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vendredi, 05 août 2016

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Premier jour. Je reconnais la terre où je m'abîme. Elle a porté tant de mes rêves et de mes gammes. J'ai supplié de n'y pas tomber, parfois. Parfois, j'ai réclamé sa douce embrassade. Là, je m'enfonce. Ma prière au Maître a déclenché un rire de moquerie, et j'ai senti le froid soudain m'ensevelir. Je rentre dans le secret de la nuit. Depuis le sol humide, s'efface le dernier jour. Il fait un peu froid mais je suis sans frisson, ma peau nue durcit déjà. De l'extérieur, me viennent des parfums paludéens, des tintements de rainettes, des appels sauvages. Depuis ces profondeurs, je respire et médite. A la surface, les beautés sont tragiques, les hommes chevauchent des soleils, les femmes profèrent des incantations à la lune. Mais ici, le silence envahit ma tanière. Je me noie, j'inverse le temps, tout s'évanouit. Je suis dans l'éternel exil, depuis un temps inconcevable. Je suis vagissant, sous une arche de pierre.

 

Extrait de "Le rire du limule", 2009.

Commentaires

Allez encore une parole de chanson (française) et puis j'arrête de m'étaler ici parce que mine de rien je prends de la place. "Envole-moi envole-moi envole-moi loin de cette fatalité qui colle à ma peau ! Envole-moi envole-moi envole-moi remplis ma tête d'autres horizons d'autres mots.... Envole-moi me laisse pas emmène-moi croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas envole-moi tire-moi de là regarde-moi bien je ne te ressemble pas ENVOLE MOI avec ou sans toi je ne finirai pas comme ça".

Écrit par : catherine | samedi, 06 août 2016

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