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samedi, 13 août 2016

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La pluie avait cet effet inattendu de tacher la peau de façon indélébile. On s'arrachait l'épiderme à tenter d'effacer sa teinte grise. On chercha d'abord à s'abriter mais l'averse incessante épuisa les volontés les plus fermes. On s'abandonna au harcèlement des gouttes et ne se croisèrent plus bientôt que des faces ruisselantes, salies de coulures. Puis le gris pénétra les sols, les paysages, les arbres. Tout prit une teinte d'encre délavée. Étonnamment, le pelage des chats semblait résister au phénomène et, la nuit, ils étaient tous phosphorescents.

Commentaires

C'est juste déprimant... je pense à une chanson de Prévert gardée en tête "Rappelle-toi Barbara il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là, et tu marchais souriante épanouie ravie ruisselante, sous la pluie..." je n'ai que des chansons tristes à pleurer en tête, désolée désolée. Et puis je me tais définitivement (ou pas).

Écrit par : cath | samedi, 13 août 2016

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