jeudi, 26 novembre 2009

Il est fini le temps des cathédraââleu

Extraits d'un article du site Mediapart, l'un des rares médias à relayer cette info : les préfets vont pouvoir vendre le patrimoine de la France (vous savez ? Ce pays où il faisait bon vivre ensemble, naguère)

A l’heure où le président se gargarise de l’identité nationale, évoque le lien charnel des Français avec la terre et les morts, exige un musée consacré à l’Histoire nationale, on voit clairement que la logique libérale l’emporte, chez lui comme dans son parti, sur l’attachement de la Nation à son patrimoine, qu’il fait fi de toute la tradition française dans ce domaine et qu’en réalité son soi-disant attachement à notre passé ne constitue qu’un fonds de commerce électoral.

En 2003 Jean-Jacques Aillagon avait autorisé la cession de certains monuments aux collectivités territoriales mais, outre que peu d’entre elles s’étaient empressées d’acheter des édifices  d’un entretien souvent coûteux, le ministre de la culture avait alors limité très précisément les possibilités pour l’Etat de se défaire de son patrimoine. Or l’article 52 de la loi de finances élargit le périmètre des monuments et sites transférables, qui ne sera plus limité à une liste fixée par décret et couvrira dès 2010 la totalité  des  monuments appartenant à l'Etat et à l'ensemble de ses établissements publics, en outre l’Etat pourra maintenant se défaire aussi des objets mobiliers classés.

Et par dessus le marché : "seul le préfet aura à se prononcer sur les cessions, le ministère de la culture, pourtant concerné au premier chef,  n’ayant pas à être  consulté", toujours selon Mediapart.

François, réveille-toi mon grand, le patrimoine, ça te dit rien ? Vraiment ?

 

 

mardi, 17 novembre 2009

Les livres ? Les quoi ?

Par décret du 15 novembre 2009, la Direction du livre et de la lecture au ministère de la Culture est purement et simplement liquidée.

Cependant, je dois à l'honnêteté intellectuelle que le livre n'est pas tout-à-fait oublié. extrait de l'article 5 :

"Elle (La direction générale des médias et des industries culturelles ndK) veille à l'équilibre entre les différents acteurs qui interviennent dans le domaine du livre et, à ce titre, au développement de l'économie du livre, en France et à l'étranger. Elle favorise le développement de la lecture et procède à l'évaluation des politiques dans le domaine de la lecture publique. Elle contribue à la modernisation des bibliothèques et des médiathèques, et notamment au renforcement des réseaux et services de coopération, ainsi qu'à la formation de leurs personnels. Elle veille à la conservation, à l'enrichissement et à la valorisation du patrimoine des bibliothèques et des médiathèques. Elle exerce le contrôle technique de l'Etat sur les bibliothèques et les médiathèques des collectivités territoriales."

Le problème est qu'il s'agit des seules lignes qui rappellent que le Livre existe (ou existait, pour reprendre la formulation atterrée de tiers-livre.net, que je découvre aujourd'hui grâce à Eugène Durif). le reste est consacré à ce qui intéresse surtout nos édiles : les autres produits culturels. Après l'imbécile apostrophe de Raoult sur "le devoir de réserve" des écrivains, et la légion d'honneur à dany Boon, on sent bien de quel côté penche la balance. C'est vrai, le livre, c'est pas comme si c'était important.

Pas grave. Plus que 3 ans.

mercredi, 11 novembre 2009

D'excellents français

 

Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec Michel Onfray.

Parfois, j'émets des nuances sur ses jugements, souvent -très souvent- j'adhère absolument, mais là, non, je ne suis pas d'accord. Michel Onfray propose de ne pas laisser le débat sur l'identité nationale à la droite, qui l'a provoqué. Il veut ainsi forcer ceux qui recherchent par le moyen de ce débat la division et l'exclusion, à tenir compte de l'avis des autres. Ne pas laisser à la droite le drapeau, la patrie, la nation... Toutes notions qui, excusez du peu, sont nées dans la Révolution.

Non, je dis qu'il ne faut pas tomber dans ce piège. Personnellement, je n'ai aucun problème avec mon identité, ni avec l'identité des autres, de mes amis, de ma famille, des étrangers naturalisés. Si la droite a un problème avec ça, je le lui laisse bien, tant pis pour elle. Qu'elle s'interroge seule, qu'elle définisse seule ce qu'est un français, un bon français, un mauvais français, un français plus français qu'un autre, etc. Ce sera sans moi. Quand ils en auront fini de recueillir, en sous-préfecture ou sur leur site (submergé, dit Besson, tout content, mais submergé de quoi ? D'insultes ?) les témoignages et avis d'une population qui aime, qui veut, qui désire la séparation, l'apartheid, la ségrégation, peut-être alors serai-je déchu avec quelques autres de ma nationalité, parce qu'il y a fort à parier que je ne correspondrai pas à leurs critères de français bon teint. Et alors ? Je m'en fous. Je suis français, j'aime mon pays, j'assiste, désespéré, à la sape de sa cohésion, je vois son corps se fissurer, s'effriter, je vois sa pensée abêtie, simplifiée, détournée, je vois ses principes bafoués, et je vois un gouvernement, cynique et triomphant, réclamer qu'on réfléchisse soudain à ce qui distingue un français d'un autre citoyen du monde. Je ne participerai pas à cette infamie.

Eric Besson reprenait l'autre jour, les mots de Sarkozy lors de son premier discours de président, pour expliquer le surgissement de cette question que personne ne songeait à poser. Je me souviens que l'expression « identité nationale » était reliée en l'espace de deux phrases, à l'expression « auto-flagellation ». « C'en est fini de l'auto-flagellation ». En quoi ces deux concepts sont-ils en rapport, sinon dans une perspective pervertie à l'origine ? En effet, cela sous-entend qu'un bon français est fier de sa patrie, quelles qu'en soient les actes. Il est sommé de trouver formidable tout ce qui y est décidé, tout ce qui s'y produit. Justement, j'aime ma France, je l'aime passionnément, et je ne suis pas fier -à cause de cela- de ses exactions, de ses manquements aux principes qui l'ont fait naître. Je ne suis pas fier du massacre des malgaches, je ne suis pas fier des algériens jetés dans la Seine, du mépris pour les harkis, du plasticage du Rainbow Warrior, du bombardement de villages tunisiens, des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, de la collaboration avec le nazisme, de la torture, du silence sur l'amiante, des représailles à Ouvéa, du tapis rouge déroulé pour recevoir Kadhafi. Je n'ai pas à me féliciter de telles hontes, infligées, justement, au pays que j'aime.

Il est donc possible que je sois un mauvais français. C'est possible. Tandis que parade un président qui prend son pays pour son usine, et méprise les ouvriers qui travaillent dedans.

Nous vivons un long cauchemar, et je ne vois poindre aucune lueur.

 

samedi, 31 octobre 2009

Le hasard

Emplois fictifs, angolagate, affaire Boulin... Bien sûr, toutes ces affaires étaient en cours, avant. Bien sûr. C'est le hasard, ce subit acharnement sur la chiraquie. Le hasard. Bien sûr. Rien à voir avec le fait que de Villepin apparaisse soudain comme un présidentiable qui souhaite en découdre avec son ennemi. Le hasard, oui.

Et pendant qu'on parle d'identité nationale, on ne parle plus de Karachi, des rétro-commissions, des comptes désastreux de l'EPAD sous la présidence de papa, de la libéralisation des jeux d'argent. Le hasard.

A propos, vous avez remarqué qu'on ne voit plus Carla depuis quelque temps ?

mardi, 27 octobre 2009

On a failli oublier...

... Heureusement, il y a mediapart, le journal en ligne, fondé par Edwy Plenel, ex directeur du Monde, et dont je vous parlerai bientôt, sous forme de "60 secondes".

Je reprends le début de l'article, parce que je ne saurais mieux vous inciter à lire la suite, ici.

"Ce mardi 27 octobre 2009, cela fait quatre ans. Quatre ans que deux adolescents sont morts, brûlés vifs, dans un transformateur électrique où ils s'étaient réfugiés par peur des policiers qui les poursuivaient alors qu'ils n'avaient commis aucun délit. Quatre ans que les familles et les proches de Zyed et Bouna attendent la justice tout comme les parents et les amis du troisième jeune, le survivant Muhittin. Quatre ans que les banlieues françaises ont été le théâtre d'émeutes provoquées par les mensonges et le mépris du ministre de l'intérieur de l'époque face au drame de Clichy-sous-Bois.

Entre-temps, le ministre est devenu président de la République et, avec lui, «l'identité nationale» est entrée eu gouvernement. Nous le devinons tous d'instinct: sous la rhétorique rassembleuse, c'est une machine à exclure. A rassembler dans la peur de l'autre. A diviser pour régner."

Lire la suite, sur Mediapart.

jeudi, 03 septembre 2009

Jugez vous-mêmes

Expliquée par un magistrat, la suppression du juge d'instruction, c'est tout de suite plus clair. Allez-y, ça prend 5 minutes.

 

dimanche, 24 mai 2009

Chouchou et la justice

Je me permets de citer un extrait du Monde.fr. La moralisation du capitalisme, exhibée en façade par Machin est loin d'être à l'ordre du jour, dans les faits. N'oublions pas qu'on parle de ses amis :

"Au moment où Nicolas Sarkozy prévoit la suppression du juge d'instruction, les spécialistes de la délinquance économique voient le nombre de leurs affaires se réduire comme peau de chagrin. "La réforme de la suppression du juge d'instruction a été largement anticipée", note M. Van Ruymbeke. Entre 2007 et 2008, le nombre de dossiers confiés par le procureur à des juges d'instruction - ils ne peuvent pas s'autosaisir - est brutalement passé de 467 à 251 pour l'ensemble des affaires, santé publique (quatre juges) et délinquance astucieuse (les escroqueries, neuf juges) comprises.

La chute est vertigineuse pour les délits financiers les plus complexes, qui ont fait la gloire et la raison d'être du pôle parisien créé en 1999 : 21 informations judiciaires ont été ouvertes en 2008, contre 88 en 2007 (et 101 en 2006). Depuis le début de l'année 2009, le procureur de Paris a ouvert six informations.

"J'ai pour six mois à un an de travail à plein temps, explique M. Van Ruymbeke. J'ai eu deux nouvelles affaires en 2008, dont la Société générale-Kerviel, trois depuis le début de l'année. Je gère un stock d'une vingtaine de dossiers. A terme, si le ralentissement se poursuit, la réduction du nombre de juges d'instruction me paraît inéluctable.""

 

Autrement, elle l'appelle Chouchou, et nous, ben, on s'en fout.

dimanche, 12 avril 2009

La routine

Les interdits se multiplient, pas une raison pour se résigner, et considérer que c'est normal.

Merci à l'Autre, qui m'a tuyauté sur ce fait-divers.

vendredi, 27 mars 2009

Sans liberté de blâmer...

... il n'est pas d'éloge flatteur, comme cité sur la manchette du Figaro, servile relais de la droite française, n'empêche : quand notre gouvernement travaille dans le bon sens, je veux le dire. Alors voilà.

Il existerait un projet de loi pour indemniser les victimes (civiles et militaires) des essais nucléaires français.

J'aurais aimé applaudir une telle décision à gauche. Ils ne l'ont pas fait. Tant pis pour eux. Si le projet va jusqu'au bout, ce sera tout à l'honneur de notre agité monarque. Je respecte et m'incline. Voyez, je ne suis pas si méchant.

jeudi, 26 mars 2009

Pet

Depuis l'enfance, Nicolas Sarkozy est victime de flattulences à la puissance légendaire. Cette nature a sans doute contribué à le familiariser avec le concept d'expulsion.

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