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Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

Surgi sur ma page Facebook, signé par un internaute, auteur lui-même (et fan depuis très longtemps de la série "Le prisonnier"), Al Bedo alias Jean-Michel Philibert, ce billet spontané qui met du baume au cœur, lui disais-je. Jugez plutôt :

"Pangée… un supercontinent, regroupant toutes les terres émergées. Entouré d’un immense océan, l’Unique. Sur lequel le peuple Ghiom lance ses nefs, magnifiques navires de chasse, à la poursuite du Maître des eaux. Une civilisation complexe, qui maîtrise l’art de la guerre et de la construction, et vit en symbiose avec une faune et une flore étranges. Une confrontation séculaire et meurtrière avec un autre peuple, les Flottants. Des traditions basées sur l’entraide et la sélection génétique, et un art, celui des conteurs. Mais la dixième chasse, la plus puissante jamais organisée, sera bien différente des premières, et la vie politique de Pangée sera bouleversée par l’irruption d’un tyran déterminé à plier son monde à sa loi. Le récit se déroule au rythme de la navigation des nefs. Lent et puissant au début, rapide et épique durant la chasse, puis violent et sanguinaire comme un naufrage. Les personnages sont attachants, déchirés entre leurs désirs et leur destin. La civilisation pangéenne est décrite avec une foule de détails et une cohérence qui rappelle « Dune » de Frank Herbert. Le lecteur est avide d’avancer dans le conte et les surprises se multiplient, jetant un éclairage surprenant sur les deux peuples ennemis. Une petite frustration, celle de n’en savoir pas plus sur l’Odalim, créature mystérieuse et dont le sort semble lié à celui des êtres peuplant cette terre. Mais peut-être le lecteur en saura-t-il plus dans une suite éventuelle…
Le récit se déroule-t-il dans le passé ou dans le futur ? Impossible de le dire. La théorie de la dérive des continents de Wegener affirme qu’il y a deux cent millions d’années, nos continents actuels étaient regroupés en un seul supercontinent. Selon cette même théorie, Pangée pourrait bien se reformer dans un laps de temps identique…
Au final, « Les nefs de Pangée » est une passionnante réflexion sur l’humanité : qu’est-ce qu’un être humain ? Qu’est-ce qu’une race ? La différence est-elle forcément source de conflit ? Une parabole qui pourrait bien être très actuelle."

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