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À l'écart de la nausée, les exilés se reconnaissent et survivent, dressent l'un pour l'autre des étais de sourires et de complicité, des contreforts de calme et de travail silencieux. Ce n'est pas qu'ils sont meilleurs, les exilés, ce n'est pas qu'ils sont plus forts ou plus perspicaces, mais une vie pareille à celle des autres leur est interdite. À la réflexion, elle leur serait permise qu'ils y renonceraient. Ils vont comme ça, à côté du monde. Leurs jours ont, par leur seule volonté, une régularité qui semble la suspension éternelle du temps, sur l'Olympe. Ce sont des dieux anonymes qui devront mourir et se sont fait à l'idée.

 

Début de "Mado", roman. Écriture en cours.

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