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Première marche -5

Et la préface ? Ah. La préface... Le Baiser de la Nourrice est dédié à Jean Mathieu, il est donc tout naturel que je le sollicite. Je souhaitais aussi impliquer un autre auteur, connu de longue date : Jean-Pierre Andrevon. Jean-Patrick me rassure, il est possible de mettre deux préfaces, ils l'ont fait notamment pour l'édition précédente des "Soeurs Océanes" : La Chair, de Serge Rivron.

Jean est évidemment d'accord. J'écris à Andrevon. Pourquoi Andrevon ? Parce qu'il fut l'un de mes premiers lecteurs. C'était dans les années 97 ou 99 je ne suis plus sûr. J'avais enfin mis la dernière main au premier roman qui me semblait être assez "professionnel" pour être proposé aux éditeurs. Cela s'intitulait A la Droite du Diable, c'était un gros volume, ressortissant manifestement du genre SF, dont Andrevon est un des maîtres, en France. A l'époque, je faisais partie de l'équipe d'organisation du festival de la SF à Roanne. Le président du festival, Jo Taboulet, me confia l'adresse d'Andrevon, à qui j'envoyai le manuscrit. Il le lut, me le rendit avec un mot griffonné, que j'ai encore, disant en toutes lettres : "C'est excellent. Si j'étais directeur de collection, je le publierais." Plus loin, il me conseillait de présenter le texte à "L'Atalante", éditeur de romans relativement "en marge", comme l'était le mien. La tentative échoua (de peu : le comité de lecture hésita longtemps, tergiversa, avant de renoncer finalement, évoquant une certaine "froideur"). Mon premier échec, ou semi-échec, puisque le manuscrit avait tout de même franchi divers seuils de sélection, pour être discuté in fine, par plusieurs lecteurs.

Depuis, je lis autant que possible les derniers romans de Jean-Pierre Andrevon, auteur prolofique, et il m'arrive de lui écrire (rarement, j'admets). Il y a un mois donc, je m'enhardis (cette histoire est une longue suite de dépassements de ma réticence viscérale à croire en moi) à lui demander s'il veut bien écrire la préface de mon premier roman édité, le Baiser de la Nourrice, dont le texte est joint à mon courriel. La réponse est immédiate, c'est l'accord de principe que j'espérais, et c'est la briéveté du roman qui a été l'élément décisif.

Quelque temps plus tard, Andrevon m'adressait une préface drôle, vive, à son image. Suivra celle de Jean, que je me permettrai de mettre en ligne ici.

Ce sera pour demain, ou dans les jours qui viennent, si le temps me manque.

Commentaires

  • Et bé, j'avais pas eu le temps de revenir ici depuis quelques jours, je ne sais plus pourquoi...
    Quand on lit tout cela, on baigne dans une ambiance de confiance et de sérénité qui sent bon le papier. On a envie de se glisser dans vos réunions comme une mouche pour sentir l'odeur du café et le bien-être de cette collaboration. On vit ton parcours de magnifique manière. On n'attend plus qu'une chose, arriver devant un rayon de librairie où se reposera le BAISER en guettant notre arrivée. Qu'il guette, qu'il guette, nous serons là rapidement.
    Encore un grand merci au passage mais j'y reviendrai!

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