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A la manière de...

Céline

On remarque qu’il n’y avait personne dans les rues, à cause du virus ; pas de voitures, rien. « Restons pas dehors, me dit Bourate. Rentrons ! » Et voilà qu'on pousse la porte d'une baraque au jugé, comme ça, sans prévenir à la cantonade qu'on était sûrement infectés. La famille dans le logis devine de suite, pas la peine de raconter d'histoires, avec nos binettes à moitié retranchées sous la toile du masque réglementaire. Et des cris ! Et la mère de toute la smala qui s'avance et me plante le manche de son balai sur la poitrine, « Qu'est-ce que c’est que ces anarchistes ? », qu'elle dit, la mère, en m'envoyant une salve de postillons sûrement pas plus clairs que mon haleine, « M'envoyez pas vos miasmes ! », que je lui réponds, comme ça, parce que j'ai de l'instruction, du tac au tac. Au flanc, Bourate s'interpose : « On est des services sociaux, qu'il aboie à travers son masque, montrez-moi votre frigidaire, perquisition ! »

 

Demain : Flaubert.

Commentaires

  • Les parcs sont vidés et les bancs sont légers
    la pie ne cherche plus son pendant adoré
    la mort se tient comme un arbre est penché
    le vent s'en va et nous serons passés
    (Desnos ?)

  • AH oui, bravo ! On va finir par une anthologie... (l'ami dont je parlais dans le post d'hier, a quant à lui produit un très joli Péguy et un superbe Saint-John Perse. )

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