent et de la bien-pensance"

Sur le blog de Danielle Maurel, une critique superbe de "L'Affaire des Vivants". Parce que superbement écrite et pensée.

Danielle Maurel a fondé avec des amis l'association Rives & Dérives qui "invit[e] des écrivains, [publie] un petit journal, bref [partage] cette faim dévorante et communicative". Depuis plusieurs années elle " anime des débats et des échanges littéraires, participe au Printemps du livre de Grenoble, aux littératures voyageuses d’Albertville, au Festival du premier roman de Chambéry, etc."

Elle avait ainsi animé et présenté chaque livre de la rentrée littéraire organisée par l'ARALD en septembre.

Qu'elle ait voulu prolonger ce moment en évoquant si intelligemment mon roman, est une source de plaisir que vous pouvez peut-être imaginer s'il vous est arrivé de vous retrouver sur une scène, un Oscar en main.

mercredi, 10 décembre 2014

En attendant

J'attendais une note d'un blog fameux qui m'aurait permis de ne pas poster de billet aujourd'hui. Tant pis. Alors voici :

 

- Tu prends la Roll's ?

- Non, je prends ma voiture.

 

 

(je sais mais allez improviser un gag en dix secondes avant de partir retrouver l'équipe de NU, vous)

mardi, 09 décembre 2014

Les joueurs

Je saute à pieds joints dans le sable, creusant un trou de plus en plus profond. Cela, c'est ce que croit l'observateur naïf. En réalité, toute la terre, balancée dans l'espace, bondit vers moi et se plante sur l'axe que je constitue. Nous jouons au bilboquet, elle et moi.

lundi, 08 décembre 2014

Hymne de Crête - Version intégrale

En hommage à nos valeureux comédiens, qui, en ce moment-même, triment sur Pasiphaé, la prochaine pièce de la compagnie Nu, je vous donne à lire ce texte. Sur scène, l'hymne ne sera pas donné intégralement, on n'entendra qu'un couplet et le refrain. Je valide la décision du metteur en scène, François Podetti, parce que c'est bien assez, en effet. La musique, épatante, est de Jérôme Bodon-Clair, et n'est pas éditée. Il faudra venir voir et écouter, c'est la meilleure (la seule) solution pour s'en faire une idée.

« Crétois, lève-toi
Souris au soleil de ton maître
Crétois, c'est par toi
Que notre pays va renaître

Populace aveugle et bête
Porte ton regard las vers le jour radieux
Reconnais en Minos celui qui te nourrit
Qui pourvoit à tes lois et remplace tes dieux
Qui enfante tes rois et soigne tes caries
Ô oui, il soigne les caries


Crétois, lève-toi
Souris au soleil de ton maître
Crétois, c'est par toi
Que notre pays va renaître

Ô Minos, Ô Minos, Minos,
Minos, Ô Minos mes paroles sont vaines
Tu m'éblouis, tu es grand, tu es beau, tu es...
Tellement tellement, et en plus t'as d'la veine
Tes ailes de géant t'empêchent de marcher
Et oui, t'empêchent de marcher


Crétois, lève-toi
Souris au soleil de ton maître
Crétois, c'est par toi
Que notre pays va renaître

Ô Minos, Ô Minos, Minos,
Éprouve-moi, appuie sur ma nuque ton pied
N'écoute pas tous ceux qui pleurent ta férule
Viens sur moi, je t'attends, assieds-toi sur mon nez
Car les vrais Crétois aiment que tu les bouscules
Ils aiment que tu les bouscules


Crétois, lève-toi
Souris au soleil de ton maître
Crétois, c'est par toi
Que notre pays va renaître

Ô paysan, suspends ton vol,
Et vous, matelots, suspendez vos labours,
Et toi, la Madelon, viens nous servir un bol,
Ah, qu'un chant trop pur abreuve tes amours
Échevelées, livides au milieu des tempêtes
Oui, au milieu des tempêtes


Crétois, lève-toi
Souris au soleil de ton maître
Crétois, c'est par toi
Que notre pays va renaître
Que notre pays va renaître »

 

C'est crétin ? Oui, c'est Crétois.

dimanche, 07 décembre 2014

Le salon de l'auto (promotion) - 2

Sur un stand, le jeune homme vend des albums de BD. Toujours intéressé par ce type de publication (souvenirs...), je m'approche. Le produit est flatteur de prime abord (couverture cartonnée, couleurs pétantes...) mais j'ouvre, j'ausculte, et découvre des dessins assez vilains que la colorisation ne parvient pas entièrement à sauver. C’est de la SF dont le scénario, enfin ce que je peux en juger par un examen aussi rapide, ne me semble pas très original. Qui peut publier ça ? Je vois un label d'édition, FTW, je demande à l'intéressé où est cette maison, il m'explique que ça signifie Fuck the World (aha), que c'est lui et des copains qui ont monté ça « parce qu'il en avait marre de bosser pour Dargaud ». Je plisse les yeux, reviens à l'album. Chez Dargaud, un dessin aussi foireux ? Je ne dis rien à ce sujet, lui demande s'il s'en sort ; il me dit que oui, « à peu près ». Je lui souhaite bon courage. Un salon du livre est, avec un festival de cinéma, le genre de lieu où la mythomanie se vautre sur elle-même de la façon la plus indécente.

samedi, 06 décembre 2014

Nourrir

Le boulanger me dit avec mépris que l'écriture, tout ça... du vent. Lui, il produit quelque chose ; lui, il réalise un pain tangible et nourricier. On a besoin de lui, on n'a pas besoin d'écrivains ou de poètes. Je lui dis, cite-moi un pays qui n'ait pas de poète, de conteur, d'écrivains... Il ne sait pas. Je lui dis : par contre, il y a beaucoup de pays où il n'y a pas de boulangers.

vendredi, 05 décembre 2014

Le salon de l'auto (promotion)

Sur un salon du livre, mon voisin vante les mérites de son dernier livre aux visiteurs : « C’est un roman magnifique, une très belle histoire d'amour, vous allez passer un bon moment, garanti... » Je me dis que, tant que je n'en serais pas là, tout va bien.

jeudi, 04 décembre 2014

Au laboratoire

Depuis mardi, et jusqu'à la fin du mois, les comédiens de la compagnie NU sont à la tâche. Ils travaillent chaque jour dans nos locaux de la Livatte, à Roanne, pour intégrer le texte et les chansons de Pasiphaé, qui sera jouée d'abord au Théâtre de Roanne le 9 janvier. Pour une fois, il semble que je vais pouvoir réaliser un vieux fantasme : découvrir la pièce la soir de la première. En attendant, Aurore Pourteyron, François Frapier (en remplacement de Philippe Noël qui ne pouvait finalement pas être là) et François Podetti, ont engagé les répétitions de cette « farce musicale » qui, quelle que soit sa réception, aura marqué un tournant dans les productions de la compagnie. Et, oui, je travaille déjà sur la prochaine, Minotaure, qui sera une autre forme, une chose poétique plus proche de l'installation d'art contemporain que du théâtre. L'autre nom de la compagnie c'est « laboratoire », alors on expérimente, que voulez-vous. En attendant, je travaille des jours entiers sur « Les Nefs de Pangée » et, surprise, j'ai l'impression que ça va être un roman plus intéressant et riche que je pensais.

mercredi, 03 décembre 2014

Tu écris

Tu ne cesses d'écrire, tu enchaînes roman sur roman, texte sur texte, parce que tu crains que, à l'occasion de la moindre suspension, se révèle le désenchantement du monde, tu crains que n'apparaisse l'épopée vulgaire et dérisoire qu'est la vie.

mardi, 02 décembre 2014

Ha wa bien

Cette fichue manie de casser les noix avec les dents...

« Ah ben monsieur, là, il va falloir que je vous l'enlève, la dent, elle est fendue jusqu'à la racine. Vous êtes d'accord, on l'enlève ? » Mais je vous en prie, faites. « Une 'tite anesthésie d'abord... (Tchic, tchic) ça va monsieur ? » Hmmm hmm, ça va, oui. « Bon, allez, (wouiiiiii, vizzzzz, wouiiiiii), ça va monsieur? » hawa, werchi. « C'était pour dégager, maintenant je vais l'enlever, rincez. » (gloiuglurp fioutch!) L'assistante : « Il y a de l'eau par terre, là » chest woi, we mexcuve, chai parti tout heul. « C'est pas grave, allez ouvrez bien grand... ça va craquer un peu, vous inquiétez pas, hein ? (craac, teeeenaï, crouch, gniinnn) ça va monsieur ? » Ha wa... « (Hurmf, gnnnn...) ah ben dites-donc, vous avez de sacrées racines, hein ? incroyable, c'est dommage d'enlever des dents avec des racines pareilles (Houmpfgnnnnn... Râaah Putaiiiin ! RRRahmmpffff, ça vient, ça vient), ça va monsieur ? » imaawe « Pardon ? » Im-wé-hable « Ah. Bon, je force encore un peu et puis c’est fini » (Gnnnrââhhhmmmpfff, rrrr, gniaaaa, là!) « Voilà ! Ça y est. Regardez moi cette racine ! Vous allez bien ? » Houich. « Il faudra prendre le comprimé anti-douleur dès votre retour, parce que bien sûr, ça va se réveiller. »


(En partant) : « Bon après-midi monsieur. Enfin, aussi bon que possible... »

lundi, 01 décembre 2014

Retour de mes petites phrases, à moi

Il faut battre le pavé tant qu'il est chaud.

dimanche, 30 novembre 2014

Les petites phrases de JMD

" 'Pourquoi êtes-vous peintre? Il y a tant d'autres états dans la société où même la médiocrité est utile' C'est du Diderot, c'est adressé à Michel Ange Challe, qui eût mérité d'être célébré pour avoir provoqué cette scélérate observation."

samedi, 29 novembre 2014

Et pendant ce temps, à Vera Cruz...

Fiers polissons, sachez que je signe à Chazay (sur Asergues, ou zergues), toute la journée (enfin pas jusque tard, je prends mon train vers 17h30).

 

voilà voilà.

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