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mercredi, 29 juin 2016

Contes horrifiques

Insensiblement, la couleur du ciel changea. Le bleu presque blanc de la canicule vira à l'outremer et à l'indigo, par place. Chaque aube trouvait le jour plus dilué, et le fond de la nuit rongeait sa voûte comme une lèpre. Un jour -mais était-ce encore un jour ?- le soleil déroula sa course sur une étoffe de nuit éclaboussée d'étoiles minuscules. Ses rayons ne réchauffaient plus rien. Le crépuscule fut d'un noir mat et sans astres. Le soleil ne reparut pas. Il se fit un froid sidéral. Ne restait plus qu'à compter les minutes qui nous séparaient de la pétrification. Nous nous serrâmes dans les bras les uns des autres, sans prendre garde à qui nous embrassions ainsi. Il n'y eut plus de bien ni de mal. Nos regards échangés se muèrent en vitrail.

Commentaires

Voilà un bon incipit d'une nouvelle ou d'un roman. On en envie d'entrer plus avant dans le vitrail !

Écrit par : christophe sanchez | mercredi, 29 juin 2016

A toi l'honneur. Moi, je trouve que ça finit aussi bien.

Écrit par : Christian | mercredi, 29 juin 2016

Les commentaires sont fermés.