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Hier, sous le cerisier plein de fleurs et d'abeilles, le soir était doux malgré avril. Une journée était passée, une journée de terre et d'herbe, et de joie d'enfant, et de mésanges et d'hirondelles. Nous deux assis côte à côte, silencieux, heureux de partager cette paix invraisemblable. Mais la sourde angoisse qui vient de là-bas, juste assez de saleté portée en nous, avec nous, sur ce banc, juste assez pour mesurer la fragilité et la beauté de l'instant. Ils ne nous les volent pas, ces moments ; ils les exacerbent. Sans la dureté des autres, on pourrait ne pas la remarquer, la tendresse du monde.

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