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dimanche, 13 novembre 2016

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Si le silence des espaces infinis effrayait Blaise Pascal, les abysses où les âmes sont précipitées jusqu'à l'heure lointaine du jugement nous sont plus familières (sans que cette proximité les rende moins angoissantes). Elles sont annoncées par la vérité tangible des cimetières. On s'y connecte paresseusement à la fin d'un lent naufrage initié dès l'enterrement, la chair corrompue est digérée par les vies minuscules qui s'en repaissent, les sucs formés se mêlent aux racines, s'y diluent, le corps ainsi préparé circule et s'enfonce par degrés comme un fluide entre les interstices des roches, pour sourdre au plafond de l'antre dantesque où ce vieux Lucifer, patient voisin du dessous, nous attend.

 

Le Promeneur quantique. En cours d'écriture.

Commentaires

Excuse-moi mais tu n'as rien de plus gai à offrir comme lecture en ce dimanche ?!
C'est tellement déprimant que j'ai éclaté de rire, histoire de conjurer l'horreur, mais c'est profond profond, comme la tombe froide de l'océan, comme les abîmes insondables du néant, comme mon voisin aussi tiens !

Écrit par : Catherine | dimanche, 13 novembre 2016

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https://www.youtube.com/watch?v=9OFpfTd0EIs

Ma chanson préférée de toute éternité et pour les siècles des siècles.
On s'agenouille et on se prosterne devant Billy IDOL,
"Say your prayers say your prayers say your prayers"...

Écrit par : Catherine | dimanche, 13 novembre 2016

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