lundi, 07 janvier 2013
Les oreilles dégagées
Chère coiffeuse, ne le prenez pas mal. Si j'ouvre un livre dès que vous ouvrez la bouche, si je me plonge dans la lecture sans vous regarder, ce n'est pas que votre babil m'insupporte ou que je méprise le spectacle de votre savoir-faire. Au contraire, je suis gêné pour vous, je refuse d'assister à votre humiliation. Que quelqu'un s'abaisse à me couper les cheveux me semble un reliquat de rapports inféodés, comme si vous me ciriez les chaussures ou me laviez mes slips.
05:28 Publié dans choses vues, Nouvelles/textes courts | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



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Commentaires
Desproges,"Le mari de la coiffeuse", associations du soir. Et une phrase retenue récemment, très éloignée de l'élégance des lieux, mais bon les mots..."Qu'on la secoue ou qu'on l'agite, la dernière goutte c'est pour le slip".
Écrit par : jacques | mardi, 08 janvier 2013
Répondre à ce commentaireFinement observé.
Écrit par : Christian | mercredi, 09 janvier 2013
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