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actu

  • 3291

    Savoir quelle planète nous laisserons à nos enfants est un enjeu crucial. Que cela ne nous retienne pas, surtout, de nous inquiéter de savoir à quels enfants nous laisserons notre planète. Car la question me paraît de plus en plus légitime...

  • 3284

    J'en viens à considérer l'éventail des pensées et conceptions politiques, leur grande variété et leurs divers antagonismes ou symbioses, sous l'angle d'une écologie des opinions. Comme les espèces, qu'elles nous dérangent ou nous réconfortent, nuisibles, domestiques ou sauvages, chacune a sa place, chacune a son utilité. Idée qui a pour effet surtout d'atténuer mes colères et mes révoltes (me rendre mou, diront certains. Probable. Ou tolérant ?)

    Addendum : ce qui implique qu'il y aurait un équilibre écologique des opinions politiques. Éradiquer une pensée, la rendre débile au point qu'elle soit négligeable, serait créer un déséquilibre, comme d'ailleurs, faire d'une opinion la seule qui vaille au détriment de toutes les autres. Je vous livre ça comme ça, à l'épreuve de votre sagacité.

  • 3282

    Quand on marchait dans les prés, les sauterelles faisaient des vagues crépitantes devant nos pas. Le jardin se colorait de papillons, les hirondelles s'alignaient en nombre sur les fils électriques et il y avait des écrevisses dans les rivières. Comme le dit E. G. Robinson dans Soleil vert, en pleurant soudain parce qu'il vient de se repaître d'une tranche de pomme et d'un morceau de viande, mets exceptionnels qu'il n'a pas vus depuis des années : « Comment en est-on arriver là ? » Ben voilà. Nous y sommes.

  • 3281

    Après Viviane Perret et Alexis Jenni (excusez du peu), c'est à mon tour d'évoquer un document issu des sections patrimoniales de nos bibliothèques, à la demande des promoteurs du site Lectura+ et pour leurs "Flashbacks du patrimoine". Le texte s'appelle "La messe d'or", il est inspiré par un livre du XVIe siècle, intitulé "Le Balet comique de la Royne". Il est lu magnifiquement (j'ai beaucoup de chance) par Ghislaine Drahi. C'est un peu long (presque un quart d'heure, le texte le plus long pour l'instant, de la sélection), j'espère que vous prendrez le temps de l'écouter.

  • 3278

    Sur le site Lectura +, la série "les Flashbacks du patrimoine" se poursuit avec un texte superbe d'Alexis Jenni. C'est la deuxième de l'édition 2017, commencée avec une "lettre" de Viviane Perret, inspirée de History of the indian tribes of North America de Thomas Mc Kenney. Ici, Jenni s'émerveille avec nous d'un panorama photographique de la ville de Lyon, issu des collections de la bibliothèque municipale. Treize clichés réalisés un jour de grande chaleur de 1869 par un certain Jean-François Armbruster (1832-1912). L'auteur détaille cette préfiguration des vues inquisitoires de Google Street et en raconte la genèse. Son texte est porté par la voix de l'acteur Romain Christopher Blanchard.

     

    A suivre.

  • Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    C'est Lanfeust Mag qui s'empare du sujet et le traite avec efficacité et enthousiasme dans le numéro d'été de la revue. Merci à eux. Et un salut particulier à Cédric Fernandez, infatigablement bienveillant pour son vieux scénariste...

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  • 3264

    Salammbo.JPGEt la voici, notre Salammbô, édition de luxe, accompagnée de Voyage en Orient et de quantité de bonus, dont (joie intense!) une préface signée de votre serviteur, que j'ai intitulée : Salammbô. Raté, comme un chef-d’œuvre, et une passionnante post-face de Frédéric Weil, autour de la notion d’ingénierie de monde imaginaire.

    C'est une co-édition Mnémos/Les Moutons électriques. Et je redis (en l'assumant) ma grande fierté d'avoir participé à ce beau projet éditorial.

    Allez-y, même si vous n'avez pas en main cette superbe version, reprenons tous en chœur : "C'était à Mégara, faubourg de Carthage..."

  • 3258

    Noirmoutier ! L'île ! Le salon du livre de mer ! (et j'arrête de mettre des points d'exclamation). J'hésite entre l'enthousiasme et, c'est vrai, la surprise. Je suis invité au salon du livre de mer de Noirmoutier. Oui. Quelle œuvre a pu inspirer aux organisateurs cette invitation, moi qui suis tellement terrien ? Les Nefs de Pangée.

    Tout le week-end, j'essayerai donc de défendre mon roman entre spécialistes de la voile et aventuriers de haute-mer. Je vous raconterai. J'emporte mon calepin pour dessiner. Retour lundi soir (car, déjà, une journée de déplacement pour rejoindre ces beaux endroits, une autre pour revenir...). Cadeau improbable de l'écriture. beau cadeau. Je suis très heureux.

  • 3255

    Je suis très fier de vous annoncer que La vie volée de Martin Sourire est sélectionné pour le Prix du livre historique.

    Le jury est composé de Victor Battagion, Catherine Clément, Sophie Chauveau et Bruno Dumézil.

    Patience : le prix sera décerné en février 2018.

    Je n'oublierai pas de vous tenir informés, chers lecteurs (tu m'étonnes !)

  • Concert Portraits de Mémoire(s)

    Aujourd'hui, à 17 heures 30, salle du Carillon, à Saint-NIzier-sous-Charlieu (Loire), une démarche entreprise il y a un an connaîtra son achèvement. « Portraits de Mémoire(s) » a été l'occasion pour Jérôme Bodon-Clair, Marc Bonnetin et moi-même, de rencontrer une quarantaine de personnes sur une cinquantaine contactées (la maladie, l'âge, ont été la cause des divers désistements). Des personnes de tous les milieux, de tous les métiers, de toutes les générations (les âges vont de 25 à 90 ans). De ces témoins passés et présents de l'activité du tissage dans la région, j'ai d'abord fait le « portrait » littéraire, lisible sur notre site. Puis je me suis inspiré de ces témoignages pour écrire des chansons que Jérôme a mis en musique. J'étais parti du constat que la chanson est le média le plus simple, le plus économe, le mieux éprouvé pour transmettre la mémoire des hommes et des métiers. Nous avons créé des chansons à la fois populaires et contemporaines. Elles sont mélodiques, parlent des gens, de leur vie, de leur travail. Jérôme a produit des partitions raffinées et subtiles. Certains textes sont inspirés de l'expérience individuelle (le fils d'un navetier, un ingénieur globe-trotteur, une tisseuse à domicile) d'autres résument un phénomène social plus large, une expérience commune (Les Royautés, le travail dès 14 ans, le bruit des métiers…). Le concert est le point d'orgue de ce travail. Enfin, et grâce au concours de l'école de musique, nous allons pouvoir « rendre » à nos partenaires, aux personnes qui ont bien voulu nous offrir leurs souvenirs, les créations que nous leur devons, en quelque sorte. Avec la participation des  chorales, enfants et adultes, et des instrumentistes de l'école de musique. La formation au complet, c'est quelque 65 exécutants. Jérôme interprétera lui-même plusieurs titres. Les chansons sont  variées, ce sera un spectacle original. Il durera un peu plus d'une heure.
    Ensuite, le site continuera de faire vivre le matériau recueilli et les chansons en ligne. Les photos de Marc Bonnetin seront présentées aussi pendant les fêtes de la soierie, en septembre, à Charlieu, sur de très grands formats. J'en reparlerai. Il y aura une captation sonore du spectacle, qu'on pourra écouter sur le site. En toute confidence, je ne compte pas m'arrêter là...

    Entrée libre.
    « Portraits de Mémoire(s) » est soutenu par la communauté de communes Charlieu-Belmont et la DRAC Rhône-Alpes-Auvergne.

  • Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    L'autre jour, à la libraire Les Lucioles, à Vienne, Laurent, le libraire qui m'avait honoré de son invitation, m'avoua que, s'il ne l'avait pas lu si tard, Les Nefs de Pangée auraient probablement emporté le prix Lucioles, l'année de sa publication. L'aveu vaut remise, à mon sens, et j'en suis très heureux. Je vois aussi que, sur la toile, les internautes ne désarment pas et sont toujours les meilleurs défenseurs de mon roman (ce pourquoi, un an et demi après sa sortie, il n'a pas quitté les rayons de nombreuses librairies). Merci à eux et, en l'espèce, à L'Encre et la Bannière, qui relate sa lecture des Nefs, avec les précautions d'usage. Une précision : l'auteure de la chronique évoque des coquilles gênantes. Je veux dire ici que ce problème est résolu dans les rééditions et éditions Poche.

  • 3242

    Julien Bétan, Melchior Ascaride, Mathieu Rivero (auteurs chez Les Moutons électriques) et votre serviteur, nous serons à la librairie Lucioles, à Vienne, dès 15h30, pour une rencontre suivie d'une séance de signatures.

    La librairie organise ainsi une sorte de festival autour des littératures de l'imaginaire, commencé jeudi avec Jean Hegland, continué vendredi avec Jérôme Vincent (éditeur ActuSF) et les incontournables Sylvie Laîné et Danielle Martinigol, pour se conclure, donc, par notre venue ce samedi.

    La librairie Lucioles a une excellente réputation, je me réjouis d'y être invité.

  • 3241

    Avec certaines bibliothèques, j'ai des relations particulières. C'est le cas de celle de Gilly-sur-Isère (comme vous savez si vous fréquentez souvent ce blog) ; c'est le cas de celle de Fleury-la-Montagne. Je suis ce soir, à 18 heures, invité par l'équipe de cette dernière, pour évoquer "La vie volée de Martin Sourire". Lecture, explications, contexte, histoire... je me livre. Nous vous espérons nombreux (et il y a toujours un pot extraordinaire en conclusion).

  • 3239

    Prochains rendez-vous, les amis : ce vendredi 9 juin à 18h, à l'excellente bibliothèque de Fleury-la-Montagne, pour La vie volée de Martin Sourire ; et samedi 10 juin, dans le cadre des Trois jours de l'Imaginaire organisés par la librairie Lucioles, à Vienne, avec une rencontre-conversation-lecture de 15h30 à 17h suivie d'une dédicace de 17h à 18h30 à propos des Nefs de Pangée (et accessoirement de mes autres romans). Je serai en compagnie des auteurs d'un ouvrage original, Tout au milieu du Monde : Julien Bétan, directeur littéraire chez les Moutons électriques,  ancien rédacteur en chef de la revue Fiction, traducteur, essayiste et co-auteur de Tout au milieu du monde ; Melchior Ascaride, graphiste, et illustrateur de Tout au milieu du monde ; Mathieu Rivero, auteur  également  de Or  et  nuit  et  de  la  série  pour  ados Les arpenteurs de rêve chez les Moutons électriques.

    Juin sera également le mois qui verra s'achever la démarche Portraits de Mémoire, entreprise il y a un an, et ma présence au Salon du livre de Mer ( !) à Noirmoutiers. Mais de cela, je vous reparlerai.

  • 3222

    Amis lecteurs, chères lectrices, Kronix suspend son activité (déjà erratique ces derniers temps) jusqu'à lundi. Je suis ce week-end au Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot, en très bonne compagnie.

    Ce jour, je vous suggère d'aller rencontrer Paola Pigani à la librairie Le Carnet à Spirales, à Charlieu. C'est à partir de 16h45, et je sais que ce sera bien (j'enrage de ne pas me trouver là, mais impossible de me diviser).

     

  • 3219

    LECTURA+ est un portail numérique qui permet d'accéder aux fonds patrimoniaux écrits et graphiques des médiathèques de la région Rhône-Alpes-Auvergne. Nous sommes quelques auteurs à avoir été invités à produire un texte inspiré d'un document conservé dans un de ces fonds. Chaque texte est lu par un comédien ou une comédienne, à écouter sur la page dédiée : "Les Flashbacks du patrimoine". Les lectures sont accompagnées d'une version numérisée du document et d'une interview de l'auteur. La première mise en ligne est la lecture d'un texte de Viviane Perret sur History of the indian tribes of North America de Thomas Mc Kenney. Trois superbes volumes illustrés présents à la bibliothèque municipale de Grenoble.

    Suivront Alexis Jenni, Lionel Bourg, Emmanuelle Pagano, Carine Fernandez et Jérôme Leroy. Quant à moi, je vous signalerai quand mon texte sera en ligne. J'ai travaillé sur un document de la Médiathèque de Roanne : "Le balet comique de la Royne" (oui, balet avec un seul "l", la graphie du XVIe siècle).

  • 3217

    Je suis à partir de ce soir et tout la journée de samedi, l'invité du festival de théâtre de Riorges, dit "les malyssiennes", du nom de la Malysscompagnie qui organise ces rencontres. Il s'agit de la quatrième édition et j'y serai membre du jury.

    Merci les amis. On commence ce soir avec Antigone (version Jean Anouilh). Autant dire que ça commence bien ! (et ambitieux)

    2017 FESTIVAL Les Rencontres Malyssiennes.jpg

  • 3213

    Kronix parle rarement de politique. C'est un domaine où je ne suis guère pertinent, il faut bien l'admettre. Souvent, mes convictions l'emportent sur les réflexions, ce qui ne donne pas de très bons résultats. Je me considère plutôt comme un idiot politique. Donc, je me tais. Cependant, impossible de ne pas se sentir bousculé par l'ambiance générale, les sales moments que nous vivons. Kronix se sent un peu nauséeux, impuissant, désespéré, il va donc se mettre en congé. Avant de suspendre la parution quotidienne des billets (qui ne reprendra que si, au lendemain du deuxième tour, nous sommes encore en démocratie), je veux -tout de même- glisser cela : je comprends la position des abstentionnistes. Je la comprends. L'abstention est, en ce moment, un bel objet intellectuel proprement pensé. Mais quand la réflexion la plus sophistiquée laisse le champ libre à l'extrême-droite et lui donne les clés du pays, il me semble que c'est pousser trop loin l'amour du paradoxe. « Elle » ne passera pas, de toute façon ? Je vous trouve bien sûrs de vous. Et puis, même si Le Pen n'était pas élue finalement, les abstentions vont lui permettre un score historique, et la hisseront au rang de seule force d'opposition. Les insoumis, par exemple, seront inaudibles. « Elle » passera, mais elle ne pourra rien faire ? Je crois, hélas, que le problème n'est pas là : il est dans le climat de haine qui monte. Des dégâts importants sont déjà opérés. Pensez à ce qui va se passer si « elle » ne se prend pas un bon 70 % dans les gencives ! Ou alors, c'est le chaos que vous voulez. Vous rêvez d'une Révolution. Vous pensez qu'elle est nécessaire. C’est possible. Mais elle risque de prendre un chemin que vous n'aimerez pas quand il faudra vraiment s'y confronter, quand ce ne sera plus une vague probabilité ou un fantasme vibrant de lendemains nouveaux, quand nous serons harcelés, insultés, tabassés. Ma douce et moi, nous avions cru jusque là qu'être de gauche avait au moins cette vertu : ne pas balancer quand il s'agissait de défendre la démocratie, et que les calculs et les réticences étaient remisés, dès lors que le fascisme menaçait. C'est un grand désarroi, une grande peine, de constater qu'il n'en est rien. Faire froidement le calcul que le FN pourrait l'emporter, nous semble une énorme trahison. Y compris et surtout pour nos amis ou les amours que nous avons connues ma douce et moi, qui n'ont pas la chance d'une peau rose et pâle, d'un patronyme enraciné et bon teint. Nous pensons à ceux-là, qui seront les premiers à ressentir le vrai poids d'un vote significatif de l'extrême-droite, nous pensons à ceux qui suivront, homos, cocos, intellos... Aussi légitimes soient-ils, les atermoiements face à cette perspective ressemblent aux hésitations du témoin d'une noyade qui se demande si porter secours ne va pas l'obliger à salir ses affaires.
    En tout cas, comme il faut bien quelques idiots pour tenter de limiter les dégâts, je ne réfléchis pas, je plonge et je vote Macron.

  • Conte horrifique

    Sous les murs de la prison où des Palestiniens font la grève de la faim, des familles israéliennes se sont réunies joyeusement pour faire des grillades. L'horreur est bel et bien de ce monde.

  • 3208

    Nous mourrons donc sans plus connaître la paix. Seuls les enfants de nos enfants auront peut-être la chance de savourer un moment où la fin du terrorisme sera avérée, dans 30 ans d'ici. Et encore, nulle capitulation, nulle grande ruée, dans les avenues et sur les places, assortie d'embrassades, nulle libération, juste la lente compréhension que le cauchemar est enfin fini.