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choses vues - Page 5

  • 2571

    Nous rentrions tout à l'heure, ma douce et moi. France Musique (d'ailleurs, était-ce France Musique?) rediffusait une émission sur Charles Trénet. Un morceau s'achève et puis, l'animateur interroge l'invité qui parle avec science et humour de cette vieille idole. On n'ose plus se regarder, ma douce et moi : c'est Cabu. Cabu en vie, qui évoque les chansons du fou chantant. C'est tellement simple qu'on se demande comment tout ça a pu être rejeté dans une autre vie, et que cette autre vie est finie. Bref, on a pleuré pendant quelques kilomètres.

  • 2569

    Plonger dans l'Histoire.
    Des temps où la vie humaine se moissonne sans émois.
    L'erreur est de croire ces temps révolus.
    Alors que c'est le lieu qui a changé.
    Sinon, vu de l'espace,
    c'est incessamment que la vie humaine se moissonne sans émois.

  • 2568

    Dans « J'habitais Roanne », j'évoquais le Landi, manifestation gymnastique à laquelle, petits écoliers de l'école primaire, nous étions contraints de participer, en short bleu et T-shirt blanc, à la fin de l'année. A l'époque, je n'avais pas pu déterminer l'origine du mot (je ne savais pas chercher, je n'avais pas les outils et surtout, je n'avais pas pris le temps, pour un détail aussi anodin dans mon récit). Maintenant, je sais (l'expérience vient à bout de pas mal de petites gênes comme ça) et je vous livre le résultat de mes recherches. Je ne suis pas mécontent, parce que vous ne trouverez nulle part de définition aussi complète et pardon pour ce petit moment d'auto-satisfaction.

    Le landi (ou lendit) : Foire créée au 9e siècle, que Charlemagne avait établie à Aix-la-Chapelle. Elle se déroulait au début de l'été. A l'origine, c'était là que les facultés achetaient les parchemins nécessaires au travail de l'année suivante. Dans les archives du collège Louis le Grand on explique que le recteur allait faire la visite des parchemins, à la foire du Landi, qui avait lieu le premier lundi après la Saint-Barnabé, dans la campagne, entre Saint-Denis et le village de la Chapelle. Défense était faite aux marchands de vendre au public avant que le recteur eût fait ses provisions de parchemins. Il partait de la place de Sainte-Geneviève escorté des régents et d'un grand nombre d'écoliers à cheval. Les graves désordres qui se commettaient pendant cette fête provoquèrent plusieurs arrêts du parlement ; ils ne cessèrent néanmoins qu'après que Charles le Chauve eut transféré cette foire célèbre, du milieu de la plaine, à la ville même de Saint-Denis, en 1444. En 1763, le chef-lieu de l'Université ayant été fixé au collège de Louis-le-Grand, tout le parchemin qui entrait dans Paris était porté dans une salle de cette maison, pour y recevoir le timbre du recteur.
    Les troubles de la ligue et l'invention du papier amenèrent l'abolition du Landi. Le nom, toutefois, en resta, et on appelait ainsi le congé que donnait le recteur, le lundi après la Saint-Barnabé.
    Mercier, témoin du XVIIIe siècle, raconte la procession carnavalesque des professeurs, montés sur un char et chahutés par leurs élèves, sans risque pour eux d'être punis. C'est la fin de l'école, on se soulage des tensions de l'année.
    Le nom viendrait de lundi par corruption. C'était pour les écoliers le lundi par excellence. On apprend aussi que c'était aussi le nom qu'on donne à « l'honoraire » (une sorte de prime) donné par les écoliers à leur maître à ce moment de l'année.
    On la trouve citée par Catherine de Médicis dans ses lettres (vol. 10). La régente écrit au prévôt des marchands pour qu'il surveille la vente des chevaux. Et par Mercier dans son Tableau de Paris (vol. VIII) Le Littré apporte des précisions ainsi que « Origine et formation de la langue française » de A.  de Chevalet, (1872, vol. 2.)

  • 2565

    Nous étions perdus. La chambre d'hôte que nous cherchions nous semblait avoir été subtilisée, tant nous étions passés de fois par l'unique chemin où, bon sang de bois elle devait bien être, selon les données concordantes d'internet, de la propriétaire par téléphone, des panneaux de signalisation et de la carte déployée sur les genoux et reprise sans cesse. De guerre lasse, l'heure avançant, l'ombre vite versée dans les replis de ce coin d'Auvergne gagnant sur nous, nous obliquâmes « pour voir », sur une route encore plus douteuse que les précédentes. La route s'engagea d'abord entre des talus proprement fauchés, puis s'inclina un peu avant de franchement descendre en fond de vallon. La pente forte obligeait le nez de la voiture à plonger devant et l'on distinguait au fond, dans un trou vers quoi la spirale de la route nous conduisait inexorablement, cinq ou six maisons tachées d'obscurité, ramassées en un groupe frileux. Nous descendions, le goudron laissa bientôt place à de la terre et des caillasses. Il était évident que personne ne serait venu établir une chambre d'hôte dans un tel entonnoir. Impossible de faire demi-tour, il fallait aller jusqu'en bas dans l'espoir de trouver un terrain où manœuvrer. Les abords du chemin n'étaient plus fauchés, de grands arbres stériles griffaient les pentes escarpées, des carcasses de voitures achevaient de disparaître sous les ronces et les orties. Le groupe de maisons approchait, nous nous enfoncions à chaque mètre dans une pénombre plus épaisse. Nous évitions de nous regarder, mais plus que le seul agacement de s'être à nouveau perdus, nous ressentions l'impression incroyable, irrationnelle, d'être en terre hostile. Nos rires inquiets ne pouvaient cacher la peur qui nous gagnait. Il nous fallut bien dépasser dans un virage les abords de la première maison. Pierres noires, toit de lauzes et planches grises, prés abandonnés, une vieille voiture abandonnée encore, aucun signe de vie. Pas une poule qui s'affaire. Pas de place pour remonter... la voiture descendait toujours, comme une fourmi suit inévitablement telle pente préparée par son prédateur. A l'approche d'une seconde maison, un misérable jardin, au dessus de nous. Et dans le jardin, une lourde femme, sans âge, vêtue de paquets marron indistincts, la chevelure noire que le vent généré dans ce cul-de-sac ne parvenait pas à remuer. Elle nous regardait, visage impassible, bras pesant sur les flancs, nous observait sans doute depuis l'amorce de notre descente. Évidemment, je pensais à Delivrance depuis un moment, et le regard à peine croisé de cette femme, son regard sans expression, impénétrable, me fit vraiment réaliser qu'il y a des endroits en France, des coins tellement reculés et durs, que personne n'y vient jamais, peut-être même pas le courrier et encore moins les gendarmes, des coins dont on peut éventuellement ne jamais ressortir -et qui saurait que nous étions là ? Les vraies zones de non-droit ne sont pas dans les banlieues soumises aux mafias, mais bien, j'en suis sûr à présent, au fond des gorges sombres de la campagne la plus négligée, éloignées de toute attention des médias, dépourvues du moindre intérêt économique, et où ne subsistent qu'une ou deux créatures floues, plantées comme des pierres au croisement des chemins, et qui patientent. La voiture parvient enfin au bout du cul-de-sac, où je trouve enfin assez de place pour tourner. Là-bas, la femme ne nous a pas quitté des yeux. Elle ne cherche aucune contenance, demeure bras inactifs, visage neutre, à observer la manœuvre, et de même suit notre ascension et notre retour vers le ciel, là-haut, qui a gardé la lumière du jour tandis qu'ici, la nuit se rencogne aux coteaux et fait déjà son nid. Pendant la montée, à l'intérieur d'une des carcasses abandonnées, je surprends un mouvement indistinct. Et je vois une forme s'immobiliser entre les orties. Le cœur étreint par une peur sans nom, je passe le virage suivant en faisant déraisonnablement ronfler le moteur, pour couvrir une affreuse plainte qui monte avec nous, un cri surgi d'une gorge impossible et qui s'achève sur une sorte de sanglot.

  • 2556

    Du temps, qu'enfant, je côtoyais les bêtes, j'avais des vaches pour amies. Maintenant je les évite, comme on se tient à l'écart de brutes inquiétantes. S'exiler des hommes comporte un risque similaire de ne plus les connaître, de les penser potentiellement hostiles, tandis qu'on pourrait encore vivre ensemble en bonne intelligence.

  • 2554

    Autour de la table, des écrivains. A côté de moi, un poète, dramaturge, renommé dans la région, peut-être même dans les régions voisines. Je connais son travail, il a tout mon respect.

    Mais, bon sang, ça fait partie du statut, la mauvaise humeur ?

    En fin de journée, le même se met à sourire. Démasqué, c’est le plus agréable des hommes. On aurait pu commencer par là.

  • 2550

    « Vous allez voir... » dit-il à ses enfants réunis. Convaincu de son bon droit, il alla dire deux mots au tank qui inclinait lentement son canon vers lui.

  • 2529

    « Et cette prise illégale d'intérêts ? » L'élu toussa, et détourna l'attention du journaliste vers les caméras de surveillance, ou encore ces agents municipaux, qui peuvent tirer à balles réelles sur une délinquance, moins réelle certes, mais tellement plus intéressante.

  • 2521

    - Juif ? Homosexuel ?
    - Non.
    - Franc-maçon ?
    - Non plus.
    - Et on t'a édité quand même ?
    - Et bien oui, tu vois...
    - Bon. (pas convaincu, réfléchissant. Trouvant soudain la solution :) Alors t'as couché.

     

     

    (et je vous demande par avance toute votre indulgence pour le Kronix de demain).

  • 2506

    Sur le parking devant la caserne des pompiers, plusieurs voitures sont stationnées. Ce sont toujours les mêmes. Il y a des conducteurs à l'intérieur. Ma douce m'explique ce qu'un pompier lui avait confié, à propos de ces voitures, de ces hommes patients qui restent là, des heures, à leur volant. « Ils attendent la sortie des véhicules de secours. Ils connaissent le type d'interventions en fonction des véhicules. Certains préfèrent les accidents, d'autres les incendies... Ils suivent les pompiers. Arrivés sur place, ils sont les premiers, et peuvent enfin se repaître des drames et des morts. »

  • 2504

    La lenteur de fabrication d'un roman est exaspérante. Cela peut même rendre schizophrène, à force. Je reprends le chantier de La Grande Sauvage, qui se déroule pendant la Révolution Française, mais les intentions et l'élan qui m'ont poussé à l'entreprendre se heurtent au spectacle des injustices quotidiennes, de l'urgence que je ressens à exprimer des combats immédiats, actuels, qui me contraignent à me situer, là, maintenant. L'envie existe de laisser tomber le propos de cet énorme boulot (entamé il y a déjà deux ans, mine de rien), pour m'emparer d'un sujet d'aujourd'hui et le traiter avec l'énergie de la colère ou du désespoir. Je pourrais me servir de ce roman pour le faire ? Sauf qu'il en résulterait un pot-pourri de mes indignations (parce qu'elles sont nombreuses et semblent se multiplier dès que je m'informe sur quelque chose). Donc, attendre, finir ce qui a été commencé, prendre du recul. Ou tout basculer cul par dessus tête, stopper ce qui menace de ne plus faire sens pour moi, et me plonger dans la métamorphose scripturale du courroux, tout entier et tout vibrant. Mais cela signifierait trahir mon éditeur et le jury qui m'a confié une aide importante pour accomplir ce roman (je ne vous avais pas dit ? Voilà : la Région a agréé mon dossier). Vous raconter tout ça est une manière d'admettre publiquement que, ces jours-ci, alors que je parviens enfin à m'extraire de mes Nefs de Pangée, je n'arrive pas à pondre une ligne du prochain. Dramatique.

  • 2502

    Il me tend sa carte. Je lis : « Consultant. »
    Je lui tends la mienne. Il lit : « Consulté. »

    Devant sa mine déconfite, je souris et l'achève : « Et oui. »

  • 2498

    On se hérisse,
    les cuirs durcissent.
    A l'intérieur,
    moisit la peur.

  • 2497

    - Tu sais qu'on a des nids d'hirondelles, à la maison ?
    - Euh.. (air dégoûté) Ça doit faire des saletés, non ?

  • 2482

    Par la fenêtre, le vieillard
    grise la rue de son regard

  • Légume des jours

    Pour s'éplucher un doigt, il faut veiller à affûter l'économe. Ensuite, l'intérêt de l'opération est votre problème.

     

     

    Autrement, la première hirondelle est revenue, ce matin. C'est toujours un moment particulièrement émouvant, pour nous. Une vraie réconciliation avec le monde. Avec ce qu'il a de beau, encore.

  • Un an

    Il y a un an exactement, je déposais les clés de mon travail sur le bureau de ma chef.

    La vie depuis, si elle n'est pas confortable sous certains aspects, est facile, bonne, bénie. Je vais en reprendre un an, tiens.

     

  • Rencontre avec Laurent Cachard

    La bibliothèque de Fleury, ses bénévoles avec le concours de la municipalité, ont eu l'excellente idée d'inviter l'écrivain lyonnais Laurent Cachard, pour une rencontre exceptionnelle (exceptionnelle « à plus d'un titre », comme le souligne le billettiste désirant passer à l'essentiel, contenu dans la suite).  D'abord, parce que Laurent est un écrivain rare, aussi parce qu'il s'agissait de tenter une approche de l'ensemble de sa production et enfin, parce que la soirée se poursuivait par un – peut-être – ultime récital « Littérature et musique ». Forme singulière alternant lectures d'extraits et chansons inspirées de ses livres, concoctée par l'auteur il y a quelques années, et imaginée avec la complicité des musiciens qui composent et/ou interprètent les chansons inspirées de l'œuvre de leur ami Laurent. Ici, Gérard et sa nièce Clara Védèche, et Eric Hostettler. Ce serait une journée-hommage en quelque sorte, bien que l'âge de Laurent n'incite pas au bilan ou à la rétrospective. Disons que cette rencontre était l'occasion d'un point à mi-parcours.

    Hier donc, Laurent Chachard était venu trouver un public neuf, celui de la bibliothèque de Fleury-la-montagne. Les lecteurs de Kronix connaissent bien cet auteur, souvent chroniqué ici et souvent « lié », blog à blog, car une ancienne complicité existe entre le Cheval de Troie et Kronix.
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    La rencontre d'hier avait pour objet de parcourir les différents aspects de son travail et de susciter pour le public présent le goût d'en découvrir plus, et de le lire. Je ne sais pas si nous y sommes parvenus, en tout cas, l'assemblée était nombreuse et attentive et l'échange, je crois, riche et intéressant.
    Romans, nouvelles, paroles de chansons, comédie musicale, théâtre, écrits sur l'art, essais... Il y avait matière. Prendre le temps de tout aborder, avec immédiatement la certitude que nous ne ferons qu'effleurer le propos mais donner à l'auteur, ce n'est pas si fréquent, l'occasion de dire, de digresser, de peut-être découvrir des choses sur lui-même, qui sait ? Il aura fallu deux heures, et il ne restait plus assez de temps à consacrer aux échanges avec le public. Il fallait se résoudre à conclure, car les musiciens, dans la salle voisine, étaient prêts pour la deuxième partie de l'événement, et des spectateurs arrivaient. Cependant, l'objectif difficile a priori, d'effectuer un tour d'horizon complet a été tenu. Les réactions dans l'assemblée étaient celles de personnes qui découvrent un auteur, ou un aspect méconnu de son œuvre, et ont pris goût d'en connaître davantage. C'était le but. Je ne suis pas mécontent. Un enregistrement a été fait qui, j'espère, pourra être mis en ligne, et qui permettra de suivre complètement l'entretien.

    Littérature et musique est cette expérience peu commune ou plutôt unique (j'en avais fait une description lors d'une représentation stéphanoise à lire ici), constituée à partir de l'œuvre de notre invité. Laurent, je l'ai dit, est un personnage autour de qui s'agrège avec naturel les amitiés durables. Ce n'est pas une chance, pas seulement, c'est son talent. Pendant plus d'une heure, les amis musiciens de l'auteur ont accompagné les musiques écrites par Eric Hostettler sur les paroles de Laurent, et soutenu parfois, ou laissé le silence nécessaire, aux lectures d'extraits des livres de Laurent par lui-même. Courts extraits, significatifs, de chaque roman ou recueil de nouvelles, un prolongement bienvenu de notre rencontre. Et chaque fois, les chansons ad hoc, parfaitement écrites et interprétées. Celles inspirées de « Tébessa, 1956 » ou de « La partie de cache-cache », sont des moments inoubliables, émouvants, forts. Autre moment assez estomaquant, l'interprétation de la jeune Clara Védèche (18 ans), violoncelliste, d'une pièce contemporaine virtuose. Rien que pour ça...

    Dans la dernière partie de notre entretien, celle qui na pas eu lieu faute de temps, nous voulions d'un commun accord, aborder la question de l'assèchement littéraire. Car Laurent subit comme nous tous, parfois, l'angoisse du vide, du « à quoi bon ». Il me semble que la séance à deux détentes d'hier devait lui donner de bonnes, d'excellentes raisons, de ne pas baisser les bras, et lui faire la démonstration, s'il en était besoin, que tout ce travail n'est pas inutile, qu'il a un public, un lectorat, attentif à la suite de ses productions, et du coup, un devoir envers eux.

     

    NB : Je connais Laurent. Il aurait pu évidemment rédiger avec l'aisance qui le caractérise, le compte-rendu de cette rencontre dès son retour à Lyon hier, dans la nuit, mais je crois qu'il m'en a laissé la primeur, par élégance, malgré ma rédaction tardive. C'est bien lui, ça.

  • En voiture

    J'ai une trentaine d'années. J’attends un copain devant chez moi, dans la nuit et sous la pluie. Aucun abri, je commence à être trempé. J’ai dans un sac de quoi travailler : nous devons rejoindre un troisième larron. Ensemble, nous formons un trio brièvement connu dans notre ville sous le pseudonyme collectif de Chris FrankEr. Chris FrankEr écrit des films à budget zéro, les réalise et les diffuse. Mon pote tarde un peu, je trépigne, j’ai froid. Enfin, la voiture s’arrête de l’autre côté de la rue. Je fonce ; assis côté passager, je pose mon sac et vérifie que mes notes sont sèches en pestant contre le mauvais temps et les conducteurs qui sont en retard. Alors, j’entends « Ah. Il doit y avoir une erreur… » Je lève le regard : ce n’est pas mon pote. Nous nous considérons, très surpris l’un et l’autre. Je me confonds en excuses, ressors puis reprends ma place, secoué par un fou-rire bizarre, qui éclate sporadiquement, pendant les longues minutes de mon attente renouvelée. De l’autre côté de la rue, une vieille dame, surgie d’une maison de retraite, pénètre dans la voiture qui lui était, donc, destinée. Je suppose que son chauffeur va avoir de quoi lui raconter.

  • Pottier pris aux mots

    Cet acharnement qui va jusqu'à la démolition des ruines, et tout ça sans connaître le couplet « Du passé faisons table rase »... ça force le respect, cette internationale de la colère.