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Livres

  • 3222

    Amis lecteurs, chères lectrices, Kronix suspend son activité (déjà erratique ces derniers temps) jusqu'à lundi. Je suis ce week-end au Salon du Livre de Villeneuve-sur-Lot, en très bonne compagnie.

    Ce jour, je vous suggère d'aller rencontrer Paola Pigani à la librairie Le Carnet à Spirales, à Charlieu. C'est à partir de 16h45, et je sais que ce sera bien (j'enrage de ne pas me trouver là, mais impossible de me diviser).

     

  • 3219

    LECTURA+ est un portail numérique qui permet d'accéder aux fonds patrimoniaux écrits et graphiques des médiathèques de la région Rhône-Alpes-Auvergne. Nous sommes quelques auteurs à avoir été invités à produire un texte inspiré d'un document conservé dans un de ces fonds. Chaque texte est lu par un comédien ou une comédienne, à écouter sur la page dédiée : "Les Flashbacks du patrimoine". Les lectures sont accompagnées d'une version numérisée du document et d'une interview de l'auteur. La première mise en ligne est la lecture d'un texte de Viviane Perret sur History of the indian tribes of North America de Thomas Mc Kenney. Trois superbes volumes illustrés présents à la bibliothèque municipale de Grenoble.

    Suivront Alexis Jenni, Lionel Bourg, Emmanuelle Pagano, Carine Fernandez et Jérôme Leroy. Quant à moi, je vous signalerai quand mon texte sera en ligne. J'ai travaillé sur un document de la Médiathèque de Roanne : "Le balet comique de la Royne" (oui, balet avec un seul "l", la graphie du XVIe siècle).

  • 3202

    Il y a un moment, dans l'écriture d'un livre, où vous comprenez enfin ce que vous êtes en train de faire, révélation plus ou moins tardive selon l'entreprise. Pas : quel est le sujet de votre roman, cela vous êtes censé le savoir, tout de même. Plutôt : De quoi je parle, au fond, qu'est-ce qui, viscéralement, m'a imposé de rester autant de temps concentré et isolé, à la recherche d'un rythme et d'une justesse d'expression, qu'est-ce que je cherche à travers mon texte ? Et ce n'est pas forcément clair à l'amorce du travail. On peut même postuler que l'écriture d'un livre a pour but premier de révéler aux yeux de son auteur, les raisons qui ont poussé à l'entreprendre.
    Le moment que j'évoque se manifeste par une sensation particulière, une émotion assez indescriptible. Pour moi, elle est similaire à une autre sensation, guère plus commode à exprimer, qui naissait, à l'époque où je dessinais ou peignais des portraits d'après nature (jamais d'après photo, cet expédient vulgaire), quand, la personne en face de moi, je voyais, trait après trait ou coup de pinceau après coup de pinceau, s'affirmer une ressemblance. Le visage qui apparaissait sur la toile ou le papier, était bien celui de mon modèle. J'y étais. Je ne savais jamais par quel détour ce petit miracle se produisait mais c'était ainsi : j'avais saisi et traduit cet étrange motif qui crée l'illusion de la ressemblance. Cela venait brusquement, au hasard d'un trait anodin, par surprise. Soudain, quelque chose s'était éclairci. Je savais que, désormais, je passais d'un autre côté de la réalisation. C'est ainsi que, dans la pratique de l'écriture, à des moments variables dans la construction d'un récit, je perçois avec étonnement (et quelle satisfaction!) que « j'y suis ». Tout devient net, tout prend sens : les phrases qui m'ont amené à ce point, les prolongements que ce basculement implique, ce que sera le roman achevé.
    La difficulté réelle se situe par conséquent au début de l'écriture d'un roman. Quand rien n'est fixé, que tout menace de se dérober à tout moment, que le sens ne s'est pas encore affirmé, quand rien n'est évident. Il y a quelque chose d'absurde d'entreprendre l'écriture avec le secret espoir qu'un but s'annonce. Vous pouvez travailler des mois, peut-être des années, avant que se manifeste la sensation évoquée plus haut. Et il y a cette hantise : est-ce que vous y parviendrez ? Ainsi, il m'est arrivé d'aller jusqu'au bout d'un texte, de travailler plus d'un an sur un roman, de poser le point final, sans avoir connu cette grâce (et dans l'état d'incertitude que vous pouvez deviner). Assez logiquement, il se trouve que ces romans-là ne provoquent qu'une réaction embarrassée de ma première lectrice, augure du refus de mes éditeurs. J'espère sincèrement que les autres écrivains ne connaissent pas ces affres et entrevoient clairement dès l'origine, l'ensemble de ce qu'ils ont entrepris de créer. Je crois avoir une bonne notion des sentiments de Sisyphe, quand il appuie ses mains contre la pierre, s'arc-boute et  pousse son rocher, au pied de la pente incessante.

     

    Peut-être parlerons-nous de cela, à partir de 16h30, avec Jacques Plaine, à la Librairie de Paris, à Saint-Etienne...

  • 3200

    Grand rendez-vous pour moi, vendredi 14 avril, à la libraire de Paris, à Saint-Etienne, (6, rue Michel Rondet).

    D'abord, avec une rencontre autour de mes livres, animée par Jacques Plaine, à 16h30 (une des rares fois où j'aurai l'occasion de m'exprimer sur mon travail d'écriture, de mettre en perspective les thèmes, expliquer les passerelles entre les textes, etc. Je vois ça comme un beau cadeau, cette chance d'évoquer assez longuement parcours et choix) puis, à 18h30, l'enregistrement public de l'émission « A plus d'un titre » (RCF), en compagnie de Jacques Plaine, toujours, et de Jean-Claude Duverger, cette fois autour de mon dernier roman « La Vie volée de Martin Sourire », paru chez Phébus cette année.

    N'hésitez pas à venir goûter au lieu, à la parole bienveillante de ce grand amoureux de la littérature qu'est Jacques Plaine.

  • 3199

    Il y aura donc toujours d'autres matins. C'est incompréhensible, c'est impardonnable. Rien ne devrait survivre à la mort des innocents. Il nous faut apprendre l'indifférence de l'univers. L'apprendre c'est-à-dire l'éprouver dans sa chair par la blessure fondatrice de l'injustice. C'est le prix.

     

    Extrait de "Le Radical Hennelier" manuscrit en cours de lecture chez Mnémos. (Suspense...)

  • 3196

    La Maison du Faune. Jean-Pierre Poccioni.

    lamaisonduFaune.jpegAndré, un retraité aisé, grand amateur de vins et de musique sur disques vinyles, croise le chemin d'un jeune couple au hasard des ruines de Pompéi. On lui a déconseillé Venise sur la période désirée. Ce ne sera donc pas Mort à Venise, mais naissance du désir à Naples. De part et d'autre, parmi les ruines de la ville romaine, silencieuses lors des visites très matinales, ou dans les cafés bien choisis de Naples la bruyante, une sorte de séduction opère entre André et le jeune couple parisien, comme lui. Les touristes français se lient d'amitié et se retrouvent plus tard dans la capitale. Ces retrouvailles ne sont pas le fruit d'un hasard mais de la volonté d'André. Il a tergiversé, a considéré son âge, s'est finalement décidé à les retrouver. Le but de son obstination à renouer le contact pourrait être le désir, mais quelle finalité un désir de vieil homme peut-il espérer ? André, dont on devine qu'il fut un grand amoureux, un amant d'une authentique sensualité (n'est-ce pas aussi ce que confirme son goût pour les meilleurs vins et la musique de Schubert?), suit le cours de ce fantasme inconfortable, il en repousse confusément l’irrationalité. Peut-être pour se représenter à lui-même la part de fiction que comporte cette aventure, il se rebaptise Alexandre. Un nom de conquérant. Le couple, quant à lui, a décidé de baptiser cette nouvelle connaissance le Faune. A cause de Pompéi où il se sont rencontrés, à cause de la figure mystérieuse qu'il est à leurs yeux. André/Alexandre observe ces amis avec un mélange d'envie et de désespoir, un balancement constant entre respect et pulsions refoulées. Car, dans ce couple devenu proche, il y a Claudia. Et la beauté de Claudia est un spectacle. L'excitation érotique qu'il ressent à regarder le corps de Claudia lui inspire des élans, qui l'affligent aussitôt. Que faire d'un tel désir quand l'élue est jeune, délicate, vivante, et qu'elle aime profondément son homme, un Thomas brillant, chaleureux, bienveillant ?
    L'enjeu du récit et, en conséquence, le pari littéraire de l'auteur, est l'évocation subtile des effets de distance : ce qui sépare un vieil homme d'une jeune femme, un célibataire d'un couple, un père de son fils, un ancien mari de son ex-femme, un fantasme de la réalité. Et l'écriture entreprend l'exploration de cet espace découvert en ménageant l'exacte tension requise. C'est un plaisir de fin gourmet que de savourer la mise en œuvre de ce dispositif. Une énergie constante architecture ce beau texte. L'écriture de Poccioni est raffinée, jamais précieuse, toute de retenue et d'élégance. On lit cet auteur comme on caresse du regard la couleur d'un grand vin ou une fresque érotique de la maison des Mystères.
    La Maison du Faune est un court roman dont la narration alterne deux formes littéraires, dont chacune est exploitée pour ses possibilités dramatiques et avec ses caractéristiques : le journal d'André, ses introspections, son peu de pitié envers lui-même et en même temps, les leurres qu'il autorise ; et des chapitres distanciés, intitulés « Elle et lui », qui promènent le lecteur au fil d'un phrasé suave et réfléchi, délié, souple, ourlé d'appréciations riches et de descriptions extraordinairement fines. L'alternance des deux modes a aussi pour fonction d'exposer deux manières de penser la même scène, de revisiter les pensées d'André à la lumière de l'expérience du couple. C'est un jeu infiniment délicat auquel on se prend d'emblée, et qui met le lecteur dans un état constant de jubilation, jusqu'à la dernière page.

    La Maison du Faune. 2006. Phébus. 188 pages.

    Une autre critique, signée Pierre Perrin, à lire ICI.

     

  • 3193

    J'espère que cette annonce (sur Kronix, où je fais quand même un peu ce que je veux), ne passera pas pour un effet de mon narcissisme (ce dont m'accuse une "amie qui me veut du bien"), mais sachez, lecteurs de ce blog (dont je n'ai pas la moindre idée du nombre vu que je n'ai pas d'outils pour mesurer votre affluence - autre reproche de cette "amie", qui me décrit à l'affût des statistiques et des prix (?) littéraires -allons bon !), que je serai (oui, moi, tout enflé d'orgueil et de prétention nombriliste), au Centre social de Riorges demain, jeudi 6 avril à 18h30, pour évoquer mon dernier roman "La vie volée de Martin Sourire". Ne venez pas trop nombreux, parce que mon "amie" pourrait y voir la preuve de la réussite de mon plan de carrière et de mon empressement à être un écrivain populaire.

    Ses reproches n'ont pas été sans effet, je le reconnais. Je me suis interrogé sur la façon dont je "vends" mon travail sur le Net. Pour commencer, j'ai supprimé les photos de ma pomme, en bannière, là-haut, qui étaient, c'est vrai, la marque la plus manifeste de mon narcissisme. Au grand dam de ma douce qui se les passait en boucle en mon absence, ai-je su depuis. Mais je ne doute pas que ce gage de ma bonne foi (que, crétin influençable, je me suis cru obligé de donner), ne lui suffira pas.

    Ses remarques hors de contexte (on échangeait simplement sur la façon dont j'avais traité la Révolution dans le roman), m'ont considérablement blessé et attristé.

    Et puis, à la réflexion, je l'emmerde.

  • 3185

    Étrange sensation au retour de cette session 2017 à Livre Paris. Tout s'est bien passé, j'ai retrouvé amis et professionnels avec grand plaisir, mais en deux jours, une observation déjà faite les années précédentes s'est confirmée et m'interroge. J'ai le privilège de signer successivement dans deux espaces littéraires très différents. Parmi les éditions de SF, de Fantasy, tout près de la BD et de l'illustration jeunesse d'une part, et au milieu des éditeurs de littérature « blanche » ou générale, d'autre part. Je fais un constat qui ne me réjouit ni m'attriste : l'impression d'empressement, de jubilation, de vie, de curiosité et d'enthousiasme autour des stands de littératures de l'imaginaire, et le défilé de lecteurs déjà convaincus, peu diserts, souriants mais distants, précis dans leurs choix, surtout visiblement plus fortunés, sur les stands des littératures plus « conventionnelles » ou plus « sérieuses » (Bon sang, tous ces mots pour cerner des phénomènes trop complexes pour être ainsi résumés ! mais vous voyez ce que je veux dire). Je ne parle pas des queues empressées qui patientent pour quêter un échange de cinq secondes avec une célébrité. Cela vaut partout et ne renseigne pas sur la distance dont je parle.
    Classer l'une du coté « populaire » et l'autre du côté « élitiste » ou « bourgeois » me paraît tout aussi injuste et réducteur. C’est pourtant l'impression que j'en retire. J'ai été heureux les deux jours, à mes deux tables de signatures. J'ai côtoyé dans les deux cas des auteurs talentueux et charmants, j'ai discuté avec mes deux éditeurs et m'en trouve comme à chaque fois, rasséréné et motivé, j'ai retrouvé avec plaisir leur équipe, tous gens souriants, optimistes, amoureux de leur travail, aimant sincèrement le livre et se faisant une haute idée de ce que doit être la littérature. Mais il est impossible de ne pas s'interroger sur ce qui distingue ces deux mondes, séparés là de quelques mètres. Un univers élégant, au mobilier raffiné dans des espaces ouverts, personnel en tenue soignée, lecteurs silencieux, méthodiques, sérieux, des échanges où l'on fait assaut d'esprit et de bons mots (là, je laisse faire, je n'ai pas les moyens intellectuels pour m'adonner à cette pratique, mais j'écoute). Et l'autre monde : stands confinés par manque de moyens, nombreux auteurs au coude à coude, personnel habillé comme au quotidien, foule de passage rieuse, bruyante, costumée parfois, lecteurs volubiles, passionnés, excités de rencontrer un auteur (on peut donc être excité à l'idée de me rencontrer, moi ?), jeunes ou moins jeunes qui sacrifient leurs économies et empilent les livres sur les bras. Je repensais dans le train du retour, à cette réflexion de Tarentino sur les vrais cinéphiles. Il les voyait dans les cinémas de quartier aujourd'hui disparus, chez les consommateurs de films, cinq ou six séances bon marché par semaine, qui ne théorisaient pas mais savaient exactement quand on se fichait d'eux ou quand un réalisateur généreux tentait de leur apporter du plaisir. Je me demande si les vrais amateurs de littérature ne sont pas ces gens enthousiastes qui réclament des récits, des histoires, des mythes, et veulent d'abord qu'un auteur soit généreux avec eux, ne triche pas, se donne de la peine pour leur bonheur. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples, et j'adore toutes les littératures exigeantes, mais j'ai été amené ce week-end, à distinguer un monde vivant, gourmand et curieux, avec un monde plus figé, un peu morne, riche de ses hauts-faits, légitimement fier de son apport, mais tourné vers lui-même et préoccupé du maintien de son image. Mon étonnement est dans le constat qu'ils sont rarement conciliables. J'aime pourtant ces deux aspects, ils me nourrissent pareillement et je refuse d'avoir à choisir. Je me sens comme un immigré qui ne sait plus à quelle culture il appartient, ne se sent légitime ni dans l'une ni dans l'autre et ne sait quel gage donner et à qui, quelles passerelles créer, pour s'affranchir de ses frontières intimes.

  • 3182

    Livre Paris ! Laissons cette expression communicante de côté. Le salon du livre de Paris est, à mon petit niveau, l'occasion de retrouver des amis auteurs et éditeurs, de parler un peu boutique, projets, etc. C'est aussi l'occasion de découvrir des lecteurs. L'an dernier, l'affluence sur le stand des Indés de l'Imaginaire (Mnémos, Les Moutons électriques, ActuSF), m'avait permis de vérifier l'étonnante assertion de mon éditeur : « Tu as un lectorat qui te suit, qui débat sur toi. » (et de ne pas m'ennuyer une seconde. Le stand des Indés est un des rares qui ne désemplit pas) Cette année, j'ai le bonheur de partager mon temps entre mes deux « maisons » : le samedi 25 mars de 14h à 15h30, sur le stand de Phébus, (J46), pour La vie volée de Martin Sourire ; le dimanche 26 mars, sur le stand de Mnémos (1 S36) entre 11 h et 15h30, à l'occasion de la sortie en poche des Nefs de Pangée. Et puis, je devrais pouvoir récupérer mon trophée pour le prix « Planète SF 2016 ». Ah mais !
    Amis parisiens ou citoyens du monde de passage, n'hésitez pas à venir me faire un petit coucou.

  • 3170

    La main dans le sac. Violette Leduc. Éditions du Chemin de Fer.

    Quand Violette Leduc propose Ravages, son récit autobiographique, à Gallimard, le comité lui demande de supprimer toute la première partie, à cause de l' « obscénité énorme et précise » du texte (histoire d'amour entre deux jeunes étudiantes). La suppression de cette partie essentielle, censure que l'auteur considère comme un assassinat, entraîne celle d'un épisode fondateur : le souvenir d'un premier émoi érotique, quand sa professeure, Mademoiselle Godfroy, demande à Thérèse (le vrai prénom de Violette), d'aller chercher son sac à main dans la bibliothèque des professeurs.
    Les Éditions du Chemin de Fer rendent justice à l'auteure en offrant au public ce texte inédit. Ajoutant à cette initiative la merveilleuse idée (et l'exigence), de restituer trois versions de ce texte. Je vous propose d'écouter un passage choisi au mitan de la première version, la plus complète. Ravages est paru en 1955.





     

    La main dans le sac. Violette Leduc. Éditions du Chemin de Fer, 2014. 80 pages. 13 €

  • Critique de "La vie volée de Martin Sourire"

    "Ni roman historique ni moins encore roman en costumes, son livre explore magistralement ce temps d'exacerbation des différences de classes et de prises de conscience."
    "Un formidable esprit dialectique fonde la singularité de ce roman, véritable leçon de lecture historique"

    Jean-Claude Lebrun s'exprime sur "La vie volée de Martin Sourire" et le mien (de sourire) s'élargit à la limite du possible. C'est à lire dans "L'Humanité" de ce jeudi 9 mars.

  • 3166

    Aux éditions Le Réalgar, il y a la collection L'Orpiment, dirigée par Lionel Bourg. L'un des derniers titres parus, fin 2016, est Tectoniques d'Antoine Choplin. Le très joli recueil est illustré par des dessins de Corinne Penin.

    Lecture d'un court extrait, donc.


     

    Tectoniques. Antoine Choplin, éditions Le Réalgar. 80 pages. 14 €

  • 3165

    Une idée piquée par ailleurs, sur le net. Plutôt que de m'autoriser à donner mon avis si peu argumenté et instruit à propos des textes poétiques que je lis, je vais désormais vous proposer dans de tels cas des lectures d'extrait(s). Ici, un des textes de Christian Degoutte, choisi (très arbitrairement) dans son dernier recueil : Ghost Notes. Ces « notes fantômes » sont une série d'images, des instantanés écrits comme on photographie, depuis une terrasse, une rue, un parvis, un belvédère, une route. Des moments souvent traversés de lumière, toujours en état de grâce. En note, justement, à la fin du recueil, l'auteur cite le Petit précis de clarinette basse de Michel Pellegrino (Christian Degoutte est clarinettiste, au passage), pour définir ce que sont en musique, ces Ghost Notes : des notes « à peine audibles » qui « contribuent énormément à l'esprit swing. Elles se réalisent en posant très légèrement la langue sur l'anche le temps de la note, de telle façon que l'on entende imperceptiblement sa résonance dans le tube de l'instrument. » Cette subtilité d'impression caractérise en effet chaque court texte de ce recueil.
    Je vous propose d'écouter, donc, un de ces jolis instantanés. Ici, c'est On aurait dit Eugenio Montale.


    Je n'ai pas demandé son autorisation à l'auteur, mais je crois qu'il ne m'en voudra pas.

    Ghost Notes est paru en décembre 2016 chez Potentille : 8 allée Marcel Paul ; 58640, Varennes-Vauzelles. 40 pages. 8 €

  • 3162

    Le 28 février au soir, à Romorantin, plus de quarante personnes s'étaient déplacées pour découvrir mon travail. C’est beaucoup, pour un auteur inconnu et pour une ville de 15000 habitants (19000 ! corrige l'adjointe à la culture, avant que d'autres habitants me confirment la baisse de la population suite au départ de l'usine Matra. Wikipédia, que j'appelle en juge de paix, compte 17459 en regroupant Romorantin et Lanthenay. Restons-en là), et l'on doit cette sorte de succès à l'entregent de François Frapier, comédien réputé et célèbre figure locale, et au travail de fond de l'équipe de la bibliothèque conduite par Guillaume Georges, son directeur (Guillaume étant le prénom). Découverte opérée par la lecture d'une dizaine d'extraits, choisis principalement dans les romans. Troublant, d'écouter la voix de François prononcer la monodie sordide du « Baiser de la Nourrice » ou les anathèmes du « Psychopompe ». Textes revenus de ces lointains (il y a 8 ans seulement) où j'écrivais sans savoir que je serai publié un jour. Ente chaque, j'ai pu situer le contexte, décrire  l'objectif, raconter les aléas de l'écriture de ces romans.
    Je ne viens plus sur Kronix relater les rencontres en médiathèque ou librairie. Non que cela m’indiffère ou m'ennuie, mais elles commencent à être nombreuses et décrire chacune serait redondant, tout de même. Ici, il s'agissait pour les organisateurs et pour François, qui fut à l'origine du projet, de tenter de dessiner les contours de mon univers, de mes thèmes, de jeter des passerelles entre mes livres. C'était inédit, c'est marquant pour moi. Qu'on ait pu s'adonner à cet exercice, faire l'effort de se plonger dans ma production romanesque, est une grande source d'émotion.
    Je tenais par ce court rappel à remercier ceux qui ont mis en place de rendez-vous. Au passage, comment dire mon admiration pour Guillaume, qui avait lu tous mes livres (hors Les Nefs, par manque de temps, ce que je conçois aisément) et en parlait savamment ? Avec ce petit mot, au moins. Et puis, il y a les promesses d'autres invitations à « Romo ». Et la perspective d'un nouveau projet avec François. De l'écriture théâtrale cette fois. Mais c’est une autre histoire.

  • 3160

    Une grande première pour moi. A l'initiative de François Frapier (qui joua excellemment Dédale dans la pièce Pasiphaé), la médiathèque de Romorantin-Lanthenay organise une lecture d'extraits de mes textes. François lira des passages de :

    •Le Baiser de la Nourrice. Jean-Pierre Huguet, 2008
    •Le Psychopompe. Jean-Pierre Huguet, 2010
    •J’habitais Roanne. Thoba’s, 2012
    •Mausolées. Mnémos, 2013
    •Lucifer Elégie. Sang d’encre, 2014
    •L’Affaire des vivants. Phébus, 2014
    •Les Nefs de Pangée. Mnémos, 2015
    •La Vie volée de Martin Sourire. Phébus, 2017

    Attention, la lecture n'a pas lieu dans la médiathèque mais dans le très bel auditorium de la Fabrique Normant (2, Avenue François Mitterrand).

    Comme toute première, c'est intimidant et enthousiasmant. C'est un superbe cadeau. J'espère que c'est enregistré. Pour ma part, j'interviendrai entre deux lectures pour situer le contexte, évoquer certains aspects. Bref, je serai là, même si la seule voix de François et sa qualité de jeu bien connue sont une raison suffisante pour assister à cette représentation. C'est demain, à 18h30. François, dont "Romo" est le fief aimé, m'assure qu'il y aura du monde. Je vous raconterai.

    Les détails, à suivre, ICI.

  • 3156

    Le choix de mon éditeur, concernant La vie volée de Martin Sourire, a été de concentrer la communication du livre sur ses aspects historiques. C'est un risque, considérant que, malgré mes sincères efforts, les historiens pourraient relever de probables erreurs dans mon travail. Cependant, il arrive que le risque paye. Ainsi, cet article du magazine Historia, pour le mois de mars. 3/4 de page. Et on me dit que la chronique serait accompagnée d'un extrait du roman. Ma foi, que demande le peuple, (à part la Révolution) ?

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  • 3153

    Le projet "Merveilleux Flaubert" s'étoffe. Les deux tomes prévus initialement (soit : rééditions luxueuses de Salammbô et de Voyages en Orient), seront enrichis d'une post-face de Frédéric Weil et... d'une (longue) préface de ma pomme ! Je suis très heureux et flatté (ne le cachons pas), de cette décision des éditeurs. Frédéric m'avait juste demandé un texte sur ma passion bien connue du Roman carthaginois du grand Gustave. J'y suis allé un peu fort, sans doute. Enfin, j'ai tenté d'amorcer quelques pistes originales (je crois), et donc, me voici catapulté préfacier de Salammbô, ça alors ! j'en suis tout retourné. N'hésitez pas à partager, et à participer à ce beau projet. Si le nombre de souscripteurs dépasse les 30, un nouveau volume s'ajoutera aux deux précédents : La Légende de Saint-Julien L'Hospitalier. L'un des Trois contes. Récit puissant, émouvant, dont le finale vous hante longtemps (et là, rassurez-vous, je n'ai pas fait de préface)

  • 3151

    Aujourd'hui, le Martin Sourire's Tour se rend à Charlieu, à la libraire "Le Carnet à Spirales". Amis qui vivez dans les parages, n'hésitez pas (l'entrée est libre "et curieuse" dit l'affiche, et personne ne vous obligera à acheter un livre), surtout si vous ne connaissez pas encore cette superbe librairie.

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  • 3150

    Une amie m'appelle : "Christiaaaaaan, vous êtes dans Le Figaro Littéraire ! Félicitations." Merci, merci, je savais. C'est Alice Ferney qui signe ce bel article. Je n'ajoute rien.

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