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Matières à penser

  • 3691

    Le salon du livre de Saint-Etienne s'appelle "La Fête du livre". Réjouissons-nous donc, même si c'est dur à prononcer (joui-sson-nou-donc).

    J'y suis invité et, joie supplémentaire, sur le stand de la librairie "Le Quartier Latin", au côté de Jean-Noël Blanc. J'y défendrai les couleurs de mon petit dernier "Mines, rives et Minotaure", coédité par Le Réalgar et la Ville de Saint-Etienne. Un texte inspiré par mon séjour (une résidence d'auteur), de plusieurs mois dans ladite cité.

    Il sera justement question des relations entre Saint-Etienne et l'écriture lors d'une table ronde, en compagnie de l'excellent Lionel Bourg et d'autres auteurs (non moins excellents sans doute, mais dont je n'ai hélas rien lu) : Pierre Mazet, Grégory Mazenod et Jean-Louis Pichon. Nous tenterons de cerner les conditions par lesquelles Saint-Etienne est une ville romanesque. Pour cela, c'est la prestigieuse Ecole nationale Supérieure d'architecture de Saint-Etienne qui nous accueillera (et je m'aperçois qu'il vaudrait mieux que je commence à songer à y dire des choses intelligentes). Samedi 19, à 11h30.

    Et, en dehors des interviews sur RCF et France Bleue, on pourra me retrouver au Musée de la Mine pour une lecture-déambulation-rencontre, le samedi à 14 heures, et le dimanche à 10 heures.

    Le reste du temps, dès vendredi 15 heures, je serai, gentil et patient, sur le stand du Quartier Latin, pour signer des livres, comme il se doit, et ce, jusqu'au dimanche 18 heures (ou jusqu'à ce qu'on me dise "faut y aller maintenant, hein ?").

    Enfin, comme j'aurai un peu de temps vendredi, je compte bien rendre une petite visite au salon des éditeurs, une sorte de méga-off, à la bourse du travail.

  • 3690

    Quelles odyssées barbares j'ai traversées, dans les branches des arbres ! Subsistait, muselée au fond du cœur, la lucidité de l'enfant qu'un goûter attend, bien au chaud. Adulte, point de goûter ; que la sinistre patience des factures. Les odyssées n'en sont pas devenues impossibles, leur cours a seulement plus de prix.

  • 3689

    "On baptise le petit, vous venez ?" Bôh oui, tiens, on aime bien faire plaisir. Mais faut pas pousser : écouter une prière contre la GPA et la PMA qui "menacent dangereusement notre civilisation" là, c'est trop. L'église était pleine de nuques inclinées, à l'unisson du chant, là-bas, qui maudit et condamne. On est sortis. La nausée, quoi.

  • 3685

    Il avait cultivé son dégoût des autres pour lui permettre d'oublier que tout avait commencé par le dégoût de lui-même.

  • 3680

    Au bout du discours de Zemmour, il y a les camps, comme il y eut les camps au bout des mots de Drumont, antisémite notoire. Anticipant sur cette perspective menaçante, j'avais écrit « Demain les Origines » dont un des axes narratifs est un génocide des musulmans sur plusieurs continents. Un roman assez monstrueux dont le seul premier volume est plus massif que « Les Nefs de Pangée ». La première lectrice de chez Mnémos, qui l'a eu en charge, n'est pas convaincue. Le verdict du directeur de publication suivra sans doute son avis. Ce long travail va donc rester s'empoussiérer dans les boîtes noires de mon bureau. Je ne proposerai pas ce texte à un autre éditeur, parce qu'il est spécialement dédié à Mnémos (« Demain... » faisant surtout le lien entre « Mausolées » et « Les Nefs », parus chez eux). D'une certaine façon, il y avait une urgence à publier ce livre, non que j'espère le moins du monde que ses imprécations changent quoi que ce soit, mais une petite vanité au fond de moi insistait : j'avais entrevu le futur et la publication du roman le certifierait.
    Dans le domaine de l'imaginaire, mon terrain serait celui de la Fantasy, paraît-il. On m'encourage à m'y consacrer. Pourquoi pas ? Tout genre est potentiellement politique, universel, porteur d'engagements et d'idées. Mais pour tout dire, en ce moment, pas le goût...

  • 3674

    Et si le mouvement des gilets jaunes était l'un des derniers soubresauts de l'ère automobile ?

  • 3673

    Si seulement ne pas penser comme les autres était gage d'originalité !

  • 3672

    Obésité, sédentarité, signes de notre déchéance, et de l'épanouissement de Bouddha.

  • 3667

    Prenez deux personnages historiques (Cortés et Moctezuma, par exemple). Appuyez-vous sur les éléments disparates ou contradictoires que l'Histoire vous apporte, mettez-les en situation et assistez à ce petit miracle : les mystères de leurs actes, la folie de leurs gestes, les énigmes qu'ils laissent, sont soudain résolus par les acteurs de papier que votre imagination a fait vivre.

  • 3665

    Ô mon âme, protège-moi de la sale énergie du cynisme.

  • 3661

    Je n'avais pas assez bu à leur coupe, je n'étais pas rassasié. Mes enfants, adultes, très adultes, trop adultes, un peu vieux, me manquent. Ou me manque surtout leur enfance, et sa puissante liqueur.

  • 3654

    On n'est pas surpris que l'assassiné, sur scène, se relève pour saluer son public. C’est ce qu'a fait l'acteur Jésus, en fait. Mais lui, pardon, quel succès !

  • 3653

    Dans « Les Nefs de Pangée », l'Odalim est le symbole de toutes ces créatures immenses et belles que nous avons mis tant d'énergie à supprimer. Avec l'éradication des Maîtres des Eaux, disparaissent les mythes qui leur sont liés. Et les protagonistes du roman constatent avec un brin d'angoisse que, le forfait accompli, ils ne s'en trouvent pas si mal.
    Vous allez voir qu'on va très bien se passer de la nature.

  • 3652

    C'est la condition humaine, semble-t-il : commettre l'irréparable, et puis réparer. On comprend que ça n'aura qu'un temps...

  • 3648

    Nous élaborons les plus belles constructions de pensée pour trouver un sens à ce fatras que sont les drames, et le fatras résiste à toute logique. Le malheur surgit et l'on croit d'abord voir, sous l'effet de la révolte qu'il inspire, une compréhension se dessiner. Et puis, c'est l'abattement devant ce qui, définitivement, n'a pas même la clarté d'une farce. 

  • 3641

    Jeune, tu peux supposer que tes premières fois augurent d'un certain nombre d'itérations. Plus tard, les premières fois te sont d'autant plus précieuses qu'elles ont de plus en plus de chances d'être les dernières. La réincarnation a donc été imaginée pour solutionner ce problème, en créant l'espoir idiot de redoubler les expériences, uniques sans cela. Il reste ce problème de l'amnésie post-mortem, que tentent de résoudre les hypnotiseurs en faisant remonter dans nos vies antérieures. Ah, ces humains… des solutions pour tout !

  • 3639

    Nous attendions en discutant, l'entrée sur le plateau d'une télévision locale. Cela formait un groupe de personnes bien mises, des responsables de structures départementales ou régionales, une minuscule élite de province. Des instruits qui parlent avec aisance. L'un d'eux, amoureux de l'histoire, écrivain à ses heures, révèle qu'il travaille sur les ancêtres de sa famille. L'un de ses auditeurs, dans notre groupe, réagit : la généalogie l'intéresse, mais il a préféré commanditer ce travail à un expert. « Et bien figurez-vous que je suis le descendant d'un pharaon égyptien ! » Je ne peux retenir un rire de sarcasme. Il m'interroge. Je lui explique alors qu'aucune archive de filiation ne remonte si loin. « Déjà, s'il vous avait vendu des ancêtres au XIIe siècle de notre ère, ce serait largement suspect, mais faire un bond de 2 à 3000 ans supplémentaires ? » Après quelques minutes de démonstration, notre héritier du Nouvel Empire comprend que son généalogiste est un escroc. Je ne pensais pas l'attrister aussi profondément. Comment, au XXIe siècle, un responsable d'organisme important, sans doute cultivé, peut avaler une telle couleuvre ? Et pourquoi je pars au quart de tour pour dénoncer une telle bêtise ? Constater la domination de nos petites vanités sur la raison me révolte, au fond. Parce que cet abandon de la réflexion me menace, comme tout le monde, je suppose.

  • 3637

    Pour mieux voir, il faut savoir parfois tourner la tête. Pour mieux comprendre, il faut savoir parfois oublier. Mais pour mieux aimer, la haine n'est d'aucun secours. Les paradoxes ont des limites.

     

    Si vous estimez que ce billet n'était pas nécessaire, je ne suis pas loin d'être d'accord avec vous. Si vous êtes indulgent avec moi, je vous suis reconnaissant. Maintenant, vous pouvez appliquer une des sentences ci-dessus : "pour mieux comprendre, il faut parfois savoir oublier". Alors, oubliez, et réfléchissez à ce que tout ça peut bien vouloir dire. Et vous pouvez maintenant goûter la pertinence cachée du propos, que vous aviez si promptement écartée. Kronix, le blog qui oblige à penser quand on n'en voit pas l'utilité. Merci Kronix !

  • 3633

    Rendre service est un assez bon moyen de se faire des ennemis.

  • 3631

    Le sommeil suspend la pensée ; l'insomnie vide le cerveau que l'activité diurne a encombré ; les nuits sont le champ de bataille des ressassements ; les rêves ajoutent à la confusion générale. Si seulement l'aube mettait un peu d'ordre là-dedans !