samedi, 23 février 2008

Censure toujours

Si je m'écoutais, je reviendrai ici chaque matin, parce que, chaque matin, il y a un truc qui cloche dans ce pays. Comme ceci, au passage :

http://www.rue89.com/2008/02/21/courrier-international-et...

dimanche, 23 décembre 2007

Une blessure supplémentaire

Tandis que Machin vante les valeurs chrétiennes de sa France, il durcit la répression contre ceux qui, simplement, aident leur prochain :

http://www.rue89.com/2007/12/22/sans-papiers-les-soutiens...

Souvenez-vous qu'à une époque, on jugeait de même ceux qui aidaient les juifs à échapper à la mort.

Etes-vous du côté des "Justes" ?

samedi, 22 décembre 2007

Pol Prox

Je me souviens de ce déni ignoble de Machin à l'encontre d'un groupe de policiers de proximité. La répression, seul credo des imbéciles depuis Javert, continue d'inoculer son poison dans les âmes. La police de proximité faisait du bon travail, il faut le rappeler. Mais le public (pourquoi parler d'électorat ?) de Machin et de Jean-Marie, qui confond intelligence et laxisme, ne l'entendait pas de cette oreille.

http://www.rue89.com/2007/12/21/toulouse-a-la-retraite-le...

vendredi, 21 décembre 2007

Sarko, c'est de Funès en moins rigolo

"Je serai un président comme de Funès dans le Grand Restaurant: servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore"

bons mots de notre nouveau président, rapportés par le Parisien le 7 mai 2007 ; tandis qu'il s'ébattait dans la piscine de son hôtel. Il a dit ça ? Non ?! Sérieusement ?  Non, pas sérieusement, rigolait, il se marrait bien, il déconnait.... Mais il l'a dit. Vous n'êtes pas obligé de me croire, alors : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=47961

mardi, 18 décembre 2007

Clavier fatigué

Rien à dire. Le clavier refuse l'ennui d'évoquer la honte que Machin a fait subir à notre pays pour rien, la semaine dernière. Je tente d'écrire ce billet le lendemain du jour (samedi) ou un ancien terroriste, un dictateur, un assassin, un violeur cynique, a quitté la France, laissant derrière lui une opinion écoeurée et des VIP désorientées par leurs propres compromissions. Quousque tandem, Sarko ? Quousque tandem ?...

Je dis pour rien, parce que Kadhafi a bien perçu l'embarras de son hôte, l'âpreté au gain des investisseurs, la nausée qui a saisi les politiques devant cette pantalonnade, il a bien compris qu'il n'était pas le bienvenu, malgré les sourires crispés, les poignées de main réticentes et les tapis rouges. "Pourquoi me recevez-vous comme ça ? Chez nous, quand on invite, on le fait bien, ou alors il ne fallait pas." Non, il ne fallait pas. D'autres pays vont l'accueillir ? Et alors ? Croyez-vous que l'Espagne va dérouler le tapis rouge, accueillir pendant cinq longues journées cette crapule ? Et de toute façon je m'en fiche, mon pays, c'est la France, ma terre bafouée, souillée, humiliée, c'est la France. Oui, les gars, vous saviez pas : Léo est un patriote, il aime son pays. Il a mal pour lui.

Pour rien. Ils sont oubliés, les 10 milliards de marché promis, qui faisaient briller les yeux des amis de Machin. On aura peut-être 300 millions, et encore... Des armes made in France qu'on retrouvera dans la bande de Gaza. Les Israéliens vont sûrement apprécier, les Américains aussi. En prime, l'infortunée secrétaire d'état à l'environnement, envoyée au casse-pipe quand les autres huiles se sont défilées, a signé un accord gazier, dont elle ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants. Elle nous coûte cher, la libération des infirmières bulgares. Tout ça pour donner à Cécilia une illusion d'existence, avant qu'elle réalise que tout s'est joué ailleurs, et qu'elle décide de quitter le navire, sans doute dégoûtée du rôle qu'on lui a fait jouer. Quelle réussite, quelle farce affreuse, quelle ignominie !

Les intérêts commerciaux ? D'accord, si vous voulez, si vous êtes sûrs que ça rétablisse le coût des cadeaux faits par Machin à ses copains, mais pas à n'importe quel prix. Machin, dans l'élan enthousiaste de son élection, ce fameux soir où une majorité de français ont choisi de plonger le pays dans les strass et la vanité, avait déclaré que la France, fidèle à son image, serait aux côtés des opprimés, il avait déclaré plus tôt que les droits de l'homme ne sont pas négociables ou solubles dans les intérêts économiques. Se renier ainsi... Nicolas, Nicolas... Quelle honte, quelle honte !

Nous vivons dans le même pays, pourtant je ne le reconnais pas dans l'image que tu te fais de lui. Mon pays s'ébroue, rechigne, désobéit, conduit sa voie comme il l'entend, quel que soit le coût de ses caprices. Il ne se soumet pas aux dictats des grandes puissances. Mon pays est toute résistance, il sourit aux faibles et aux opprimés ; face aux grands, il mord. Il agace, il est donneur de leçons, il s'empresse de dénoncer les problèmes des autres, avant de regarder chez lui ? Certes, il m'agace aussi, mais jamais il ne m'a désespéré comme aujourd'hui.

Un jour, nous sortirons de ce long cauchemar, abasourdis, étonnés, hébétés. Nous nous dirons : "Comment ? Pourquoi ?" Et il n'y aura plus personne pour nous aider à comprendre que nous n'avons pas écouté ceux qui disaient "danger", ceux qui pleuraient, qui suppliaient, qui tentaient de prévenir. Un jour, nos enfants nous demanderons des comptes.

Post Scriptum : heureusement, Kronix n'a aucune prétention au scoop, aussi je ne rebondis qu'à présent sur la nouvelle syncope médiatique de Machin : son mariage avec Carla. Se montrer à Dysneyland, pas de doute, on est dans le ton. Et pourquoi maintenant ? Pour faire vite oublier sa minable prestation face à un dictateur plus expérimenté, et qui l'a renvoyé dans l'ombre. L'ombre, principe intenable pour Sarkozy. Vite, de la lumière, des flashes, des paillettes !

dimanche, 25 novembre 2007

Quand les murs tombent

9c157f1a89cbf8ba298e1dde39a829fe.jpgPar les temps qui... courent, les journalistes engagés (on entrouve) se révèlent et considèrent comme un devoir d'alerter une opinion publique bien atone. Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ont commis cet opuscule, publié par les éditions Galaade, pour rappeler que, tandis que nous nous inquiétons de notre pouvoir d'achat, la sinistre entreprise xénophobe de Machin se poursuit, avec tests ADN, murs politiques et policiers, ministère mêlant immigration et identité nationale.

Le texte n'a pas la qualité de ceux que j'ai pu vous présenter jusque là, certaines formules pseudo-philosophiques sont même un tantinet agaçantes, mais il m'a semblé intéressant de profiter de la sortie de ce nouveau manifeste pour évoquer un phénomène inédit. Jamais on a vu un tel sursaut d'auteurs, d'historiens, d'intellectuels, prenant la plume au bout de quelques mois de présidence, pour alerter sur la catastrophe qui se prépare.

Je pense à vous qui ne bougez pas. Je préfère être dans ma conscience que dans la vôtre.

vendredi, 23 novembre 2007

Guy Môquet au Fouquet's

Je sais, parfois je vous fatigue. Mais je me dis qu'avec un billet par jour, sur l'ensemble, mon obsession anti-Machin ne doit pas être si pesante. Disons que pour une bête raison d'urgence démocratique, je me sens un peu obligé de vous tenir au courant. Histoire de ne pas me sentir trop ennuyé quand mes enfants me demanderont des comptes, le jour où l'autre enverra son pays à la guerre. Dire que j'ai fait ce que j'ai pu. Bref. Parlons bouquin, si vous voulez bien.

83f894c4d4fb175a83d7a8539a402fa5.jpgPierre-Louis Basse, quand il évoque Guy Môquet, lui, connaît son sujet, il a écrit "Guy Môquet, une enfance fusillée", et a subi un choc quand il a entendu la parole du jeune homme dont il avait travaillé la biographie, utilisée, dévoyée, vulgarisée, détournée, à des fins politiciennes.

"Guy Môquet au Fouquet's" est présenté comme un pamphlet, mais s'élève au-dessus de ce seul objectif : il énonce sobrement, sans vindicte, par la force que donne la rigueur de l'analyse, les caractéristiques du pouvoir mis en place. Un président manager, héros de Closer et de Voici. Basse rappelle qu'il suffit de se promener du côté de Neuilly pour se faire une idée correcte de l'hypocrisie de Machin : pas une rue, pas une place, pas un parc ou une fontaine baptisé du nom du sacrifié, dont les mots servent surtout à pétrifier la contestation par l'émotion, la réflexion par le sentiment.

"Saviez-vous que c'est à grands coups de botte que les nazis ont plié le corps de Guy, dans un cercueil taillé à la hâte ? (...) Alors je vous ai bien observé, au bois de Boulogne. C'était immédiatement après la lecture de la lettre. J'ai vu cette petite larme, (...) ne demandant qu'à ruisseler, (...) devant les caméras de télévision. (...) J'ai vu le spectacle.Tout est devenu spectacle depuis quelque temps. (...) J'avoue : j'ai vacillé, un instant. Et puis j'ai compris. (...) Le patriotisme sans projet social ni générosité peut engendrer des conséquences assez désastreuses. Je ne doute pas que Charles Maurras, par exemple, fut patriote, à un moment de l'histoire où la bourgeoisie murmurait dans les salons : "Mieux vaut Hitler que le Front Populaire."(...) Aujourd'hui, les nuages que nous sommes quelques-uns à apercevoir reviennent sous des formes différentes, mais toujours aussi inquiétantes. Les nuages noirs s'accumulent au milieu des rires et des comédies musicales. Avez-vous remarqué que nous n'avons jamais eu tant d'occasions de rire et de frapper dans nos mains, ces derniers temps ? (...) Votre message a le mérite de la clarté : "J'accorde à l'amour de la patrie plus de valeur qu'au patriotisme de parti." L'historien Pierre Schill note avec justesse que, avec un tel message présidentiel, les lycéens sont tenus dans l'ignorance des origines. Si le patriotisme fournit un cadre moral de référence, il ne signifie pas une ligne de conduite unique : les collaborateurs ou les pétainistes l'étaient aussi par amour de la patrie".

jeudi, 22 novembre 2007

La nuit du Fouquet's

dc0badf4cfbab9776571a6dccfaeca3d.jpgpar Ariane Chemin et Judith Perrignon.

L'intérêt n'est pas tant dans l'espoir de trouver une réponse dérisoire à "que s'est-il passé pendant toutes ces heures où Sarko a disparu derrière les murs du Fouquet's le jour de son élection ?", que dans la liste des invités. A la limite, elle seule suffit et donne une idée de ce qui attendait la France, dès le lendemain :

(par ordre alphabétique -et j'ai du mérite, parce que j'avais tout saisi, et Hautetfort a bugué et tout effacé. J'enrage, et je recommence, l'information des masses vaut bien ce sacrifice)

Mathilde Agostinelli, responsable de la com' de Prada-France,

Robert Agostinelli, son mari, fonds d'investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Relations

Bernard Arnault, président de LVMH, N°1 du luxe français, première fortune de France,

Arthur (no comment),

Les Balkany (clientélistes, traîneurs de casserolles à Levallois-Perret),

Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH,

Antoine Bernheim, banquier d'affaires, président de la compagnie d'assurances Generali,

Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro,

Basile Boli,

Vincent Bolloré, PDG d'Havas,

Martin Bouygues, PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1 (ceci expliquant cela),

Denis Charvet, actionnaire de casinos (pas de "Casino", hein),

Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Jean Reno, sa femme top-modèle, la clique neuillyste des comédiens friqués,

Stéphane Courbit, ex-président d'Endémol France,

Agnès Cromback, présidente de Tiffany France,

Bruno Cromback, PDG d'Augis 1880,

Jean-Claude Darmon, ancien grand argentier du football français,

Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal Le Figaro (vous n'espérez pas un jour, découvrir un article critique sur Sarko dans son journal ?),

Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial du mobilier urbain,

Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation,

Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière,

Bernard Fixot, éditeur de best-sellers (dont Ron l'infirmier, tiens au passage : Ron, barre-toi, c'est pas ta famille !),

Valérie-Anne Giscard d'Estaing, éditrice (livres des records et autres bouses), femme du précédent,

Albert Frère, première fortune de Belgique, premier actionnaire de Suez,

Hugues Gall, président de l'Institut de financement du cinéma et des industries culturelles (à votre avis, Clavier a des problèmes pour financer ses merdes ? Non. Ah bon.),

Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos France (ceux qui donnent 71% d'opinion favorable à leur copain),

Johnny et sa femme,

Patrick Kron, PDG d'Alstom,

Bernard Laporte, affecté de tropisme casinotier,

Alain Minc, président d'AM conseil (qui ne s'est pas trompé pour une fois),

Henri Proglio, PDG de Veolia,

Raffarin,

François Sarkozy, frère de l'autre, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma (ça sent le boulot de complaisance),

Guillaume Sarkozy, frère des deux autres, ancien vice-président du Medef, s'est retiré du poste parce qu'un frère à la tête du Medef, c'était trop voyant,

Richard Virenque, droiture et honnêteté dans l'effort,

et les amis, les parents... mais pas Cécilia, toujours pas Cécilia, ou seulement à la fin, quand, exaspéré de l'attendre, son futur ex-mari, décidera de quitter le nid douillet de ses amis patriciens pour se jeter enfin dans la mêlée du populo (mais quel populo : les broshings et les chemises Armani du XVIè, rassemblés devant Macias et Mireille Mathieu).

Le récit de cette nuit étrange est déroulé dans un court texte, ciselé, aux phrases nettes et sûres. Refermé, le livre laisse le goût amer du livre de Reza. Ce sera un témoignage précieux pour les historiens du futur, quand ils voudront comprendre la bizarre période que nous traversons. Un livre utile.

 

 

 

 

lundi, 19 novembre 2007

Donnez-nous nos autoroutes quotidiennes

Qu'on se rassure, après le Grenelle de l'environnement, rien ne changera. C'est ce que se tue à nous expliquer, par chez nous, un député de la région, ex-ministre, UMP, qui a rencontré Borloo (vous savez : le type que Sarko a mis à l'environnement parce qu'il paraissait plus débraillé que les autres). Les projets d'autoroute (rien que deux dans le coin) seront poursuivis. Et d'énoncer toutes les bonnes raisons qui font déroger ces chantiers de la directive présidentielle, en conclusion du Grenelle de l'environnement. "Répondre à des problèmes de sécurité, contourner des villes, mettre fin à des situations de congestion". Y-a-t'il des projets autoroutiers ou des voies expresses qui ne répondent pas à ces critères ? Non, n'est-ce pas ? A part de vagues tronçons destinés, comme ce fut le cas un temps, d'accéder à un musée présidentiel au fond de la Corrèze...

Autrement dit, on va continuer de construire, on va continuer de polluer, on va continuer, on va continuer. Décidément, jusqu'au mur brutal qui nous arrêtera tous, on va continuer.

Qui regrettera l'humanité, une fois disparue ?

samedi, 17 novembre 2007

Le mec qui ne comprend pas

Il ne comprend pas, il ne sait pas, il ne voit pas le monde, il n'en comprend pas la nécessaire tolérance, la vitale générosité. Il est d'un autre temps.

Je ne suis pas surpris, je suppose que vous non plus. J'en devine même qui sont d'accord. Vous n'avez rien compris non plus, alors.

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