dimanche, 08 novembre 2009
Les sentinelles en 60 secondes
Ce n'est pas une littérature exceptionnelle, mais on apprend des choses. A partir d'un personnage central, fictif (Patrice Orvieto, un diplomate français), témoignages, lieux et dates, égrennent le déroulement terrible des faits jusqu'à la fin de la guerre, et ces conséquences intimes chez ceux qui ont croisé la route de l'impensable, de nos jours. La sensation de l'inéluctable, de l'irréparable, et au final, une meilleure compréhension des décisions prises par "ceux qui savaient" pour, surtout, ne rien faire. Aucune condamnation, le triste constat que chacun avait ses raisons, y compris, à l'époque, les juifs américains ou la SDN pour ne pas croire "les sentinelles". Dans la vidéo, j'évoque une digression : le récit des expériences de Von Braun. Ce qui n'apporte rien au propos, et Tessarech imagine aussi un personnage fictif mal exploité : Sergio, le frère de Patrice, censé figuré la part d'ombre, celui qui adhère aux thèses du nazisme. L'auteur aurait mieux fait de s'épargner cette digression et ce personnage, qui éparpillent un récit, autrement, d'une indéniable qualité documentaire. A la toute fin, il est question d'une oeuvre musicale que je vous conseille, si vous ne la connaissez pas : La symphonie des chants plaintifs, de Gorecki.
Les sentinelles, Bruno Tessarech. Grasset. 378 pages, 19 euros.
Jan Karski, Yannick Haenel. Gallimard. 187 pages. 16,50 euros. (si quelqu'un l'a lu et veut en dire deux mots, ces pages lui sont ouvertes)
15:16 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 octobre 2009
Haine d'écrivains en 3 fois 60 secondes
Bien. Le livre est d'un intérêt moyen, alors, parfois...
Une histoire des haines d'écrivains, Anne Boquel et Etienne Kern. Flammarion. 315 pages. 19 euros.
05:48 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 29 octobre 2009
Combat pour une presse libre
Combat pour une presse libre, Edwy Plenel. Galaade - hauteur de vue. Le manifeste de Mediapart. 54pages. 9 euros.
09:08 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 28 octobre 2009
Exit le fantôme en 60 secondes
Grand livre, comme souvent, de Philip Roth. Le mélange subtil fiction/réalité, et la description du coup de massue de la réélection de George W Bush, pour les new yorkais, effondrés.
Exit le fantôme, Philip Roth. Gallimard. 327 pages. 21 euros.
et sinon, derrière moi, vous reconnaitrez peut-être le célèbre François Podetti, metteur en scène et comédien. Non ? Regardez bien : Capitaine Shampoing, Hero Corp ? ça vous revient ?
Et puis, dans le fauteuil, persuadée qu'elle n'est pas dans le champ, pour la première fois au monde sur le web : ma douce.
05:34 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 22 octobre 2009
Combats de femmes en quelques secondes
Deux livres, très différents, mais qui se rejoignent sur le fond. Alors, j'ai souhaité les présenter ensemble. Mais je reviendrai sur celui de Pierre-Yves Ginet, pour vous en donner une idée plus précise, tout de même.
Ne négociez pas avec le régime iranien, Chahdortt Djavann. Flammarion, 2008. 60 pages. 8 euros.
Femmes en résistance, Pierre-Yves Ginet. Préface de Tsalima Nasreen. Verlhac éditions, 2009. 278 pages, photos couleurs. 37 euros.
06:39 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 21 octobre 2009
Juste assez de biologie en 60 secondes
Je suis assez passionné de sciences, et notamment de physique. Pour cet aspect, voir un certain magazine dont je parle, en plus.
Juste assez de biologie pour briller en société, Mark Henderson. Dunod, 2009 (traduit de l'anglais, édition 2008). 208 pages. 19,90 euros.
Magazine Sciences et vie. (ici le numéro 1105, d'octobre 2009, avec aussi un article sur l'homme de Florès -pas encore lu). 4,20 euros.
05:32 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 octobre 2009
Daniel Arasse en 60 secondes
Daniel Arasse, prince de la surinterprétation qui apporte du sens. J'aime. Parfois ardu, il ne faut pas se le cacher (pour moi en tout cas, qui ai d'énormes lacunes), mais toujours délectable. Ce qui est bon, c'est de sentir que quelqu'un fait confiance en votre intelligence, et ne réduit pas la voilure sous prétexte que vous risqueriez de ne pas être à la hauteur. J'aime qu'on soit exigeant avec le lecteur. C'est tout ce que je demande à un livre, d'ailleurs, tout bien considéré.
Le sujet dans le tableau. Daniel Arasse. Flammarion, collection champs arts. 300 pages. Illustrations noir et blanc. 10 euros.
Le détail. Daniel Arasse. Flammarion, collection champs arts. 455 pages. Illustrations noir et blanc. 11 euros.
Histoires de peintures. Daniel Arasse. Folio essais. 356 pages. Illustrations couleurs. Catégorie F9.
On n'y voit rien. Daniel Arasse. Folio essais. 216 pages. Illustrations noir et blanc. Catégorie F8. (le plus accessible)
05:18 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 octobre 2009
Mort du fils de l'Ogre
Je viens d'apprendre avec quelque retard le décès de Jacques Chessex, écrivain suisse, le 10 octobre, à Yverdon, à l'âge de 75 ans.
Rare que je parle de grands disparus, Kronix n'est pas accoutumé aux élégies et aux oraisons mais il se trouve que la lecture de "L'ogre", un de ses romans les plus célèbres, prix Goncourt (en 1973, je crois) m'a durablement marqué et que, d'une certaine manière, j'en suis encore sous le coup. C'était il y a plus de vingt ans. J'avais oublié, mais cette triste nouvelle m'a remis en mémoire soudain ce que je lui dois. A lire du même, son dernier, court mais (paraît-il, je ne l'ai pas lu), terrible : "un juif pour l'exemple".
Aussi, la littérature francophone perd un des derniers flaubertiens, tels qu'il le revendiquait. Et j'aime qu'on aime Flaubert, que voulez-vous.
18:52 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 06 octobre 2009
"La Gniac" et "Trois jours en été" en 60 secondes
Deux excellents auteurs, aussi discrets que talentueux. Dignes, je dirais. Enfin, ils me plaisent, quoi. Et il se trouve que, curieusement, les bons auteurs sont des gens bien, souvent.
La Gniac, Nathalie Potain. 123 pages. 13, 26 euros (c'était aux temps du franc, encore). L'escarbille
Trois jours en été, Christian Degoutte. 114 pages. 13,20 euros. L'escarbille.
05:40 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 octobre 2009
D'un noir si bleu en 60 secondes
D'un noir si bleu est une vaillante petite maison d'édition ligérienne, spécialisée dans la nouvelle. D'Anne Poiré, je dois admettre que je ne connais pas tout, et je vous conseille "LIVRESSS, sous la typo, la sève" à l'Atelier du hanneton. Beau livre, très soigné mais cher.
Ici, une vidéo a été censurée par ma douce (ma toute douce, effrayée par mon acerbité, que j'embrasse ici).
J'y disais du mal du recueil de nouvelles d'Anne Poiré : "La maison de l'écrivain", mais je soulignais la qualité de ceux-ci :
Visitez le purgatoire. Manu Causse. 162 pages. 16 euros. D'un noir si Bleu.
Absences, Corine Pourtau. 136 pages. 14 euros. D'un noir si bleu.
Voyez que je ne suis pas méchant : "D'un noir si bleu" n'a pas voulu de mes nouvelles (enfin, je suppose : je n'ai jamais eu de réponse). Tout ça n'est pas grave, ils font un beau travail tout de même.
Addendum : je viens de recevoir un message fort courtois de Pascal Arnaud, éditeur. Et je m'empresse de faire savoir ici que, s'il ne s'est pas encore prononcé sur mes nouvelles, c'est qu'il ne les a pas encore lues, à cause du nombre de manuscrits qu'il reçoit régulièrement. Il me dit également combien il remercie ma douce d'avoir su contenir ma verve, qui aurait blessé inutilement Anne Poiré. S'il est vrai que je n'ai pas vocation à être sympathique, je m'en voudrais de faire du mal. D'un noir si bleu organise ce week end (les 10 et 11 octobre) un salon des éditeurs de nouvelles dans ma région. Que lui et son équipe soient salués ici.
05:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



