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vendredi, 26 juin 2015

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Se référer à la figure d'Ulysse pour vanter l'idée du voyage, c'est oublier un peu vite que, d'abord, Ulysse aurait beaucoup donné pour rester chez lui, pépère, et que, en plus, son périple est un modèle d'accumulation de calamités et de mauvais coups, qui ferait fermer boutique à n'importe quelle agence de voyages. 

vendredi, 25 octobre 2013

Parité

On a réalisé à l'usage, qu'inviter les noirs à partager la place était plus efficace et plus pratique. Je veux parler des cases de l'échiquier.

 

(à la relecture, je réalise que ce billet peut être mal compris. Tant pis, ceux qui me connaissent auront fait le tri)

(à la lecture du commentaire ci-dessus, je me dis qu'on pourrait aussi mal l'interpréter et qu'il me faut peut-être être plus explicite)

(en relisant la parenthèse qui précède, je crains que la succession de parenthèses n'améliore pas la compréhension des mal-comprenants)

(et ça suffit comme ça)

mercredi, 23 octobre 2013

Frédéric Weil, interviewé par Rue89-Lyon

Mon éditeur (en tout cas, celui de mon dernier roman, Mausolées), interviewé récemment, c'est à lire ICI. Frédéric Weil, je l'ai enfin rencontré à Ambierle, il y a quelques semaines. Les impressions des contacts précédents, par téléphone ou mail, ont été confirmées alors. Amical, chaleureux, enthousiaste. Le portrait de Rue89 lui rend tout à fait justice, je trouve.

dimanche, 20 octobre 2013

Début de soirée

D'abord, il s'est agi de franchir un rempart de foule agglomérée. Dans les remugles de la promiscuité, le visiteur égaré pouvait soudain saisir la raison de cet encombrement. Une vieille tête connue. Michel Drucker, je crois, dédicaçait un livre, son livre dit-on sans rire, un objet de papier avec des signes imprimés dessus, tout à fait convenable je suppose pour toute personne qui ne lit pas mais veut serrer la paluche d'une icône de la télé, ou seulement la voir. Mon objectif étant de retrouver Laurent Cachard, je hurlai au dessus du public compacté : « Je ne veux pas voir Michel Drucker, laissez-moi passer. Je ne veux pas voir Michel Drucker, je veux voir Laurent Cachard, laissez-moi passer. » etc. Petit à petit, l'étau se desserra et je pus enfin approcher Laurent. Il était à la foire aux bestiaux du livre de Saint-Etienne, sur le stand de la librairie Quartier Latin, à la même table que Leny Escudero.
On se salue. Je suis ravi de le retrouver. La foule est moins dense ici mais tout de même, nos fronts luisent, nos barbes (Laurent laisse pousser, ce qui ne lui va pas mal) transpirent. Il dédicace sa Partie de Cache-cache à une de ses anciennes élèves, pas fâchée du souvenir de son prof de français, voire plutôt reconnaissante, venue avec sa maman (j'affirme qu'il existe un lectorat féminin de Cachard, je commence à accumuler des preuves.) Une dame venue voir Leny Escudero demande où il est, nous désignons le vieillard souriant, à quelques places de là mais elle ne comprend pas, elle répète après un moment d'hésitation « Il est là, Leny Escudero ? » Il faudra que je le désigne comme « celui qui ressemble à une vieille dame, là-bas » pour que le regard de la visiteuse s'éclaire et qu'elle émette une sorte d'exclamation désolée, exprimant ainsi un mélange de plaisir (voir enfin son idole) et de déception (Mon Dieu, tu ne nous épargnes donc rien). Laurent a beau expliquer à la dame que lui est plus jeune et qu'il fera de l'usage plus longtemps, ce que je confirme, la visiteuse ne quitte pas son objectif et nous abandonne. Je renonce à tenter d'approcher Delphine Betholon ou Thomas Sandoz, découvre à côté de Laurent l'écrivain Valère Staraselski, auteur d'une biographie d'Aragon. Le placer à côté d'un nizanien était de l'inconscience, mais les deux hommes sont courtois et intelligents et tout de passe très bien.
Dans la foule, une famille anonyme passe. Les enfants sont fatigués, ils réclament de l'espace, à boire, enfin qu'on arrête de piétiner comme ça au milieu d'une foule absurde.
J'ai quitté Laurent pour repérer la galerie Le Réalgar où dans quelques heures, ses amis et lui se donneront en spectacle. En reprenant et en déplaçant ma voiture pour la rapprocher, je revois des lieux de ma vie étudiante. C’est émouvant. Aucune nostalgie, pas de paradis perdu, d'âge d'or, rien de tout ça, mais le constat que les lieux sont là et nous, qui les regardons, également. Des survivants. Un effet de boucle aussi (était-il nécessaire que tu pérégrines ainsi pendant des années pour revenir ici, à cette place ? Qu'as-tu fait de tout ce temps ?) et un autre constat : les lieux ont peu changé. Et nous ? Finalement, en présence de son passé, on mesure le chemin parcouru et on réalise qu'on est le même, à peu de choses près. Fatigué, renouvelé, mais foncièrement identique. Bref.
Le Réalgar (nom étrange emprunté au vocabulaire de l'alchimie) est une galerie d'art dirigée par Daniel Damart qui l'a fondée en 2007, après un parcours professionnel sans rapport avec le monde artistique. L'homme s'est seulement senti un jour, las de travailler comme une brute pour des projets certes enthousiasmant, mais vides de sens. Ses goûts le portaient vers la peinture et la littérature. Il a tout arrêté pour se consacrer à sa galerie stéphanoise et depuis peu, Daniel Damart édite des nouvelles illustrées par les artistes qu'il défend. La première nouvelle publiée est le « Valse, Claudel » de Laurent Cachard, illustrée par un des nombreux complices de l'auteur, Jean-Louis Pujol. Ce dernier est exposé dans une salle attenante, tandis que Laurent, ce soir-là, s'exposait, assis derrière un micro, entouré de ses amis musiciens, devant une assemblée aussi exigeante que bienveillante.
Là, il commença par offrir un cadeau exceptionnel à l'assistance...

La suite demain.

samedi, 14 septembre 2013

La rentrée à La Livatte

affiche-expo-sept.jpgNU - LABORATOIRE COMPAGNIE

OUVRE LES PORTES DU LABO DE LA LIVATTE à partir de ce We et jusqu'au 13 octobre. Du vendredi au dimanche de 15h à 20 h.

Avec :

MOIRES par Nadège Duffy - art plastique et projections -
une plongée dans l'intimité des tisseuses de vie

LES PASSANTES par Marc Bonnetin - photographie participative -
une expérience visuelle et sonore immergée


Entrée : PRIX LIBRE

LE LABO, C'EST A ROANNE
17 BVD CAMILLE BENOIT

TEL : 06 15 98 87 43 Marc BONNETIN

mardi, 16 juillet 2013

Bonté du moment

C'est un endroit paisible, sous un saule, sur l'herbe tendre, en bord de Loire, avec parfois des cigognes et des hérons et, plus rarement, un couple de cygnes qui parade. Et ma petite famille sourit sous la bonne lumière qui inonde les heures. C'est fait, c'est vécu, c'est arraché aux malfaisants et aux pisse-froids. C'est de la paix indestructible.

mercredi, 05 juin 2013

Tadadam tadaiinn

Et celle-là ? : Tamtam tadam toutoutoutoutoutoutou Tamtam tadam... Non ?
Une autre : Tatalala lala lalalam patadaladalam, padalala pam paaaam palalalala palalalala tadalalala palalalala lammm...  Alors ?

Rien à faire, les génériques de séries, c’est quand même plus facile avec le son.

vendredi, 03 mai 2013

Recours aux forêts

N'en a pas fini avec la tentation de s'abstenir de lire de nouveaux auteurs, s'abstenir d'écouter de la musique actuelle, d'aller voir des artistes contemporains et des films récents et de rester connecté à l'actualité. Parce que, à un certain moment, le cerveau se fatigue de n'être que médiocrement stimulé, ou découvre que toute cette soif de culture contribue, paradoxalement, à l'engourdir. Alors, reprendre les livres et les musiques, reconsidérer les œuvres qui nous ont déjà émerveillés, et celles-là seulement. Quant à l'actualité, son triste bégaiement rabâché par les échotiers assoupis, quelle nécessité ?

Et puis, soudain, une invention hallucinante, un livre remarquable, une musique inouïe, un tableau bouleversant... C'est désespérant, ce déferlement incessant de merveilles.

vendredi, 22 mars 2013

Le sport contre la migraine

Le fameux Jeu de Front se pratiquait à l'origine avec des carreaux d'arbalète que les joueurs tentaient d'arrêter avec la tête. Cette pratique n'eut qu'un temps. On s'avisa qu'on pourrait remplacer les flèches par des ballons. Le jeu perdit en intensité ce qu'il gagna en nombre de survivants à la fin d'une partie. Mais un certain ennui se fit jour et le jeu tomba rapidement en désuétude. Glorieuse histoire du sport.

mardi, 18 décembre 2012

Côté lectures

Je n'oublie pas que je suis le parrain du club de lecture de la Médiathèque de Gilly-sur-Isère. J'ai ressorti mes notes et je vous propose ici ce que je retiens de mes lectures en 2012 : Sida mental de Lionel Tran, L'art français de la guerre d'Alexis Jenni, L'idée fixe de Paul Valéry, L'Exilé de René Pons, Un certain mois d'avril à Adana de Daniel Arsand, De si jolis chevaux de Mac Carthy, des nouvelles de Borges, Degrés de Michel Butor, Sept façons de tuer un chat de Matias Nespolo, Engeances de Frédérick Houdaer, Marius Beyle de Laurent Cachard, L'interrogatoire de Jacques Chessex, Ce qui stimule ma racontouze entretien avec Georges Pérec, L'auteur et moi d'Eric Chevillard, un inédit de Christian Degoutte, deux inédits de Daniel Arsand, Dans ma maison sous terre et Le cri du sablier de Chloé Delaume, Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan, Passion simple et La place d'Annie Ernaux, Les Nuits d'Hitachi de Sylvie Gracia, Dans la lumière des saisons de Charles Juliet, Hurraman Scriptu de Jean-Luc Lavrille, Explication des oiseaux de Lobo Antunes, Voyage avec mes ânes en côte roannaise de Jean-Yves Loude, Loin d'eux de Laurent Mauvignier, Amère indienne, Pierres de folie et Un homme à la mer d'Emmanuel Merle, L'odeur de l'Inde de Pasolini, Les choses, Un homme qui dort, Quel vélo à guidon chromé au fond de la cour et La vie mode d'emploi de Georges Pérec, Errata de Georges Steiner, Hangars de José-Flor Tappy, L'urgence et la patience de Jean-Philippe Toussaint, La journée vide de Joël Vernet, Dr Haricot de Fabrice Vigne.

Moins aimé : la trilogie new-yorkaise de Paul Auster (Cité de verre, Les revenants, La chambre dérobée), L'été du chien de Sylvie Gracia, La traversée de l'été de Truman Capote, Cour Nord d'Antoine Choplin, La horde du Contrevent de Damasio, Suites impériales de Easton Ellis, Excursion nocturne de Simon Narvaez, Les Revenentes de Georges Pérec, Le bagne de Jean Genet, Le grand homme de Philippe Soupault, pour ne parler que des plus intéressants (car je vous engage à les découvrir, c’est de la très bonne littérature tout cela, évidemment).

Belles découvertes aussi : les revues Décapage, Le Tigre, Cabaret et Le Believer.

Voilà. Bonnes lectures.

samedi, 09 juin 2012

Signature aujourd'hui

Cet après-midi, signature de « J'habitais Roanne », le livre boycotté par le premier hebdomadaire de ma région (phrase absconse, j'y reviendrai), à l'espace culturel Leclerc, à partir de 16 heures. Merci à tous ceux qui sont venus me témoigner leur soutien, à tous ceux qui ont déjà lu et aimé ce livre, à tous ceux qui viendront pour montrer qu'on peut respirer encore à travers le bâillon.

mercredi, 07 décembre 2011

La mauvaise réputation

Je suis cloué au lit, fiévreux, assommé, emmitouflé dans les couvertures, assoupi en regardant la cassette que ma fille m'a prêté, avec sur la table de chevet des livres achetés récemment par souci d'objectivité. Mais je sursaute : imaginons que je meure là, soudain. Et on me retrouverait, tout habillé dans mon lit, calanché devant Kung-Fu Panda 2, avec un Musso et un Lévy à portée de main !

samedi, 03 décembre 2011

Carrément Trop pas !

Laurent Cachard aime la chanson depuis toujours. Et il aime aussi la comédie musicale. Goût que je partage, d'ailleurs. C'est toute une équipe qui a rejoint l'auteur du Poignet d'Alain Larrouquis pour mener à bien un projet hors-normes : la création ex nihilo, avec ses propres moyens de producteur, d'une vraie comédie musicale. La comédie musicale est, pour l'auteur de langue française « le » genre casse-gueule par excellence. Laurent Cachard s'en sort en articulant intelligemment les chansons entre elles, tout simplement. Sur le blog consacré à la genèse de l'expérience, on peut en écouter quelques unes, dont la musique est signée de son éternel complice en la matière : Eric Hostettler (les compères ont déjà produit un album  : L'éclaircie).

Dans ce nouvel opus, ma chanson préférée est « l'inversion des choix ». Cependant, je dois admettre que « Trop pas », chanson d'ouverture qui donne le titre à la pièce, se retient facilement, s'incruste longuement et a accompagné une de mes insomnies, récemment.
En tout cas, vous qui, contrairement à moi, serez mobiles ce soir à partir de 20 heures, vous seriez bien inspirés de vous rendre à la Casa Musicale, pour le premier show case de ce musical auquel je souhaite évidemment succès et postérité. Tél : 04 78 83 40 82.

jeudi, 13 octobre 2011

Comme en flânant

Revenir sous cet arbre, dans cet été où tu me souriais, ou bien, sans plus de nostalgie, attendre le suivant.

Ma vie présente est une patience entre deux périodes heureuses. Et dans ce laps de temps, dans ce creux, je réfléchis à ce que je vais écrire. On annonce de sombres perspectives, notamment économiques (censées conditionner l'essence de nos vies), et finalement, si je suis inquiet pour mes enfants, je dois dire qu'en ce qui me concerne -puisque la vie m'est bonne entre la tendresse de ma douce et un peu de papier, un stylo, les milliers de bouquins qui nous entourent et qui n'intéressent personne- et bien on ne pourra pas me prendre grand chose. Alors...

A la maison, les plus intolérants, les plus égoïstes et malpolis sont les oiseaux, le poney, les chats et la chienne. Au milieu de cette famille à poils et à plumes, les humains font ce qu'ils peuvent pour satisfaire les uns et les autres. Ma douce notamment, qui court, achète, nourrit, s'empresse, panse et abreuve, n'omet pas de caresser et de flatter, de discuter un peu même. Quand je vois l'air blasé de nos chats, repus sur la banquette que nous désirions mais qu'ils ont investie, quand j'écoute dehors le hennissement du poney et son sabot qui frappe le sol dans l'impatience d'être servi et que je tente de manipuler la énième télécommande que la chienne a mordue, je me demande tout de même si nous méritons une telle expiation divine, ainsi donnée par l'entremise familière des bêtes qui voient les humains s'activer pour leur complaire. C'est en cela qu'on peut croire en un pacte secret conclu depuis les temps immémoriaux entre les animaux pour venger l'un des leurs : le serpent.

samedi, 25 juin 2011

24 heures chrono

A partir de 17h 40 ce soir, et jusqu'au lendemain même heure, nuit comprise, les 88 lecteurs enrôlés par l'association "Demain dès l'aube" se succéderont pour donner à entendre cinq œuvres d'Albert Camus :
L’EtrangerNocesLa ChuteL’Exil et le RoyaumeLe Premier Homme

Personnellement, ma douce et moi, nous entonnons le chant de l'indifférence et de l'engourdissement de l'Etranger à partir de 20 heures. Je vous invite néanmoins à venir soutenir les braves qui oeuvrent pendant la nuit, vers 1 ou 2 heures du matin.

L'événement se déroulera dans le jardin de l’ancienne Maison Maret-Cazamian, près de l’Eglise à SAINT-HAON-LE-CHÂTEL.

Chaque année depuis plus de dix ans, cette folie rassemble un public nombreux, émerveillé, discret, amoureux de la littérature.

Si vous voulez passer un moment hors du temps, hors des imbécillités du monde, c'est là que ça se passe.

mercredi, 22 juin 2011

Un effort

Aujourd'hui amusons-nous à sourire à toutes les personnes que nous croisons, et essayons de ne pas nous faire tabasser par la police, pour provocation

dimanche, 12 septembre 2010

Salon de l'aigri

Vous pouvez me retrouver encore cet après-midi au salon de l'écrit de Commelle-Vernay, dont l'organisation est partagée avec plusieurs communes limitrophes. L'originalité de ce salon est qu'il est accueilli chaque année dans une commune différente de la région. Lectures, dictées, débats, et surtout stands avec auteurs (c'est une rafle : il y en a une cinquantaine, presque tous édités à compte d'auteur). L'an dernier, c'était charmant : nous étions alignés comme des boeufs au salon de l'agriculture, et les promeneurs du dimanche, venus par curiosité avec leur poussette et leur grand'mère, passaient devant nous en nous observant. Tout juste si on ne nous flattait pas la croupe.

Autrement, les écrivains se jaugent et médisent de l'un ou l'autre, observent combien untel a vendu. On y retrouve aussi des auteurs amis, car il y en a. De ceux dont les exigences sont parentes.

vendredi, 10 septembre 2010

Kubrick, image fixe

(News d'après Arthebdo)

"Stanley Kubrick a commencé sa carrière comme photographe. Muni d’un appareil offert par son père, il débute à l’adolescence puis se fait engager au magazine Look au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’a que 17 ans. Il y fait ses premières armes de scénariste, construisant ses reportages comme des récits complets, qu’il s’agisse de la vie des étudiants de l’université Columbia, de la journée d’un jeune cireur de chaussures de Brooklyn, ou encore de la traque des petites frappes et de leur transport en Paddy Wagon, le « panier à salade » de l’époque. Plus de deux cents images sont présentées, parmi les 20 000 que conservent le Museum of the City à New York et la Bibliothèque du Congrès à Washington, un patrimoine encore très peu étudié."


• Kubrick fotografo à l’Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti jusqu’au 14 novembre 2010.

 

Pour en savoir plus (et surtout admirer quelques clichés du jeune génie) :  Cliquer ICI.

 

05:21 Publié dans Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 01 septembre 2010

En terre inconnue

On pleure beaucoup dans « rendez-vous en terre inconnue », dans le déchirement des départs bien sûr, mais aussi dans certains climax fort réussis il faut bien le dire, et qui emportent l’adhésion des spectateurs, entraînés dans le même élan de sincérité de stars médiatiques dont la vie, par essence, en est singulièrement dépourvue (de sincérité, suivez mes phrases, je vais pas tout vous expliquer deux fois).
Les crises de larmes sont en général soulignées d’un phrasé mélancolique interprété au piano, vestige de l’artifice sonore cinématographique, lui-même héritier de l’opéra et d’une tradition encore plus ancienne où la langueur aime l’écho harmonique de l’instrument, compagnon des larmes. La musique de l’émission étant donnée ici comme un des symptômes de l’artifice dont la réalisation est riche (l’équipe vidéo n’est jamais présentée, comme si nous assistions à l’irruption du seul invité et de Frédéric Lopez dans les contrées les plus lointaines, dont les images nous parviendraient magiquement, sans le viatique de la technique), mais dont nous sommes tellement coutumiers qu’aucun ne nous semble plus illégitime.
Dans un épisode récent, l’invitée (Mariane James) se retrouvait juchée sur trois bouts de bois en plein milieu d’un océan interminable, dans la fantaisie d’un paysage époustouflant. Elle fut submergée d’une émotion que, moi-même assez fleur bleue, je n’eus aucun mal à partager. « Que c’est beau » répétait la star, et nous savions que c’était vrai. Nous avons tous, devant notre poste, tenté de faire abstraction des vilaines pensées (oui, mais là, dans ce mouvement circulaire, la caméra et le perchman sont dans un bateau à moteur, vu la vitesse, et puis ce plan à présent : il faut un hélicoptère…) pour nous accorder avec son bouleversement intime et écouter au fond de nous, le remuement éprouvé devant-les-spectacles-de-la-nature-qui-nous-rappellent-notre-juste-place-dans-l'univers-zimboum. N'empêche, me disais-je entre deux serrements de gorge, l'efficacité de ce pathétique-là n'est pas loin de celle de la littérature, dont les artifices ne sont pas moins grands, les violons pas moins visibles parfois, l'effet sur le lecteur pas moins suspect de sincérité que celui de ces images de télévision sur le téléspectateur.

05:22 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2)

mardi, 13 avril 2010

Terra Botanica

Sûrement, je suis de parti pris, pour certaines raisons, liées à la famille, mais ce nouveau parc d'attraction, situé à Angers, n'est pas comme les autres. Il se nomme Terra Botanica, et fait la preuve qu'on peut proposer des attractions distrayantes, spectaculaires et familiales, tout en restant intelligent, esthétique et instructif. Un autre monde que la supeficialité disneyenne. Une réalisation ambitieuse mais raisonnée, à l'image du pays de là-bas.

05:25 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)