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Bois-en mieux - Page 2

  • 3265

    Maman, j'ai choisi la paléontologie, parce que les dinosaures carnivores repéraient leur proie au mouvement et que je me garderai bien, dans mon futur métier, d'en faire le moindre.

  • 3262

    9 dermatologues sur 10 déconseillent l'épilation au chalumeau. Le dixième a été rayé de l'ordre des médecins.

  • 3261

    Sa perversion sexuelle était à ce point spécialisée qu'elle lui procurait, en plus d'une jouissance vive et brutale, la sensation de faire partie d'une élite extrêmement restreinte, voire d'être une sorte d'élu.

  • 3260

    Dieu n'a jamais été jeune, il n'a jamais eu peur de la mort. Alors, ses conseils, ses commandements… De quoi je me mêle ?

  • 3257

    Je suivis les plus coriaces, les plus acharnés, les plus revêches, jusqu'à la lassitude.

    Et puis, je ne me sentis plus guidé par les râleurs...

  • 3251

    Son passe-temps favori, c'était de présenter un billet de 50 euros à un clochard et de l'engueuler parce que ce dernier n'avait pas la monnaie.

  • 3248

    Monsieur Couillard en avait assez qu'on se moque de son prénom : Juliette.

  • 3247

    Il fut un nourrisson négligé, un enfant martyrisé, un écolier  rejeté, un amant moqué, un employé harcelé, un vieillard méprisé. Et alors, d'une méfiance envers les autres !

  • 3245

    Le petit oursin à la foire du trône, bien triste que les enfants lui préfèrent les ballons.

  • 3244

    La chair est triste hélas, et j'ai lu tous les Tintin.

  • 3240

    Sur la vidéo, on voit bien que notre collègue a battu l'air avec ses bras pendant les trois premiers étages. Et puis il s'est découragé, et il est tombé comme une merde sur les 30 étages suivants. Que ce soit une leçon pour tous : il ne faut jamais baisser les bras. Bon Jean-Michel, c'est à vous.

  • 3237

    En fait, sur son île, Robinson n'était pas vraiment seul. Il avait un ténia.

  • 3236

    Sire, vous pouvez lâcher l'oreille de votre grognard : le reste vient de partir avec un boulet.

  • 3233

    La commune d'Empoigne, dans l'Ain, s'est enfin résolue à organiser la grande foire annuelle qui lui fait défaut, et qu'elle a constamment repoussée pour des raisons de dénomination, craignant une méprise.

  • 3232

    Dans le café, un monsieur vient saluer chaque client : « Bonjour, je suis timide et je vous emmerde. » Chacun, comprenant qu'il s'agit là d'une thérapie, salue et sourit avec bienveillance.

  • 3220

    La clé des champs ouvre les portes dérobées.

  • 3215

    Bras repliés, songes, vertèbres soudées, pelures de craie, menthe, sabre, organdi, jade, solstice, poterne, calice, nourrague, pestilence, murailles, jacinthe, antimoine, acrotère, aiguière de vermeil, samba, labile, forceps, émonder, colibri, pente, négligente manière, parade, ombre salie de neige, génuflexion, sabir, orgues basaltiques, délire, taillis d'aiguilles pourpres. La palette des encres, l'encre chatoyante des mots sous le doigt de l'écrivant, L'ivoire des canines refermées sur la nuit, le soubresaut. La terre appuyée sous le talon. Une tache solaire, la main retournée, une cavité moulée dans l'épaisseur de l'âme, un tranchant d'obsidienne et le cœur sur les braises, une lampe sous la main, des cris, des balades, une gelée, un matin les pieds dans l'eau froide, la peau hérissée de bleu, un geste bleu, le spectre des doigts sur le mur, le jeu des rayons sur la pierre, le givre sur le verre, la pâleur du gisant, les phalanges repliées sur un insecte, des marbres étoilés, une figure dressée contre le ciel, un bras, une boucle, des miroirs, un drap, une peur, un pas sur le seuil, la nuit ouverte et franche, l'ombre de mon salut avalée par une flaque, le fantôme surgi de la bouche, un frisson, le bois, l'odeur de la cire, le parfum du lin, la joue tiède, les rideaux, les persiennes fermées, les jouets sous le lit. Les récits, les luttes, les agneaux égorgés. L'empreinte de la semelle sur la terre appuyée. Le temps entravé qui rampe sur le parquet.

     

    Et pas un chapeau de vendu.

  • 3211

    C'est le printemps. Le temps des amours dans nos campagnes. Par la fenêtre, j'assiste aux ébats d'une pelleteuse et d'un camion, après leur étrange parade nuptiale. Je note que nous avons mal compris ces créatures. Le féminin de « pelleteuse » fausse le rôle manifestement masculin de la bête. Tandis que le camion, dont le rôle femelle est manifeste, reçoit en tremblant les coups de butoir de la pelleteuse qui décharge dans son réceptacle. Bref, comme toutes ces observations sur les coïts de la faune, tout ceci est passionnant mais guère ragoutant.

  • 3209

    Il traversait le jardin quand il suspendit sa promenade et regarda sa montre. « Le muguet est en avance », dit-il.

  • 3207

    Pour me faire pardonner mes trois jours d'absence sur Kronix, trois notes d'un coup :

    ***

    Dieu nous préserve des religions.

    ***

    "Et voici la salle à manger du château", déclara le propriétaire qui nous servait de guide, il ajouta d'un ton morne : "vous remarquerez l'exceptionnelle hauteur sous plafond de cette pièce". Nos regards se levèrent : la salle était dépourvue de toit.

    ***

    L'idée d'épouser son tracteur avait valu au paysan une fugace médiatisation. A présent que les journalistes étaient partis et que le village avait retrouvé son calme, il devait bien s'avouer que les formes trapues de son Massey Ferguson 8600 ne méritaient peut-être pas cet accès d'enthousiasme.