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choses vues - Page 3

  • 3021

    Le discours de la veuve qui se résuma à un compte-rendu factuel de la vie de son mari, et le fait que la famille ne se déplace pas jusqu'au cimetière, confirmèrent l'opinion générale. Le défunt avait été un suprême enfoiré.

  • 3018

    J'aime l'automne. Mais, hirondelles parties, brouillard matinal, bureau plus frais quand je m'y installe, jour raccourci… c'est de voir s'éteindre l'été qui me peine.

  • 3013

    A vos postes ! Déambulation télévisuelle.
    EMI_602362.jpgEn ce moment, je n'écris plus, je ne lis plus. Je regarde des trucs débiles à la télé. Un téléfilm, hier soir. Je débarque dans cette série policière française, averti par Télérama qui l'a sanctionnée par un signe moins. Il y a belle lurette que je ne fais plus confiance à ce magazine pour juger de ce que j'aime ou pas. Je vois qu'il y a Lionnel Astier, ça suffit à mon bonheur. Je regarde donc. Je comprends au bout de dix minutes que le moins est un plafond dans la notation pour ce genre de daube. A part Le Bihan qui est arrivé dans ce métier sans avoir la moindre intention de l'honorer, tous les comédiens font au mieux pour donner corps à leurs personnages inconsistants et prononcer des dialogues mal écrits, (pas toujours d'ailleurs, comme si deux auteurs, un mauvais et un correct, s'étaient partagé le boulot) dans un scénario invraisemblable. C'est surtout là que ça pêche. Ho là là. Retournements et coups de théâtre qui font pousser des ricanements d'aise, pistes négligées, indices oubliés (« Mais enfin, ils vont le faire analyser ce putain de sang à l'arrière de la bagnole ? » Réponse : jamais. « Mais enfin, personne ne s'interroge sur le coup reçu en plein crâne par le flic (Lionnel Astier, deux répliques et illico à l'hosto) ? » Réponse : si, si, on arrive, holà, pas si vite, on a notre temps. C'est juste un collègue qui a failli se faire buter à coups de piolet, après tout. « Il vient de se réveiller, vous lui demandez pas s'il a vu son agresseur ? » Réponse : Jamais. « Les interrogatoires, vous les menez toujours dans les couloirs, au fond de la cambrousse, ou dans les cuisines chez les gens, sans jamais prendre de notes ? » Réponse : écoutez, laissez la police de ce téléfilm faire son travail, nous ne manquerons pas de vous faire part de...). La résolution de l'énigme provoque chez le spectateur une moue fataliste. La fin a ceci de bon qu'elle permet d'éteindre le poste et de se réapproprier instantanément le cerveau qui ne s'était de toute façon pas impliqué totalement. Je zappe sur les nombreuses chaînes du PAF. Je sais que, désormais, de nouvelles aventures m'attendent.

  • 3010

    Visage figé, immobile, cou dégagé, sans lunettes. Me voici déguisé en photo d'identité.

  • 3005

    Dès le XIIe siècle, les papes se succédèrent pour interdire, sous peine d'excommunication, l'usage de l'arbalète dans la guerre. Les rois firent « oui, oui, c'est ça » et les champs de bataille furent aussitôt hérissés de carreaux. Le pape François propose de répartir mieux les richesses, de ne pas polluer, de cesser les bombardements, etc. Je vous fais grâce des ricanements émis par les contrevenants.

  • 3001

    La petite veut absolument une robe. Sa grand-mère l'adore mais tout de même « tu en as déjà beaucoup, tu sais ». La petite insiste. Difficile de lui refuser ces petits plaisirs depuis la mort de son papa. La grand-mère cède. Elles font les magasins, trouvent le modèle idéal. La petite se regarde dans la glace, satisfaite. Rentrée à la maison, elle dépasse en courant sa grand-mère et, toute apprêtée dans sa jolie robe neuve, se plante devant la photo de son père, écarte les bras et clame joyeusement : « Bon anniversaire, papa ! »

  • 2991

    C'était l'heure où les lions vont boire, et où les chats marchent sur les claviers pour exiger leurs croquettes.

  • 2987

    C'est une ancienne journaliste qui a changé de métier, elle travaille dans l'enseignement aujourd'hui. Elle vient dans ma direction, les bras chargés de sacs lourds. Elle s'arrête à ma hauteur, s'approche de moi très près en disant "bonjour". Un peu surpris, parce que nous ne sommes pas à ce point intimes, je m'arrête également, lui fais la bise (cela nous était arrivé, si si, il y a longtemps...) et j'entame la conversation "alooors, qu'est-ce que tu deviens ?" "ben, toujours au lycée machin, j'essaie de passer des concours... Et toi ? " "Ohbenmoi... "

    Dix bonnes minutes de discussion médiocre sur le temps qu'il fait et le travail qui blabla. Bientôt, on ne sait plus trop quoi se dire et je mets fin à notre conversation. On se salue (pas de bises encore), et... elle peut enfin entrer chez elle !

    Je m'étais arrêté sur le pas de sa porte. Son approche, que j'avais analysée comme un désir de lier conversation, était juste le dernier mètre qui la séparait de son appartement. Son appartement que mon insistance à bavarder de tout et de rien lui interdisait d'aborder.

  • 2986

    "Voler avec des machines plus lourdes que l'air ne présente aucun intérêt, et d'ailleurs c'est totalement impossible". Simon Newcomb (1835-1909)

    "Les voyages en chemin de fer à grande vitesse sont impossibles, car les passagers, incapables de respirer, mourraient promptement d'asphyxie." Dr. Dionysys Lardner (1793-1859), professeur d'histoire naturelle et d'astronomie à l'University College de Londres.

    "Aucun paquebot ne pourra jamais traverser l'Atlantique, puisqu'il lui faudrait consommer plus de charbon qu'il n'en pourrait transporter." Le même.

    "La terre n'a ni membres, ni muscles, elle ne peut donc effectuer aucun mouvement." Scipio Chiaramonti.

    "Beaucoup trop bruyant, mon cher Mozart, beaucoup trop de notes !" Ferdinand d'Autriche, après la première de l'enlèvement au Sérail.

    "Je n'accepte pas plus la théorie de la relativité que je ne peux admettre l'existence d'atomes et autres billevesées". Ernest March (1836-1916), professeur de physique à l'Université de Vienne.

    "Rembrandt ne saurait en aucun cas être comparé, en tant que portraitiste, à notre merveilleux artiste anglais Rippingille." John Hunt (1775-1848).

    "L'énergie produite par la fission de l'atome est ridiculement faible. Ceux qui s'attendent à une nouvelle source d'énergie atomique prennent des vessies pour des lanternes." Ernest Rutherford (1817-1937), après avoir réussi la toute première fission atomique.

    "J'irai chercher la croissance avec les dents." Nicolas Sarkozy.

    "Je vais écrire un blog. J'aurai plus de lecteurs, comme ça." Christian Chavassieux.

    N.B. : Toutes les phrases (sauf les deux dernières) sont extraites de l'excellent "Livre des bides" de Stephen Pile. Livre épuisé, jamais réédité, dont la lecture est pourtant conseillée pour la santé.

  • 2984

    Entendu dans une émission de télé-réalité (je zappais, et si vous ne me croyez pas tant pis). La caméra suit un jeune homme qui est accueilli dans la maison qu'on lui fait visiter. La voix off précise : « Madame Machin montre à Bidule la chambre de la jeune fille dans laquelle il va dormir. » Je suis persuadé, enfin je veux croire, que les rédacteurs du texte de la voix off ont malicieusement glissé cette ambiguïté, pour se taper sur les cuisses en regardant le visionnage. On résiste comme on peut à la connerie, même rémunératrice.

  • 2983

    Les trois hirondelles étaient blotties l'une contre l'autre, sous un vieil établi, non loin de leur nid qui s'était écrasé au sol. Trop lourd, mal accroché à un simple fil électrique, il n'avait pas résisté aux derniers rehauts apportés par les parents, ce printemps. Chez nous, les hirondelles comptent beaucoup. Il y a deux remises orientées de façon opposée, qui abritent une demi-douzaine de nids variablement occupés selon les années. Avec la clarté augmentée des jours, avril qui rayonne, nous ouvrons grand les portes, nous les attendons avec une impatience inquiète. Les voir fidèlement reprendre leur résidence est une joie. Nous nous considérons chaque fois comme honorés par leur présence.
    C'était une désolation de découvrir ce nid explosé par terre ; une consolation de retrouver en vie ses occupantes. Il ne faut pas les laisser à la merci des chats du voisinage. Elles commencent à se couvrir de plumes, c'est bon signe. Une semaine, deux tout au plus, et elles pourront s'envoler et chasser par elles-mêmes. J'ai déjà soigné des oiseaux, j'ai sauvé un martinet autrement plus jeune, à peine couvert de duvet, je sais comment faire. Dans ma main (ma douce n'ose pas les toucher de peur de leur faire mal), les petites ne réagissent pas. Le choc peut-être, ou plus redoutable : l'immédiat désintérêt à vivre de ces créatures, dès lors qu'un accident les a arrachées à leur cocon.
    Dans la maison, nous les installons dans la salle à manger. Nos chats miaulent, impuissants, derrière la porte vitrée. Ils s'insurgent contre la cruauté de leurs maîtres qui leur interdit d'accueillir nos pensionnaires à leur façon. Nous aménageons un creux de terre, paille et plumes avec les débris du nid, où nous déposons les petites hirondelles. Elles sont inertes, yeux fermés, anéanties. De quoi se mêlent les hommes ? Pourquoi s'acharner à réparer un malheur dont ils ne sont pas coupables ? Elles refusent d'ouvrir le bec, nous les forçons donc à manger. L'aliment le plus simple est du jaune d’œuf, je sais que ça peut marcher. Cinq à six séances par jour. Le troisième jour, un tournant important s'opère : il est inutile de les contraindre. Elles se précipitent sur le bout de bois que j'ai spécialement taillé pour le nourrissage. Bec grand ouvert, elles reçoivent avec gourmandise la manne offerte. Elles se renforcent, sont toniques. Laissées seules, elles piaillent, volettent même dans la pièce, on les retrouve perchées parfois. Même la plus faible des trois, recueillie toute chétive, parasitée et très mal en point, semble revivre. J'annonce fièrement sur Facebook que les trois hirondelles vont « manifestement » survivre.
    Le soir-même, ma douce découvre deux hirondelles collées l'une à l'autre. Elles ont laissé la troisième à part. Elle est morte. C'est décevant mais nous ne sommes pourtant pas surpris. Elle mangeait moins que ses sœurs, était nettement moins vive, malade sûrement. Tout de même, juste au moment où nous pensions…
    Le lendemain, les deux survivantes refusent la nourriture, cette fois. Elles ne volent plus, ou bien juste la distance nécessaire pour aller se cacher sous un meuble, se rencogner dans une partie plus sombre. Elles ne piaillent plus. La plus costaude veut bien, parfois, avaler la mixture que nous lui servons mais elle le fait sans énergie, sans appétit. En quelques heures, tout s'est inversé. Visiblement, inexplicablement, elles ont abandonné. Forcer ne sert à rien, elles déglutissent à peine. Un peu plus tard s'éteint la seconde hirondelle. La troisième reproduit l'attitude des deux autres. Il devient évident qu'elle se laisse mourir, elle aussi. La mort dans l'âme, déçus et en colère, nous acceptons.
    Hier, en fin d'après-midi, je trouve la dernière, respirant encore faiblement, vers la porte-fenêtre. La troisième fois qu'elle rampe littéralement jusqu'à cet endroit, à bout de force, vers cette illusion de lointain. Je la prends dans ma main, je sors. Il fait tellement beau. Le jardin est une splendeur à cette heure-là. Je m'assieds sur l'herbe, dos contre le plus grand cerisier. Ma douce apparaît sur la terrasse. Je ne dis rien ; elle comprend, s'excuse de ne pouvoir me rejoindre. Elle n'a pas le courage. Je sens dans ma main le cœur de l'hirondelle. Quand on est concentré sur cet événement minuscule, c'est incroyablement puissant, les battements de cœur d'un oiseau. Je reste là, le temps est ralenti. L'hirondelle est immobile entre mes doigts. Elle se repose. Il y a autour de nous un ruissellement de lumière, une douceur et une douleur tendre, une patience. Nous avons le temps, prends ton temps. Une vie contre ma paume. Tout va bien. Les choses rentrent dans l'ordre. Pas de nourriture forcée, pas de bruits domestiques, pas de murs. Mais pas non plus la mâchoire d'un prédateur. Le nid de ma peau, la chaleur de ma main, la lumière incroyable de cet instant à travers la voûte de feuillage. Une heure passe, peut-être plus, je ne sais pas. Et puis je sens un frémissement. Le petit corps vibre et se raidit. La tête minuscule s'incline dans un relâchement ultime. J'ouvre ma main, tachée par l'effet du dernier spasme. C'est bien fini.

    Il nous a paru tellement important de sauver ces hirondelles. Nous aimons tant les voir revenir chaque année, traverser l'air en échangeant leurs cris. Portées par l'énergie que nous avons mise dans ce projet, les trois petites hirondelles y ont cru, elles aussi, le temps d'une journée. Notre évolution nous a à ce point détaché de la nature, que nous sommes incapables de concevoir qu'une créature puisse trouver négligeable de vivre. Comment sont-elles passées de ces heures vives, avides, toniques, où il nous semblait avoir réussi, pour aussitôt après, lâcher prise et s'abandonner à la mort ? Nous avons été rappelés à l'ordre. Il y a ce qui veut vivre et ce qui veut mourir. L'homme n'a rien à voir là-dedans.

  • 2981

    Un journal local veut informer ses lecteurs sur les relations auteurs-éditeurs, et je lis, concernant les écrivains de ma région (je résume) : « Certains auteurs préfèrent une meilleure diffusion et choisissent un grand éditeur. » Ils préfèrent... Ce n'est pas qu'aucun éditeur ne veut de leur bouse, c'est seulement qu'ils "préfèrent". Donc, tu ponds ton roman, tu téléphones à Gallimard (ou au Réalgar, par exemple): « Bon, maintenant, j'en ai marre de diffuser mes plaquettes auprès de ma famille et de mes amis, alors, je vous envoie mon manuscrit. Démerdez-vous, faites-moi ça bien et envoyez-le dans tout le pays, OK ? »
    Je vous conseille de pratiquer comme ça. Surtout, après, vous me dites comment vous avez été reçus.

  • 2979

    Une gare. Elle est dans le train, assise face à moi ; lui est sur le quai. Deux cinquantenaires qui s'échangent de silencieux serments d'amour à travers la vitre. Quand leurs gestes ne disent plus rien, ils se regardent souriants ou pensifs. Leur bonheur irradie à cent mètres autour d'eux.

    Je suis toujours très touché par le spectacle des gens amoureux. C'est une démonstration qui met immédiatement à bas toutes mes préventions cyniques. C'est ainsi, je suis très "fleur bleue" en réalité. J'ai toujours envie de croire que les humains sont d'abord des produits et des pourvoyeurs de l'amour.

  • 2977

    La date est gravée dans la pierre : 1885. L'année où le grand-père de Jeannine a scellé ici le manteau de la cheminée, dans la pièce principale. L'année où il a achevé la construction de sa propre maison, en pisé, la moindre pelletée de terre apportée à dos d'homme, jour après jour. Nous avons à peine le temps de noter ce détail que notre hôte, qui nous a salués chaleureusement sur le seuil, nous fait entrer dans la pièce attenante qui fut l'atelier où elle a quasiment passé sa vie. Jeannine est la dernière d'une dynastie de tisseurs à domicile, initiée avec son grand-père à l'époque des métiers à bras et de la soie. Son père prend le relais et, à la mort brutale de celui-ci en 1974, sa fille née en 1931, notre Jeannine, reprend l'activité. Elle connaît très bien ce métier, puisqu'elle a passé entre les machines son enfance, sa jeunesse, son travail de jeune adulte. La voici à la quarantaine, seule, mettant en route, recevant le « remettage », réglant, surveillant les machines que son père a rachetées à la première entreprise pour qui il travaillait, quelques années plus tôt.
    Quand elle prit sa retraite, bénéficiant de la réforme qui permettait de partir à soixante ans, le travail était plus rare, c'était dans les années 90, le déclin du tissage était pratiquement accompli alors. Jeannine n'était pas artisan, elle était salariée à domicile, statut hybride qui offre l'avantage d'une paye sûre et d'une retraite minimale, mais ouvre déraisonnablement les horaires de travail. On fait corps avec le bruit des métiers dans la maison, on vit au rythme du claquement des navettes, on prend garde que les cendres du poêle ou les mouches de la campagne environnante ne viennent pas tacher le tissu synthétique qui est l'essentiel de la production… les journées sont vouées au métier.
    Jeannine montre le sol de la petite pièce. Les fragments de dalle de ciment où s'ancraient les quatre machines, les restes de tomettes salies de graisse, l'espace gagné sur une ancienne étable où mourut la seule vache de la famille, la cloison qui enchâsse les nouvelles toilettes, en remplacement de l'édicule commun, en fond de jardin. Tous les fantômes d'une vie consacrée à ce métier qu'elle n'eut pas l'heur de choisir. C'est ainsi. Les mains froissées s'abattent sur la table de la cuisine où nous sommes installés à présent, martèlement du destin qui ne cessa de frapper à la porte de son existence.

  • 2964

    Et cette enfant vêtue d'une capeline bariolée, debout bras tendu pile au milieu de l'arc-en-ciel, ne dirait-on pas une flèche prête à être décochée vers le zénith ?

  • 2963

    C'est une guerre étrange en ce que les batailles s'organisent ainsi : d'éventuelles victoires se déroulent là-bas, tandis que toutes les défaites ont lieu ici.

  • 2955

    Nous avons la capacité de voir grâce à l'opacité d'un certain organe, à l'arrière de l’œil, sur quoi se fixe l'image que le cerveau pourra ensuite analyser. Sachant cela, on réalise que l'homme invisible est aveugle. Il ne peut donc même pas être sûr de ne pas être vu, n'ayant aucun moyen de le vérifier.

  • 2948

    Le smiley est devenu le masque sous lequel glisser les phrases les plus fielleuses. Une forme nouvelle de lâcheté.

  • 2946

    Je vais lire dans le jardin. Sur le chemin, des marcheurs vont d'un pas rapide. Je me réfugie sur la terrasse d'où je vois la Loire. Sur le fleuve, des kayakistes pagaient avec allant. Dans le bureau je pense être tranquille. Par la fenêtre, des cyclistes foncent. Infatigables, inlassables, de l'aube au soir. Comme si la vie ne leur offrait pas déjà matière à épuisement.

  • 2940

    Je ne sais pas si je vais continuer à me laisser traiter de grosse vache, comme ça, chaque matin, par ce miroir.