Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Une petite dernière pour Pao

C'est que son travail m'inspire... (j'aimais bien celui-là, mis il a dû juger ça trop intello.)

"Dans le carré –forme en laquelle les penseurs du moyen-âge voyaient le symbole de la matière et du concret– Yves Paoli ne cherche pas le cercle, cercle que les mêmes penseurs considéraient comme le symbole de la pensée. Il y a beau temps que le peintre a saisi la vanité du problème de la quadrature du cercle : le carré ne se transforme jamais en cercle, le concret ne restitue jamais la vérité d’une pensée.

Yves Paoli a donc dépassé ce constat. Renonçant à transmuter l’idée en matière, il a fini par découvrir comment intégrer de la pensée dans du concret. Les carrés, qui sont la forme de toile qu’il privilégie depuis plusieurs années, sont découpés par plages successives, leur étendue subit plusieurs aménagements, qui la morcellent. Les surfaces ainsi travaillées isolent des matières et des couleurs, reconstruisent l’espace et, finalement, épaulent le regard, l’accueillent et le conduisent. Mais amicalement, avec délicatesse, avec la même élégance sereine qui fait se côtoyer un gris bleu et un gris ocre. Il s’agit pour le peintre de ne rien faire trompetter, de moduler sans mettre en avant un élément trop voyant, trop marquant. L’harmonie et l’équilibre sont recherchés. Et si les découpages jointifs entrainent l’œil du visiteur à se focaliser sur une surface particulière, une forme ou une couleur, cette progression à l’intérieur de l’œuvre s’est faite sans heurt, avec la complicité malicieuse de l’auteur qui est parvenu, sans tapages, à ses fins."

Les commentaires sont fermés.