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Beaucoup d'écrivains, à cette mondanité. Comme souvent, je ne connais personne et on m'ignore assez logiquement. Je m’accommode de cette situation, en général. Pourtant, ce jour-là, ma solitude me déplaît. J'erre, coupe de champagne à la main, jusqu'à trouver un autre médiocre, un primo-romancier déjà âgé, que j'ai écouté parler de son roman tout à l'heure, pendant un débat. Je l'aborde par surprise au moment où, désespéré qu'on lui adresse la parole, il s'est décidé à mâcher un petit four. Il est visiblement soulagé qu'un type s'intéresse à lui. Je l'interroge sur son livre que je ne lirai pas. Il m'explique tout le bien qu'il en pense. Ça nous désennuie quelques minutes. Finalement, on se met à boire et à manger pour éviter de se parler et de se regarder. Je comprends d'un coup l'intérêt des buffets. Visez les gens qui se bâfrent et picolent : Sûr que ce sont les perdants, les relégués… Tiens, bonjour monsieur Matzneff, un petit creux ?

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