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17 : 23 (deuxième partie)

La journée se passa ainsi, avec une sourde angoisse qu’il tentait sans arrêt de liquider en répétant à sa compagne, ses amis et collègues, le rêve étrange qu’il avait fait. Il le racontait de façon plaisante pour avec eux, rire de bon cœur. N’empêche, les heures passaient et, malgré lui, il en redoutait le glissement inexorable. Heureusement absorbé par le travail, il parvint, crut-il, à oublier son inquiétude irrationnelle. Au fond de lui, de temps en temps, l’affichage digital de la montre du rêve réapparaissait avec sa netteté de cauchemar, le son hyperréaliste qui l’accompagnait, et les chiffres fatidiques, du même vert indélébile sur leur fond de nuit. 17 : 23. Il ne pouvait retenir son cerveau d’échafauder des hypothèses, de renier la tentation magique de la prémonition et dans le même temps, il calculait que l’heure était à peu près celle de sa traversée de la ville. Il revint également à la défiance pour son cœur, suspect selon son médecin, d’être plus fatigué qu’il ne le croyait. Le temps enfin accomplit sa marche lente et le délivra, comme d’habitude, après 17 heures. Il sortit du bureau et salua ses collègues qui plaisantèrent en souhaitant le revoir le lendemain. Il rit à leur adresse et se tourna vers la rue, visage soudain fermé. Arrêté sur le trottoir, il s’attarda pour considérer le ciel, les façades des bâtiments, les passants ; il écouta avec attention les bruits, respira l’air agité par le vent d’ouest, celui qui apporte l’orage. Pas de voitures dans son angle de vue. D’un pas décidé, il traversa la rue.

A suivre

Commentaires

  • C'est un nouveau roman? Tu l'écris en direct sur le blog?
    Bon, je suis rentré, je vais repartir un peu; j'envoie demain mon fichier final du livre-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom et sauf décès subit de toute l'équipe de lecture de "Raison & Passions", c'est vers la mi-septembre que je pourrai livrer (tiens, c'est pour ça que ça s'appelle comme ça?) mes travaux à la vindicte littéraire!
    Je m'attelle très bientôt, également, au "rire du limule". La rentrée va être chaude!

  • Non, c'est une bricole en 6 parties (je pense). Merci de ton passage et bonne fin de vacances (bonne rentrée surtout). Ah, vivement la mi-septembre. J'ai hâte de me plonger dans cette nouvelle aventure littéraire. Je suis très heureux pour toi. Pour "le rire du limule", tu n'es vraiment pas obligé. Laisse ça pour un soir où tu as prévu de t'alcooliser, par exemple. A bientôt.

  • J'ai croisé un limule (4 exactement) à Nausicaa, à Boulogne sur mer. C'était impressionnant. Très très très laid, je n'imaginais pas. Pas plus que la bouche d'un oursin ou un simple poisson licorne.

    ... surtout le poisson licorne en fait.

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