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Il y a comme ça, une dizaine de personnes qui s'escriment depuis plus d'un an sur un de mes textes. Un inédit, inspiré d'un crime sordide du XIXe, en Sologne. Le metteur en scène, François Frapier, me tient régulièrement au courant de l'avancée du travail, des lectures, reprises et choix. On s'achemine vers une création théâtrale complète, l'an prochain. Pour l'instant, je ne sais de l'interprétation de mon texte, que ce que François a bien voulu m'en dévoiler. L'autre soir, au téléphone, tandis qu'il préparait sa troupe à prononcer haut et fort la pièce sous la forme d'une lecture, j'ai entendu des voix d'hommes et de femmes, s'exclamer dans la bonne humeur, pour que j'écoute, au-delà de mon interlocuteur privilégié, leur appétit, leur énergie, leur entrain à s'approprier les mots que je leur ai confiés (leur reconnaissance ?). J'apprends maintenant que la première lecture s'est très bien passé. Ma reconnaissance éternelle aux amateurs qui veulent bien plonger sur une si longue période au cœur d'une seule œuvre ; ma reconnaissance aux professionnels qui endossent un tel chantier… Je pense ici aux metteurs en scène et, simultanément, aux éditeurs. Mon éditeur qui me dit, quand je le remercie, pour atténuer son mérite : « Tu sais, Christian, je suis grassement payé pour ça. » Je suis éperdu d'amitié pour les engagements des uns et des autres.

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