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vendredi, 29 avril 2016

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Bientôt l'été.
Une simple promenade dans la campagne, quand l'écran se fait surface de verre opaque devant moi. Imperméable à la moindre idée. Alors, une marche, un tour tranquille, les mains dans les poches, une herbe entre les lèvres, l'écharpe bientôt dénouée. Le soleil, les champs grêlés d'ombelles blanches et de boutons d'or. La vie alentie des moutons et le grotesque des poules. Le pas solitaire entre deux haies hirsutes, le concert des insectes innombrables, les cris des chiens réveillés de leur sieste. Arrivé au faîte de la colline, la vue grisée de soleil sur la plaine jusqu'au Forez. Le temps arrêté, le regard assuré, campé sur deux jambes. L'heure qui s'écoule par ma poitrine. Tout est calme, les génisses tendent leur mufle vers moi, reculent pour un geste, reviennent m'interroger et me regardent reprendre le chemin. La petite route revient à la maison, à l'escalier, au bureau. Je retrouve l'écran qui a repris sa transparence. Écrire.

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