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Lors d'une de nos premières longues discussions hors de nos rapports éditeur/auteur, Frédéric Weil (béni soit son nom) et moi étions tombés d'accord sur le fait que le premier roman de Fantasy au monde est français. Oui, parfaitement : c'est le Salammbô de Flaubert (1862). A l'époque, j'avais le projet d'un roman placé sous l'héritage assumé de ce grand ancêtre. C'était lors de la sortie de Mausolées, en 2013. Frédéric m'écoutait évoquer les grandes batailles, la sauvagerie, le baroque, le luxe barbare, je lui racontais les paysages, les senteurs, les couleurs… je lui vendais un péplum sur les eaux et sur la terre. Les Nefs de Pangée commençaient à appareiller dans nos esprits. Frédéric me dit alors son intention de publier Salammbô sous cet angle : rappeler ce que le genre lui doit, et donc le proposer aux lecteurs de Fantasy. C'est chose faite aujourd'hui. Le livre va exister, grâce à un financement participatif. (Vous pouvez vous aussi rejoindre les contributeurs) Il ne sera pas publié seul. Les Moutons électriques et Mnémos ont ajouté au roman Le voyage en Orient, célèbre récit qui inspira à Flaubert les premières pages de Salammbô (avant qu'il se décide à retourner en Afrique, plus précisément en Tunisie, dans les paysages qui virent se dérouler la Révolte des Mercenaires). De plus, sera édité un opuscule où plusieurs auteurs doivent évoquer leur rapport au roman épique de Flaubert. Et vous savez quoi ? On m'a demandé d'en être. Bon. Mon roman en cours va donc prendre un peu de retard. Pas grave, c'est pour Mnémos, il me pardonnera.

Commentaires

  • Bonjour,
    plongé dans l'impressionnant Nefs de Pangée, de fil en aiguille j'arrive à votre blog, à cet article, et je découvre que Salammbô n'est pas ce grand roman un peu oublié qu'on cite de temps en temps sans vraiment le lire. Ebloui par sa lecture, adolescent, j'ai toujours eu du mal à en parler, parce que le club de ses admirateurs m'a toujours paru (peut-être à tort) très restreint et parce que ce fut et cela reste un plaisir "premier degré" comme j'en ai connus peu: les personnages, y compris les seconds rôles (Spendius, Hannon - et même Autarite ou le pauvre Giscon) n'ont cessé de m'accompagner... Et les sensations, et l'énergie mêlée de grande fatigue... Bref, je suis ravi de voir une telle initiative (même si le budget, perso, me fait reculer), et je suis complètement d'accord sur le lien avec la fantasy... Tout cela me réconcilie avec ces mondes imaginaires si palpables, si éclairants sur nous-mêmes. C'est une re-découverte, la médiocrité ronronnante d'une certaine fantasy anglo-saxonne m'ayant assez durablement éloigné... Merci à vous!

  • Cher Marc, ravi que vous soyez sorti de votre sous-sol pour me rendre cette savoureuse visite. Le cercle des amoureux de Salammbô est assez grand, finalement. Mais il mérite de s'élargir encore et le livrer à l'attention des amateurs de Fantasy qui ignorent peut-être cet ancêtre, en est une belle occasion. Je suis très heureux que vous lisiez mes "Nefs", surtout quand je découvre les lectures et références qui sont les vôtres. Bien à vous.

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