dimanche, 03 mai 2009
Ermite
Je glisse ici un prochain rendez-vous pour les personnes qui, en 2009, après avoir subi la lecture du "baiser de la nourrice" ont supporté la vision du "Rire du limule", et ne sont pas soulés par mes productions.
La fête de Saint-Haon le Châtel, village amoureux des livres et de la littérature, aura pour thème la Nuit. Plusieurs lectures ponctuelles en journée un peu partout, lecture de "la métamorphose" de Kafka à 18 heures, un petit repas vers 19 h 30 (vous voyez, jusque là, tout se passe bien), une visite du village aux fambeaux, sous la houlette de Jean Mathieu, avec précisions historiques, recréation par le discours et l'esprit, de la vie quotidienne des maisons de Saint-Haon et de ses habitants il y a cinquante ans, et puis à minuit, lecture d'un de mes inédits : "Ermite", à plusieurs voix.
Vous aurez le droit de dormir pendant la lecture.
Ah oui : c'est le samedi 23 mai. Il y a des courageux ?
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dimanche, 05 avril 2009
Un quoi ?
Un limule. Li-mu-le. Quand j'ai proposé le titre, la première fois, et ainsi presque à chaque fois que je le prononce, ou l'annonce, j'obtiens cette réaction : "un QUOI ?".
Alors, un limule ressemble à ça (quand il est mort) :
Et comme dirait Nicole Rieu (dans la pièce. Oui, il y a Nicole Rieu dans la pièce...) :
" Sa couleur terne, qui hésite entre la bouse durcie et la noisette moisie, ses formes, qui causent chez l'homme l'ennui généralement provoqué par l'examen d'une motte de beurre, ses pattes petites et frêles, incapables de le dresser à plus de trois centimètres au dessus du limon, ses yeux presque aveugles, sa surdité avérée, sa lenteur et son caractère désespérément égal, l'ont éloigné durablement des élans lyriques qu'inspirent le lion et l'aigle."
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mercredi, 01 avril 2009
Bonus 4
Un scène muette ou presque. J'aimais bien. François n'en a pas voulu. Elle n'apportait rien, il est vrai.
Une table longue, deux hommes à chaque extrémité, une femme sur un côté, mangent. Silencieusement, avec le sérieux et l'application qu'on met dans un travail minutieux. Un autre homme approche, une assiette à la main. Il déambule autour de la table. Il y a une série de chaises vides, plus ou moins éloignées. L'homme prend beaucoup de temps pour en choisir une. Les autres convives l'observent à la dérobée, mais continuent de manger. Enfin, l'invité s'assied et commence à manger. Les autres ont suspendu leur geste pour le regarder puis, comme s'ils s'étaient habitués à ce nouveau détail, reprennent leur repas. Au bout d'un certain temps, l'invité regarde la femme à côté de lui, et semble s'interroger sur ce qu'elle a dans son assiette. Il se décide enfin, tend une cuiller vers l'assiette de sa voisine. Tous les convives s'immobilisent et observent le manège de l'invité. La femme ne dit rien, attend que l'homme plonge sa cuiller dans l'assiette, mais son expression est désapprobatrice. L'invité se sert avec la lenteur qu'on peut mettre à désamorcer une mine, tandis que les autres le regardent, et porte la cuiller à sa bouche. Il apprécie, fait un signe de tête à sa voisine pour dire : « C'est rudement bon votre truc », il lui montre son assiette, offrant ainsi de lui faire goûter son propre potage. Mais elle le dédaigne et tous reprennent leur activité dans un bel ensemble. Un moment encore, puis l'invité fixe l'homme le plus proche de lui. On voit qu'il aimerait bien goûter aussi sa soupe, mais hésite. Enfin, il approche timidement sa cuiller. L'autre s'arrête. Tous s'arrêtent. Visages contrariés. Comme le convive ne proteste pas, l'invité s'enhardit à plonger la cuiller et à goûter. Un temps, puis tous reprennent le repas. Au bout d'un moment. L'invité, pourtant dernier arrivé, repose sa cuiller : il a fini. Les autres mangent encore, très lentement.
L'invité avise le troisième convive, qu'il n'a pas encore importuné. Cette fois, il doit se lever pour approcher. Ce qu'il fait, la cuiller en main. L'autre, tout en mangeant, surveille du coin de l'oeil la manoeuvre de l'invité, sans s'interrompre. L'invité s'assied à côté de lui. Il approche la cuiller de l'assiette. Le convive pose sa main libre en paravent sur l'aile de l'assiette. L'invité tente de contourner l'obstacle. Le convive, farouche, éloignant son assiette : « Oh ! » Les autres s'arrêtent. Observent la scène. L'invité a un recul, fait un geste d'excuse. Il revient à sa place. Après un temps, les autres se remettent à manger. L'invité se lève, décide de tourner autour de la table. Les autres jettent de temps en temps des coups d'oeil inquiets. Quand il s'approche, le troisième convive se penche plus près de son assiette. L'invité s'éloigne. Le manège peut durer longtemps. L'invité va imaginer plusieurs ruses pour pouvoir goûter la dernière assiette. A la fin, j'imagine qu'il se rassoit, sort une cigarette et un briquet de sa poche. Les autres le regardent, médusés, scandalisés. L'invité approche la cigarette de ses lèvres, puis allume le briquet... il approche le briquet... Les autres sont terrifiés (il ne va tout de même pas ? Il ne va pas oser ??...). L'invité fait durer le suspense. Allumera ? allumera pas ?. Enfin, il allume la cigarette. Les convives fuient en hurlant. Satisfait, l'invité éteint sa cigarette, se dirige vers l'assiette tant convoitée. Elle est vide.
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mardi, 31 mars 2009
Bonus 3
Même séance d'écriture que celle décrite précédemment. J'avais produit presque la totalité de la pièce en quelques jours, tout envoyé à François et attendu sa réaction. Il y avait de bonnes choses (ah si. Si, si, c'est François qui me l'a dit !), elles seront dans la pièce. Et puis... il y avait le reste. Dont cette scène, d'une symbolique particulièrement lourdingue. Mais bon, vous savez, quand on est lancé.
Sur la scène, un livre. Un passant remarque à peine le bouquin par terre, s'arrête plus loin et revient sur ses pas. Il approche prudemment du livre. De plus en plus prêt, de plus en plus prudent, presque surpris de sa propre audace. Il regarde autour de lui. Personne. Du bout du pied, il touche la couverture, recule, attend, s'approche à nouveau. Il s'enhardit, bouscule maintenant vraiment l'objet. Le livre s'ouvre. Le passant effrayé, s'enfuit. « Monsieur l'agent, monsieur l'agent ! ». Il sort de scène, revient avec un autre personnage.
Le passant désigne le livre : « Là, regardez. »
L'agent : « Ah mais oui. Oui, c'est vrai. »
Le passant : « Et il bouge encore. »
L'agent, pas rassuré : « Ah bon ? Vous êtes sûr ? »
Le passant : « Oui, oui. »
L'agent, après un moment d'hésitation : « Bon. On va pas prendre de risque, hein. » (il dégaine, tire une première fois. Il approche, rassuré par le premier coup. Tire encore une fois, puis encore. Vient tout près du livre abattu. Le passant derrière lui.) L'agent : « Voilà. Je crois que c'est fait. » Il se penche pour le ramasser.
Le passant le retient : « Attention, monsieur l'agent » L'agent hausse les épaules, mais on sent qu'il n'en mène pas large. Précautionneusement, il saisit enfin le livre et le soulève, le tient à bout de bras, comme une charogne. Il secoue le livre, inoffensif à présent. Le passant se met à rire, soulagé.
L'agent, triomphant : « Voyez ? Hein ? Fini. Aha. Bon, je l'emmène au poste. Vous, vous me suivez. »
Le passant : « Ah bon ? Pourquoi ? »
L'agent : « Faire mon rapport, c'te bonne blague. Vous êtes le premier à l'avoir vu, non ? »
Le passant : « Ah ben je sais pas, moi. Je passais juste, j'ai... »
L'agent : « Allez, pas d'histoire, vous venez avec moi. »
Le passant : « C'est-à-dire... J'avais un rendez-vous, et... »
L'agent : « Un rendez-vous ? Avec qui ? »
Le passant : « Mais... Enfin... »
L'agent : « Y'a un problème ? »
Le passant : « Non, non. Un problème ? Non, pourquoi ? »
L'agent : « Vous ne vous souvenez pas de la personne avec qui vous avez rendez-vous ? »
Le passant : « Ah ça ? Mais non, enfin si, mais. Je voulais dire... Je n'ai pas précisément rendez-vous, en fait... »
L'agent : « Houlà, m'paraît bien compliquée votre histoire, là. Vous allez m'expliquer ça au poste calmement. »
Le passant : « Vous croyez ? »
L'agent le fixe. Ça ne rigole plus du tout. L'agent, glacial : « Si je crois ?? Je vous dis : suivez-moi au poste, et vous me demandez si je crois ? Ça vous paraît contestable, ce que je vous dis ? »
Le passant : « Oh non, m'sieur l'agent. »
L'agent regarde le livre : « Vous l'avez trouvé où, ce machin, vous m'avez dit ?... »
Le passant : « Ben, là. Par terre. »
L'agent : « Ah. »
le passant : « Oui. Il était là, quoi. »
L'agent : « Ah. C'est vous qui l'avez posé ? »
Le passant : « Non, non - Oh mais non, m'sieur l'agent, pas moi. Oh non, je ne mange pas de ce pain-là, moi. »
L'agent : « Mouais. Vous allez me suivre au poste, et sans rechigner, vous. On a sûrement plein de choses à se raconter. » (il le pousse hors de la scène)
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lundi, 30 mars 2009
Bonus 2
Cette scène, produite lors d'une session d'écriture particulièrement prolifique, a été refusée par François, d'emblée. Il ne l'aimait pas, et puis, c'est une idée de mise en scène, sans vrai fond, qui ne dit rien. Une fausse piste, quoi. je la livre ici, pour souligner combien on s'égare parfois, dans des registres de pure forme. Cela apparaît quand on est soudain persuadé de tomber sur une bonne idée. Dangereux, les bonnes idées.
Un personnage entre, un livre à la main. Ses lèvres articulent sans bruit le texte qu'il lit. Un autre entre, même jeu. Et ainsi de suite. Beaucoup de personnages se croisent ainsi, marchant, le nez dans leur bouquin. Ce sont des textes divers, parfois en langue étrangère. Leur voix s'élève au fur et à mesure qu'ils accélèrent la marche. Bientôt, on assiste au ballet de ces promeneurs, vociférant leur lecture. Sur scène, une sorte de chef d'orchestre intervient. Il frappe de sa baguette. Silence. Les marcheurs s'arrêtent, silencieux. Le chef fait un geste, les lecteurs, cette fois immobiles, se remettent à lire et, par les mouvements du chef, lisent à hauteur de voix différentes ; crescendo ou decrescendo.
Pendant ce temps, dans le public, d'autres distribuent des copies de textes divers, incitent à lire à haute voix. Petit à petit, les voix du public se mêlent à celles des acteurs sur la scène. On crée un brouhaha qui monte, monte. Puis le chef se tourne vers le public, module la hauteur des voix, comme il vient de le faire avec les acteurs. Il ordonne des silences, des reprises, des moderato, etc. Jusqu'à un crescendo final, puis silence.
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dimanche, 29 mars 2009
Bonus
En attendant le 25 avril, et la représentation du "Rire du Limule", je vous livre en exclusivité la scène suivante, supprimée dans la version qui sera jouée au théâtre de Roanne. François et moi nous l'aimions bien, ainsi que certains acteurs, mais, rien à faire, impossible de l'intégrer dans le patchwork pourtant hétérogène de la pièce. J'ai eu beau la réécrire, la réécrire, François a eu beau chercher un angle, une manière, un jeu... Cette scène résistait. Finalement, nous avons résolu de la supprimer définitivement, comme cinq ou six autres, je ne sais plus (mais là, François a été beaucoup plus clair tout de suite : elles ne lui plaisaient pas. Point). Tiens, je vais peut-être les disposer ici, dans les jours qui viennent. Pour pas gâcher.
Thot approche d'un groupe en train de discuter tranquillement, choisit tel ou tel, écarte un homme, une femme, sépare un couple impitoyablement, éloigne avec brusquerie l'un d'eux, renvoie carrément un autre. Certains renâclent, mais la plupart, dociles, se laissent expulser sans un mot. L'un d'eux, au public : « Vous ne dites rien ? » Il hausse les épaules, se résigne, dans l'indifférence générale.
Ra s'aperçoit que la table est bancale, et se met dès lors à tenter une réparation. Thot l'observe. Ra met du temps, soupire, reprend, se trompe, est sur le point d'abandonner, puis revient à sa tâche. Thot ricane.
Ra : «Ne te moque pas. »
Thot : « Je veux bien, mais tu es risible, mon ami. Tu ne sais rien faire. Le moindre geste te prend une plombe. »
Ra : « Peut-être. Je ne vois pas le problème, si j'ai une plombe pour le faire, le geste. »
Thot : « C'est ce côté médiocre assumé qui m'agace vraiment chez toi. »
Ra : « Le monde serait pire sans les médiocres. »
Thot : « C'est idiot. »
Ra : « J’ai longtemps assisté au spectacle de la frénésie des plus « efficaces » d'entre nous, l'énergie qu'ils dépensent pour partir plus loin en vacances, acheter de plus grandes piscines ou manger moins gras, s'acheter de plus grosses voitures et des dents alignées, dépasser les collègues, performer, optimiser, qualifier. Tout le monde s’acharne à faire les choses au mieux, mais en réalité, la dépense d’énergie et de talent, c’est scientifiquement prouvé, équivaut sur le long terme aux résultats des plus incompétents ; les deux s’équilibrent. Bref, je suis convaincu que le bilan de l'efficacité est négatif à l'échelle individuelle, quand elle n’est pas compensée par l’effet modérateur des médiocres. »
Thot : « L’effet modérateur… »
Ra, qui s'échauffe : « Reporté à l'échelle des nations, la compétence comporte aussi des dangers ; mais d'une autre nature. L'efficacité divise, elle scinde, partage, elle ne cimente jamais. Elle permet de distinguer avec plus de netteté ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas ; elle permet d'isoler les éléments improductifs, les tarés et les feignants, elle détermine des talents, des aptitudes et des assuétudes, elle sépare les gènes positifs, choisit les races supérieures. Elle fait le tri dans l'énorme matériau humain. La compétence et l'efficacité sans frein mènent tout droit aux camps de la mort. »
Thot : « Ze démonstrachîeun »
Ra : « Heureusement, les faibles, les maladroits, peuvent à tout moment faire capoter, ou au moins ralentir le grand projet des forts. Heureusement, l'humanité a sa réserve naturelle de médiocres qui la retient de foncer dans le mur avec le moteur surpuissant que ses éléments les plus intelligents ont su lui construire. Voilà pourquoi je dis que les médiocres, depuis le début des temps, ont sauvé l’humanité. Oui, le monde serait pire sans les médiocres.»
Thot : « Pfff… »
Ra : « Mais enfin, regarde ce qui se passe : on va dans le mur ! Des gens supra-intelligents, des cerveaux extraordinairement efficaces et pointus nous entraînent vers la fin du monde ! et tu sais pourquoi ? Pas parce que l’intelligence et l’efficacité sont nuisibles a priori, mais parce qu’on les a laissé seules, parce qu’on a évacué toute forme de maladresse et de naïveté dans les processus de fabrication, dans les mécanismes de décisions, parce qu’on n’a pas compris que la médiocrité, l’erreur, la faute, étaient les ressorts naturels de l’évolution des choses. Je dis : vive l’inertie, vive la lenteur, vive les défaillances, les arrêts, les contre-temps, vive l’inefficacité. Vive la médiocrité !»
Ra s'en va. La table est toujours bancale. Thot émet un grognement d'exaspération devant ce résultat pitoyable. Un des « exilés » du début, revient. Thot l'observe, sur ses gardes. L'exilé pose sa joue sur la table, la caresse, dit « Parfait. » et s'étend sur la table pour dormir.
Ra hausse les épaules, et sort.
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dimanche, 22 mars 2009
Répéte un peu pour voir
Une séance de répétition filmée par l'ami Maurice, et mise en ligne sur son site.
http://www.artsexpos.net/1-index.html
Ce que j'aime, entre autres, c'est le regard et l'attitude de François, qui accompagne chaque mot, souligne pour lui chaque intention des acteurs.
Quel travail !
Pour les béotiens, la succession de ces bouts de dialogues et de monologues pourra sembler assez incompréhensible. Rassurez-vous, tout se met en place dans la pièce, grâce au travail de tous.
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mercredi, 25 février 2009
Le chant du limule et autres facéties
Hier soir, jolie surprise : l'ami Jérôme Bodon me laissait un message pour m'inviter à venir le voir travailler, dans le studio de son complice Benoît Bel, sur la musique du "Rire du limule". Tranquillement enfoncé dans un généreux canapé, bien au chaud, j'ai vu se construire la base d'une mélodie musicale, pour l'instant exclusivement composée de voix, la voix de Jérôme, ajoutée, compilée, multipliée par elle-même. Je n'ai malheureusement pas pu rester, et je n'ai assisté qu'au début du travail.
Jérôme a commencé à empiler par strates de voix, la basse et l'accompagnement de la chanson, dans une scène décalée de cirque. Quand je suis parti, les deux compères cherchaient un "grain", un effet, pour les différentes couches. C'était déjà une bonne base, déjà riche. Je sais que ça va être extraordinaire.
Autrement, cette fin de journée, je rappelle aux lyonnais (Ouhou, y'a des lyonnais, ici ?), que je signe "le baiser de la Nourrice" dans la librairie "le bal des ardents", 17, rue Neuve, en plein centre, à partir de 17 heures (officiellement 18 h 30, mais j'y serai avant) et jusqu'à 21 heures.
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mardi, 20 janvier 2009
Pas de panique
Bon, comme dit le titre de ce billet, pas de panique. Inutile, la panique. ce n'est pas parce que la dernière répétition du Rire du Limule a été... comment dire ? un peu en dessous de nos espoirs, qu'il faut s'affoler. Après tout, on a... trois mois. Oui, en trois mois, il peut s'en passer des choses.
Dimanche soir, François a organisé sur la scène une répétition générale de la grosse moitié du spectacle. Les monologues étaient superbes, presque tous. J'ai écouté mon texte, interprété avec une force, une sincérité qui m'ont noué le coeur d'émotion.
Les problèmes commencent dès que plusieurs interprètes se renvoient la balle, notamment dans les scènes de comédie. Du coup, les joutes les pus drôles sont plombées et deviennent des dialogues bergmaniens, sinistres. Alors qu'ils sont là pour faire contraste, jouer d'un autre registre. Bref, nos amis ne savent pas encore leur texte à fond, et ils ne peuvent donc pas s'amuser avec.
En accord avec François, j'ai retenu des dates de répétition hebdomadaire. En l'attendant (il ne vient de Paris qu'une fois par mois, en gros), nous pourrons donc travailler le texte, finir par le posséder. Après, tout sera possible.
Je vous embête avec mes petites histoires mais, vous voyez, il est 2 h 40, et la nuit me saisit et insiste. Vite, mon blog, raconter ça. A bientôt.
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mardi, 13 janvier 2009
Répèt'
Ah oui : Jérôme est passé voir les répétitions du "Rire du Limule", il en parle ici
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