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La poste a inventé un nouveau truc, ça s'appelle « service facteur » et ça se passe comme ça : Le facteur sonne à ta porte. Tu sors (enfin moi en général, quand le facteur sonne, je sors). Vous vous saluez. Il a une lettre dans une main et son portable dans l'autre. Embarrassé et fatigué par la connerie de ce monde, espérant tacitement ta sympathie, il t'explique le principe du « Service Facteur », d'ailleurs certifié par une étiquette qui reprend l'expression, sur l'enveloppe qu'il tient. « Je vous donne ce pli en personne et je dois vous lire le texte qui s'affiche sur mon écran. » Déjà ricanant, je l'encourage à officier. Le pauvre me lit alors quelques lignes insignifiantes, immédiatement oubliées, où il devait être question, je crois, de l'importance du contenu de la lettre. J'éclate de rire devant l’innocuité d'une telle opération, pensée quelque part par des pros du marketing, bien aware, bien start-up nation. Je signe sur l'écran pour confirmer que le héraut a bien délivré son message essentiel. Le facteur reçoit en sus l'expression de toute ma compassion pour cette mission débile. Il approuve, remercie de ma compréhension, nous ricanons tous les deux. Il repart, soulagé d'avoir dépassé le ridicule de l'épreuve. La lettre est restée sur la table quelques jours avant d'être jetée.

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