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Voyage

  • 3469

    Si on accorde crédit aux sculptures de l'Île de Pâques, il n'est guère étonnant qu'une civilisation menée par des grandes gueules avec un petit cerveau, ait périclité rapidement.

  • 3413

    Dans quelques heures, je pars pour Saint-Etienne, ma seconde ville après Roanne en quelque sorte, parce qu'une longue histoire me relie à ses rues et à ses habitants. J'ai failli y vivre et y travailler, il y a longtemps. Je rappellerai ces souvenirs lors du lancement officiel de ma résidence, ce samedi à la médiathèque de Tarentaize.

    J'évoquerai aussi cette notion qui me travaille souvent : le hiatus permanent qui existe entre l'écriture qui, dans mon cas, réclame silence et solitude, et le matériau humain que cette écriture investit, qui exige le contact avec la société. Partir en résidence, demeurer ailleurs, est peut-être une solution à ce dilemme.

    La résidence à Saint-Etienne m'a été proposée alors que mon dernier roman semblait bien diffusé et bien reçu, et commence, quelques mois plus tard, à un moment étrange de ma vie. Manuscrits discutés, perspectives de publications repoussées vers un horizon désespérément lointain... C'est un écrivain en proie au doute (plus que d'habitude, veux-je dire) qui est accueilli dans la capitale ligérienne. Faire avec ce doute, travailler sur ce doute, mettre en scène les atermoiements du doute, c'est un matériau possible. L'exploiter sans se regarder le nombril, c'est le mode à définir. Une moindre politesse. Il y a de toutes façons un thème que j'ai promis à mes hôtes de travailler, et qui m'obligera à la discipline de l'écriture sans avoir recours à l'artifice des affres de la création (car c'en est un, sachez-le). J'en parlerai plus tard, ici.

    Pendant quelques jours, je n'aurai pas Internet pour des raisons techniques. Ensuite, ce blog pourrait être le support d'une chronique de mon temps de résidence. Aucune promesse, je m'interroge seulement. Car il se peut que je reste silencieux pendant deux mois, concentré sur la routine monacale que je me serais infligé. Qui sait ?

    Pour l'heure, préparer les affaires, rassurer ma douce. Après tout, lui dis-je, je n'ai jamais été si près de revenir.

     

  • 3374

    Me voici de retour, après un parcours d'une semaine en Franche-Comté, guidé par les salariés et bénévoles du Centre Régional du Livre. C'étaient donc les Petites Fugues. Toute une équipe dévouée à la cause de la littérature emmène plus de vingt auteurs à la rencontre de leurs lecteurs, pendant deux semaines éprouvantes pour elle (l'équipe). Je pense à ces belles personnes qui se sont données tant de mal. Pour qui il n'y a pas de routine et qui font comme si leur exceptionnelle disponibilité était normale et simple. Au XXIe siècle, au milieu de nos carnages et de nos désolations, non, ce n'est ni simple ni normal. C'est un combat essentiel.
    Je ne vais pas citer chacun, chaque lieu, chaque accompagnant, me livrer à une énumération qui serait stérile pour qui n'était pas là. Permettez-moi seulement de dire ma reconnaissance à l'équipe du CRL, aux bibliothécaires et professeurs qui m'ont invité, aux curieux qui sont venus, aux élèves qui m'ont interrogé, aux bénévoles qui se sont démenés pour que tout soit impeccable. Huit rencontres sur cinq jours, et autant de fois un public conséquent, et autant de fois des efforts particuliers pour travailler les livres en amont, faire vivre leur lecture. Pas seulement le dernier, et c'est cela qui fait une différence. On m'a ainsi permis, ce qui est rare, de parler de mon travail, au-delà d'un seul roman et, si cela m'inspire parfois de longues digressions, d'aller au-delà du texte le plus récent pour mettre en perspective ce qui commence, aujourd'hui, à ressembler à une œuvre (et, par conséquent, me fait réaliser que quelque chose se met en place, qui vient de moi et pourtant me dépasse).
    Je reviens chez moi en conservant le souvenir de tant de sourires, de tant de pertinence, de tant de lieux, de tant de bienveillance. Ces quelques mots ne sont pas un bilan, juste une manière de fixer la joie vécue. Il faudra du temps pour que j'assimile tous les bienfaits traversés, concentrés en quelques jours. Finalement, ces quelques phrases tentent de dire merci. Parce que, vraiment, merci.

  • 3258

    Noirmoutier ! L'île ! Le salon du livre de mer ! (et j'arrête de mettre des points d'exclamation). J'hésite entre l'enthousiasme et, c'est vrai, la surprise. Je suis invité au salon du livre de mer de Noirmoutier. Oui. Quelle œuvre a pu inspirer aux organisateurs cette invitation, moi qui suis tellement terrien ? Les Nefs de Pangée.

    Tout le week-end, j'essayerai donc de défendre mon roman entre spécialistes de la voile et aventuriers de haute-mer. Je vous raconterai. J'emporte mon calepin pour dessiner. Retour lundi soir (car, déjà, une journée de déplacement pour rejoindre ces beaux endroits, une autre pour revenir...). Cadeau improbable de l'écriture. beau cadeau. Je suis très heureux.

  • 2574

    L'hôtelier vénitien n'en pouvait plus de ces jeunes cons qui trouvaient romantique d'aller massacrer un approximatif O Sole Mio, sous le balcon de leur copine, au pied de son établissement. Maintenant, il les fusillait. Un fracas bref, puis le silence.

  • 2552

    Render Nefs de Pangée OK.pngC'est parti !

    Les Nefs de Pangée, sortie le 21 août 2015. 496 pages d'aventures, de drames intimes, de batailles épiques et de tempêtes.

    L'avènement d'un nouveau genre : la fantasy opera.

    Accrochez-vous au bastingage !

  • 2538

    Se référer à la figure d'Ulysse pour vanter l'idée du voyage, c'est oublier un peu vite que, d'abord, Ulysse aurait beaucoup donné pour rester chez lui, pépère, et que, en plus, son périple est un modèle d'accumulation de calamités et de mauvais coups, qui ferait fermer boutique à n'importe quelle agence de voyages. 

  • 2495

    C'est bientôt.

    Piégon, Emmanuel Merle, Christian Chavassieux, Corie Bizouard, Jackie Platevoet, Lucifer Elégie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'est encore plus tôt.Malaucène, Emmanuel Merle, Christian Chavassieux, Corie Bizouard, Jackie Platevoet, Lucifer Elégie

  • Où on parle (enfin ?) d'Ernest

    une ombre dans la marche triomphante de l’argent et de la bien-pensance

    Source : article Une petite tranche de fresque avec Christian Chavassieux ? - Place Gre'net de PlaceGrenet

     

    "une ombre dans la marche triomphante de l’argent et de la bien-pensance"

    Sur le blog de Danielle Maurel, une critique superbe de "L'Affaire des Vivants". Parce que superbement écrite et pensée.

    Danielle Maurel a fondé avec des amis l'association Rives & Dérives qui "invit[e] des écrivains, [publie] un petit journal, bref [partage] cette faim dévorante et communicative". Depuis plusieurs années elle " anime des débats et des échanges littéraires, participe au Printemps du livre de Grenoble, aux littératures voyageuses d’Albertville, au Festival du premier roman de Chambéry, etc."

    Elle avait ainsi animé et présenté chaque livre de la rentrée littéraire organisée par l'ARALD en septembre.

    Qu'elle ait voulu prolonger ce moment en évoquant si intelligemment mon roman, est une source de plaisir que vous pouvez peut-être imaginer s'il vous est arrivé de vous retrouver sur une scène, un Oscar en main.

  • Souvenir de Moscou

    C’est pendant la visite du mausolée de Lénine que la fille tenta de lui voler un baiser. Il la détestait, le lui dit sans ambages, ajoutant même qu'il préférerait rouler un patin à la momie de Lénine plutôt que de l'embrasser, elle. Mis au défi de le prouver, il s'était exécuté. Après coup, franchement, il avait regretté ses paroles.

  • La croisière abuse (billet rétro-actif) *

    Le personnel philippin, très sympathique. Toi, tu es sur les flots pour en profiter. C'est chouette. Et puis tu apprends que ces gens payés à coups de fronde partent pour neuf mois sans un jour de congés, qu'à la fin des neuf mois ils sont notés et qu'en fonction des notes, ils auront-ou non- droit à un peu de vacances. Il faut le savoir, les pirates n'ont plus besoin d'attaquer, ils sont déjà à bord.

     

    * heureusement, Cachard veille au grain. Il y avait eu un problème de mise en ligne. Avec les excuses de la direction.

  • L'aventurier

    Pendant que vous lisez ce billet, je suis à Paris, magie de la programmation anticipée qui nous rend ubiquistes. Que fais-tu dans la vieille capitale, Ô provincial égaré ? Je vais rencontrer mon futur éditeur, peut-être aussi mon éditeur actuel avec ma correctrice (voir si le portrait que je me suis fait d'elle en guêpière et fouet correspond), retrouver quelques ami(e)s et tenter d'assister aux répétitions des parties musicales de Pasiphaé. Cependant je laisse ma douce, partagée entre le bonheur de me savoir aux prises avec ma passion et son angoisse de me voir emprunter des moyens de transport aussi dangereux que le train, le métro, peut-être même le bus ou le vélib' ! C’est sûrement prétentieux, mais je promets, moi, de faire attention aux camionnettes de blanchisseurs.

  • Promenade sonore

    Si vous souhaitez vivre une expérience extraordinaire, rendez-vous place de lattre de tassigny à Roanne. L'association MICRO vous entraîne pour une promenade individuelle et sonore. Vous fermez les yeux, on vous guide, perception de l'espace et du monde incroyable. Chaque balade dure un quart d'heure. Inoubliable. J'officie ce matin de 10h à midi, mais le stand est ouvert toute la journée. C'est gratuit, bien entendu.

     

    Parallèlement, on vous donne une carte sonore de Roanne. Une vingtaine de lieux, recensés par MICRO, où vous vous rendrez quand bon vous semblera, pour découvrir la ville sous un aspect indédit. Quelle chance nous avons d'avoir de tels talents sur le territoire !

  • Vacances

    Moi, je travaille, mais Kronix prend des airs de vacances (puisque je travaille, vous suivez ?). Donc, du billet léger, avec ces images magnifiques prises par Knate Myers depuis la station spatiale internationale (au passage, vous y pensez, comme moi, qu'une station orbitale est habitée en permanence depuis des années au dessus de nos têtes, comme dans "2001" ? ).

    Le globe de nuit, et l'activité humaine qui modifie le visage de la planète. Superbe et envoûtant.

     Et puis pour les fans anglophones, un documentaire sur David Lynch, intégral et légal. C'est ici.

     je vous gâte, hein ? Malgré tout, j'ai un peu honte de ne pas avoir écrit de billet pour aujourd'hui. Je vous le dis, ça reste entre nous.

    Tenez, tout de même, pour ceux qui ne me suivraient pas sur "ventscontraires", le dernier billet pblié chez eux, inédit ici, c'est cadeau :

    "Tel nazi a été complice de la mort de 15700 personnes, tel régime en a éliminé 3100 000, tel tortionnaire exécuté 2500, tel général massacré 55 000, tel dictateur tué 690 000. En dehors de l'horreur des actes, on ne peut s'empêcher d'admirer la passion de ces types pour les comptes ronds."

  • Desireless

    La valise a pris en main le voyageur. Elle le conduit, vaguement hébété, dans les couloirs de l'aéroport. Un peu inquiète, elle devra le laisser tout seul sur un fauteuil tandis qu'elle rejoindra ses amis pour faire le trajet dans la soute. Elle songera au débarquement, ennuyée d'avance de tourner en rond longtemps avant de remettre la main sur son porteur, qu'elle s'abstiendra de morigéner pour sa lenteur. Car elle sait combien l'avion le stresse.

  • Kubrick, image fixe

    (News d'après Arthebdo)

    "Stanley Kubrick a commencé sa carrière comme photographe. Muni d’un appareil offert par son père, il débute à l’adolescence puis se fait engager au magazine Look au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il n’a que 17 ans. Il y fait ses premières armes de scénariste, construisant ses reportages comme des récits complets, qu’il s’agisse de la vie des étudiants de l’université Columbia, de la journée d’un jeune cireur de chaussures de Brooklyn, ou encore de la traque des petites frappes et de leur transport en Paddy Wagon, le « panier à salade » de l’époque. Plus de deux cents images sont présentées, parmi les 20 000 que conservent le Museum of the City à New York et la Bibliothèque du Congrès à Washington, un patrimoine encore très peu étudié."


    • Kubrick fotografo à l’Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti jusqu’au 14 novembre 2010.

     

    Pour en savoir plus (et surtout admirer quelques clichés du jeune génie) :  Cliquer ICI.