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Nouvelles/textes courts - Page 3

  • 3203

    Force est de constater que le brontosaure était plus vif que le moustique. On n'en trouve aucun, pris dans l'ambre.

  • 3202

    Il y a un moment, dans l'écriture d'un livre, où vous comprenez enfin ce que vous êtes en train de faire, révélation plus ou moins tardive selon l'entreprise. Pas : quel est le sujet de votre roman, cela vous êtes censé le savoir, tout de même. Plutôt : De quoi je parle, au fond, qu'est-ce qui, viscéralement, m'a imposé de rester autant de temps concentré et isolé, à la recherche d'un rythme et d'une justesse d'expression, qu'est-ce que je cherche à travers mon texte ? Et ce n'est pas forcément clair à l'amorce du travail. On peut même postuler que l'écriture d'un livre a pour but premier de révéler aux yeux de son auteur, les raisons qui ont poussé à l'entreprendre.
    Le moment que j'évoque se manifeste par une sensation particulière, une émotion assez indescriptible. Pour moi, elle est similaire à une autre sensation, guère plus commode à exprimer, qui naissait, à l'époque où je dessinais ou peignais des portraits d'après nature (jamais d'après photo, cet expédient vulgaire), quand, la personne en face de moi, je voyais, trait après trait ou coup de pinceau après coup de pinceau, s'affirmer une ressemblance. Le visage qui apparaissait sur la toile ou le papier, était bien celui de mon modèle. J'y étais. Je ne savais jamais par quel détour ce petit miracle se produisait mais c'était ainsi : j'avais saisi et traduit cet étrange motif qui crée l'illusion de la ressemblance. Cela venait brusquement, au hasard d'un trait anodin, par surprise. Soudain, quelque chose s'était éclairci. Je savais que, désormais, je passais d'un autre côté de la réalisation. C'est ainsi que, dans la pratique de l'écriture, à des moments variables dans la construction d'un récit, je perçois avec étonnement (et quelle satisfaction!) que « j'y suis ». Tout devient net, tout prend sens : les phrases qui m'ont amené à ce point, les prolongements que ce basculement implique, ce que sera le roman achevé.
    La difficulté réelle se situe par conséquent au début de l'écriture d'un roman. Quand rien n'est fixé, que tout menace de se dérober à tout moment, que le sens ne s'est pas encore affirmé, quand rien n'est évident. Il y a quelque chose d'absurde d'entreprendre l'écriture avec le secret espoir qu'un but s'annonce. Vous pouvez travailler des mois, peut-être des années, avant que se manifeste la sensation évoquée plus haut. Et il y a cette hantise : est-ce que vous y parviendrez ? Ainsi, il m'est arrivé d'aller jusqu'au bout d'un texte, de travailler plus d'un an sur un roman, de poser le point final, sans avoir connu cette grâce (et dans l'état d'incertitude que vous pouvez deviner). Assez logiquement, il se trouve que ces romans-là ne provoquent qu'une réaction embarrassée de ma première lectrice, augure du refus de mes éditeurs. J'espère sincèrement que les autres écrivains ne connaissent pas ces affres et entrevoient clairement dès l'origine, l'ensemble de ce qu'ils ont entrepris de créer. Je crois avoir une bonne notion des sentiments de Sisyphe, quand il appuie ses mains contre la pierre, s'arc-boute et  pousse son rocher, au pied de la pente incessante.

     

    Peut-être parlerons-nous de cela, à partir de 16h30, avec Jacques Plaine, à la Librairie de Paris, à Saint-Etienne...

  • 3201

    Comment écrit-on un roman ? Comment ose-t-on commencer, par quels mots, par quelle scène et sous quel angle ? C'est toujours difficile, et de plus en plus difficile avec le temps, malgré l'expérience. Paradoxalement. Parce que chaque roman est un prototype. Comme l'amour vrai se réinvente et ne connaît que des premières fois.

  • 3198

    Bruits de scie et de tenailles, coups de marteau, cris masculins, jurons, appels féminins à arrêter le bricolage. La saison des petits travaux extérieurs est commencée.

     

    Et sinon, les hirondelles ont investi leur nid, hier. Bonheur.

  • 3197

    Suivons la trace de nos vieux étonnements qui dépendaient de l'enfant que nous étions. Arrivés au point de contact avec ces jours de merveille, évaluons la distance qui nous en sépare, réduisons-la. Et écrivons.

  • 3196

    La Maison du Faune. Jean-Pierre Poccioni.

    lamaisonduFaune.jpegAndré, un retraité aisé, grand amateur de vins et de musique sur disques vinyles, croise le chemin d'un jeune couple au hasard des ruines de Pompéi. On lui a déconseillé Venise sur la période désirée. Ce ne sera donc pas Mort à Venise, mais naissance du désir à Naples. De part et d'autre, parmi les ruines de la ville romaine, silencieuses lors des visites très matinales, ou dans les cafés bien choisis de Naples la bruyante, une sorte de séduction opère entre André et le jeune couple parisien, comme lui. Les touristes français se lient d'amitié et se retrouvent plus tard dans la capitale. Ces retrouvailles ne sont pas le fruit d'un hasard mais de la volonté d'André. Il a tergiversé, a considéré son âge, s'est finalement décidé à les retrouver. Le but de son obstination à renouer le contact pourrait être le désir, mais quelle finalité un désir de vieil homme peut-il espérer ? André, dont on devine qu'il fut un grand amoureux, un amant d'une authentique sensualité (n'est-ce pas aussi ce que confirme son goût pour les meilleurs vins et la musique de Schubert?), suit le cours de ce fantasme inconfortable, il en repousse confusément l’irrationalité. Peut-être pour se représenter à lui-même la part de fiction que comporte cette aventure, il se rebaptise Alexandre. Un nom de conquérant. Le couple, quant à lui, a décidé de baptiser cette nouvelle connaissance le Faune. A cause de Pompéi où il se sont rencontrés, à cause de la figure mystérieuse qu'il est à leurs yeux. André/Alexandre observe ces amis avec un mélange d'envie et de désespoir, un balancement constant entre respect et pulsions refoulées. Car, dans ce couple devenu proche, il y a Claudia. Et la beauté de Claudia est un spectacle. L'excitation érotique qu'il ressent à regarder le corps de Claudia lui inspire des élans, qui l'affligent aussitôt. Que faire d'un tel désir quand l'élue est jeune, délicate, vivante, et qu'elle aime profondément son homme, un Thomas brillant, chaleureux, bienveillant ?
    L'enjeu du récit et, en conséquence, le pari littéraire de l'auteur, est l'évocation subtile des effets de distance : ce qui sépare un vieil homme d'une jeune femme, un célibataire d'un couple, un père de son fils, un ancien mari de son ex-femme, un fantasme de la réalité. Et l'écriture entreprend l'exploration de cet espace découvert en ménageant l'exacte tension requise. C'est un plaisir de fin gourmet que de savourer la mise en œuvre de ce dispositif. Une énergie constante architecture ce beau texte. L'écriture de Poccioni est raffinée, jamais précieuse, toute de retenue et d'élégance. On lit cet auteur comme on caresse du regard la couleur d'un grand vin ou une fresque érotique de la maison des Mystères.
    La Maison du Faune est un court roman dont la narration alterne deux formes littéraires, dont chacune est exploitée pour ses possibilités dramatiques et avec ses caractéristiques : le journal d'André, ses introspections, son peu de pitié envers lui-même et en même temps, les leurres qu'il autorise ; et des chapitres distanciés, intitulés « Elle et lui », qui promènent le lecteur au fil d'un phrasé suave et réfléchi, délié, souple, ourlé d'appréciations riches et de descriptions extraordinairement fines. L'alternance des deux modes a aussi pour fonction d'exposer deux manières de penser la même scène, de revisiter les pensées d'André à la lumière de l'expérience du couple. C'est un jeu infiniment délicat auquel on se prend d'emblée, et qui met le lecteur dans un état constant de jubilation, jusqu'à la dernière page.

    La Maison du Faune. 2006. Phébus. 188 pages.

    Une autre critique, signée Pierre Perrin, à lire ICI.

     

  • 3195

    En plus de tant d'épreuves, la petite sirène comprit vraiment sa douleur le jour de sa première épilation.

  • 3194

    L'écriture est une activité pousse-au-crime. Elle incite au dévoilement des secrets, à l'impudeur, elle se moque bien de la souffrance des autres et se nourrit de trahisons. Un écrivain est un traître. Il n'a aucune excuse, il n'a aucun remord, il charrie la boue insane des vérités pour les porter aux feux du questionnement universel. La bonne littérature ne s'encombre pas de complaisance et de détours, de morale. Et pourtant, je n'ai aucune envie de faire du mal. Quel projet littéraire vaut qu'on humilie quelqu'un, ou qu'on lui fasse du mal ? Il est rare (mais pas impossible) que je considère l'écriture avec assez de conviction pour lui sacrifier la sérénité des autres.

  • 3191

    Il suffisait d'adresser une prière et puis, bon, soit tout s'arrangeait et merci Seigneur, soit ça allait de mal en pis et c’est qu'on avait mal fait quelque chose. Ce n'était jamais de la faute de l’Église ou du curé. Jamais la faute de Dieu. En fait, je me demande si vraiment les gens ont cru en Dieu un jour. Je me demande. Parce qu'on est bien vite prêt à l'absoudre, nous, les hommes. Comme s'il ne comptait pas ou pas plus qu'un enfant. Tiens, voilà, c'est ça : on s'adressait à Dieu comme on tente d'apaiser un enfant capricieux. « Si tu es gentil, tu auras droit à ça... » Je te construirai une chapelle, je partirai en croisade, je quitterai ma maison pour te servir. Marchandages sordides. Bien sûr, on lui donnait du « Mon Père qui êtes aux cieux », on le redoutait, mais quelque part, loin dans les ténèbres de l'âme, on rusait, on se le conciliait, on trichait, on espérait s'en faire un complice ou s'en rendre maître. Comme on discipline un enfant. Évidemment, on n'irait pas construire de chapelle, et on ne mènerait une croisade que parce que les terres traversées étaient riches. On n'y croyait pas vraiment. Sinon, s'il fallait y croire, alors, tous promis à l'enfer, pas assez d'indulgence pour tout le monde. Le moindre geste était douteux, la moindre pensée était suspecte, le péché est dans notre nature. Les prêtres ont une formule pour ça : la chair peccamineuse. Oui. Impossible d'y échapper. Cela nous est consubstantiel. Donc, quand ça échouait du côté du gamin caractériel tout auréolé de voie lactée, à qui s'adresser ? Au vrai pouvoir, au vrai mystère qui hante les nuits depuis que la mémoire est mémoire. Ce qui persiste à la lisière, au seuil compris entre Dieu et la vieille Nature. Ce qui était là avant Lui, avant les clergés et les cantiques. C'est là, entre chien et loup ou bien sous la clarté lunaire, aux franges des brumes des marais ou dans l'ombre des forêts. Rien n'est sûr, tout devient possible. Quand sourdent les idées emmêlées, à peine revenues des rêves, là où la terre se confond avec l'eau, là où les résolutions naissent des limbes, là où les pensées prennent un tour étonnant. Là où Dieu s'absente.

     

    Extrait de "Le sort dans la bouteille". Théâtre. Écriture en cours.

  • 3190

    Il avait d'abord éclaté de rire devant cette série. La vision parodique d'une famille au quotidien. Les parents médiocres et mesquins, les enfants fourbes et antipathiques. Il remarqua un jour que le canapé de la série était le même que le sien, et que la tapisserie et l'agencement général du décor étaient une copie de son salon. Il lui sembla aussi que les répliques des comédiens imitaient les échanges de la famille. Les situations étaient très proches de ce qu'ils traversaient. Il s'étonna que, vu par la télévision, leur vie parût si drôle. C'était tellement mieux ainsi. Il se mit donc à s'inspirer des émissions pour clore une discussion, aborder un problème, raconter une anecdote. La famille suivit son exemple. Tous approchaient à présent de la vérité de la série. Et puis, un jour, alors qu'il venait de faire tomber le morceau de gâteau qu'il portait à sa bouche, des rires retentirent dans la maison.

  • 3189

    Illustrer la sagesse de Salomon par cette histoire d'enfant coupé en deux, excusez-moi, mais il y a de quoi se taper sur les cuisses.

  • 3188

    Dans un petit village italien, un minuscule comptable passait dans les rues sans soulever l'intérêt, n'adressant la parole à ses congénères que pour dire bonjour. Lors de son décès, on découvrit qu'il était extraordinairement riche et sans héritier. Ses rapports avec ses voisins et les autres citoyens étant déplorables, on s'étonna de découvrir dans son testament son souhait de léguer sa fortune à la fanfare du village. A une condition : chaque année, à la date anniversaire de sa mort, la minable fanfare devait se rendre sur sa tombe et jouer à la perfection une œuvre classique, choisie par lui, et particulièrement inaccessible à autre chose qu'à un orchestre symphonique de niveau international. Un huissier, assisté d'un critique professionnel, devait assister à la prestation et déterminer si, oui ou non, la fanfare méritait l'héritage. Le défi insurmontable se soldait systématiquement par l'embarras du critique et la sanction sans appel de l'huissier : « Pas cette fois. Vous avez un an pour répéter. »
    Cela se passait dans les années 60. Je ne sais pas si la fanfare essaie encore aujourd'hui, mais j'imagine le sourire enterré du vieux misanthrope, définitivement vengé des dissonances infligées par la fanfare, sa vie entière.

  • 3186

    Pas de bonheur innocent, hélas, rien qui ne fût pas payé par l'un ou l'autre, au bout du compte. Ainsi, je goûtais la sensation de faire pipi dans la campagne, le nez planté dans la voûte d'étoiles, incroyablement nombreuses, avant de considérer dans l'herbe cette pauvre limace qui passait là, n'avait pas demandé qu'on l'arrose et se fichait comme d'une guigne de la poésie des espaces infinis.

  • 3185

    Étrange sensation au retour de cette session 2017 à Livre Paris. Tout s'est bien passé, j'ai retrouvé amis et professionnels avec grand plaisir, mais en deux jours, une observation déjà faite les années précédentes s'est confirmée et m'interroge. J'ai le privilège de signer successivement dans deux espaces littéraires très différents. Parmi les éditions de SF, de Fantasy, tout près de la BD et de l'illustration jeunesse d'une part, et au milieu des éditeurs de littérature « blanche » ou générale, d'autre part. Je fais un constat qui ne me réjouit ni m'attriste : l'impression d'empressement, de jubilation, de vie, de curiosité et d'enthousiasme autour des stands de littératures de l'imaginaire, et le défilé de lecteurs déjà convaincus, peu diserts, souriants mais distants, précis dans leurs choix, surtout visiblement plus fortunés, sur les stands des littératures plus « conventionnelles » ou plus « sérieuses » (Bon sang, tous ces mots pour cerner des phénomènes trop complexes pour être ainsi résumés ! mais vous voyez ce que je veux dire). Je ne parle pas des queues empressées qui patientent pour quêter un échange de cinq secondes avec une célébrité. Cela vaut partout et ne renseigne pas sur la distance dont je parle.
    Classer l'une du coté « populaire » et l'autre du côté « élitiste » ou « bourgeois » me paraît tout aussi injuste et réducteur. C’est pourtant l'impression que j'en retire. J'ai été heureux les deux jours, à mes deux tables de signatures. J'ai côtoyé dans les deux cas des auteurs talentueux et charmants, j'ai discuté avec mes deux éditeurs et m'en trouve comme à chaque fois, rasséréné et motivé, j'ai retrouvé avec plaisir leur équipe, tous gens souriants, optimistes, amoureux de leur travail, aimant sincèrement le livre et se faisant une haute idée de ce que doit être la littérature. Mais il est impossible de ne pas s'interroger sur ce qui distingue ces deux mondes, séparés là de quelques mètres. Un univers élégant, au mobilier raffiné dans des espaces ouverts, personnel en tenue soignée, lecteurs silencieux, méthodiques, sérieux, des échanges où l'on fait assaut d'esprit et de bons mots (là, je laisse faire, je n'ai pas les moyens intellectuels pour m'adonner à cette pratique, mais j'écoute). Et l'autre monde : stands confinés par manque de moyens, nombreux auteurs au coude à coude, personnel habillé comme au quotidien, foule de passage rieuse, bruyante, costumée parfois, lecteurs volubiles, passionnés, excités de rencontrer un auteur (on peut donc être excité à l'idée de me rencontrer, moi ?), jeunes ou moins jeunes qui sacrifient leurs économies et empilent les livres sur les bras. Je repensais dans le train du retour, à cette réflexion de Tarentino sur les vrais cinéphiles. Il les voyait dans les cinémas de quartier aujourd'hui disparus, chez les consommateurs de films, cinq ou six séances bon marché par semaine, qui ne théorisaient pas mais savaient exactement quand on se fichait d'eux ou quand un réalisateur généreux tentait de leur apporter du plaisir. Je me demande si les vrais amateurs de littérature ne sont pas ces gens enthousiastes qui réclament des récits, des histoires, des mythes, et veulent d'abord qu'un auteur soit généreux avec eux, ne triche pas, se donne de la peine pour leur bonheur. Bien sûr, les choses ne sont pas si simples, et j'adore toutes les littératures exigeantes, mais j'ai été amené ce week-end, à distinguer un monde vivant, gourmand et curieux, avec un monde plus figé, un peu morne, riche de ses hauts-faits, légitimement fier de son apport, mais tourné vers lui-même et préoccupé du maintien de son image. Mon étonnement est dans le constat qu'ils sont rarement conciliables. J'aime pourtant ces deux aspects, ils me nourrissent pareillement et je refuse d'avoir à choisir. Je me sens comme un immigré qui ne sait plus à quelle culture il appartient, ne se sent légitime ni dans l'une ni dans l'autre et ne sait quel gage donner et à qui, quelles passerelles créer, pour s'affranchir de ses frontières intimes.

  • 3183

    Toute sa vie, la sexualité de Tarzan resta marquée par son dépucelage précoce au fond de la jungle. Il en conserva une pratique étrange, difficilement descriptible, dont la charmante Jane fit les frais, qu'elle n'évoqua jamais sans retenir des pleurs, et que sa pudeur toute britannique nous empêche de connaître précisément. C'est en réalité assez regrettable.

  • 3181

    Elle présente ses enfants : Marie-Sygne, Karl-Edouard, Enguerrand, Clérambaud, Brieuc, Pierre-Charles et Bérénice. Maurice aimerait bien parler de son fils Kévin et de sa fille Jennifer, mais il sent bien qu'il vaut mieux passer à autre chose.

  • 3179

    Comme un animalcule négligeable, enflé de son importance sous la loupe.

  • 3178

     Je ne serai impitoyable avec les politiques que lorsque je tiendrai mes propres promesses.

  • 3177

    Je sais madame, vous n'avez rien dit et je vous prends un peu au dépourvu à cette caisse de supermarché, mais j'ai bien compris dans votre regard le désir fou que vous aviez de vous jeter sur moi. Et bien, je vous le dis tout net, madame : c'est oui.

  • 3176

    J'ai refusé l'appel du jardin, hier et aujourd'hui encore. J'étais pourtant mieux qu'invité : sommé, à coups de clairon ! Car c'est l'effet que produisait le soleil. Un grand pavillon de cuivre strident abouché au rectangle clos de notre petit Eden.

    Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faut courage et volonté pour résister. Tout de même pas.