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J'ai vu un jour l'amour littéralement illuminer le visage de quelqu'un. J'étais dans le métro, à Paris ; j'attendais debout dans une voiture bondée. Arrive une station, filant vers les flancs de la voiture. Là, je n'ai rien perçu du quai, de la foule, des affiches, de l'éclairage, je n'ai rien vu d'autre que le sourire radieux d'un garçon de vingt ans. Il éclairait tout ce qui se trouvait autour de lui. Je pensai : celle qui est aimée de ce garçon doit être de celles pour qui les hommes sont capables de devenir meilleurs. C'était un sourire magnifique qui enflait le cœur, et qui me rendit immédiatement heureux, comme à chaque fois que je suis témoin du bonheur des autres. Et puis un autre garçon descendit de la rame et vint embrasser son ami, voluptueusement.
Est-ce que les hétéros connaissent pareil élan ? En tous cas, je ne pense pas qu'aucun de mes sourires, adressé à la femme que j'aime, aie pu faire un effet semblable sur le chaland moyen. Être hétéro, je crois que cela vous coûte une certaine paresse des sentiments. Ou bien, simplement, est-ce de jeunesse dont il s'agit. Je n'étais déjà plus à l'âge où l'amour modèle vos traits et les transmute en fusion d'or.

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