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actu - Page 4

  • 3112

    La premier à chroniquer mon dernier roman est un écrivain dont j'admire le travail, ça tombe bien. Nos livres sont -sinon aux antipodes- en tout cas, inscrits dans des registres très éloignés. Et il s'agit d'un auteur intègre, qui ne distribue pas ses bons points à l'envi, ou par souci de complaire à une amitié. Je suis d'autant plus sensible au retour de lecture que Jean-Pierre Poccioni, auteur de La maison du FauneLa femme du héros entre autres, a fait de La vie volée de Martin Sourire. Diffusé d'abord sur Facebook, son texte valait d'être relayé sur Kronix. Merci à lui.

    « Pourquoi lire La vie volée de Martin Sourire de Christian Chavassieux ?
    Parce que ce roman qui se présente comme historique l’est d’une façon particulièrement intéressante et originale.
    L’événement historique est ici perçu par le personnage principal et ceux qui le côtoient comme nous percevrions nous mêmes les convulsions de notre histoire si nous ne connaissions la médiation permanente des moyens de diffusion et de présentation de l’information.
    Une histoire à hauteur d’hommes simples, de gens du commun et non l’histoire des hauts faits de quelques grands noms plus ou moins dignes du Panthéon. L’histoire du peuple par le peuple et avec lui.
    Parce que ce texte est un roman et ajoute au genre une aura supplémentaire de noblesse. Ni auto-fiction narcissique, ni pseudo biographie, ni variations sur le thème sempiternel et vain de « l’histoire vraie ». Une fiction c’est-à-dire ce procédé d’illusion réaliste que George Semprun considérait comme le seul moyen d’approcher le réel. Une fiction avec ses plaisirs petits et grands, virevoltes, événements, surprises et rebondissements.
    Enfin parce que ce texte est une œuvre littéraire ce qui implique qu’elle ne prend vie que par et pour l’écriture. Cette écriture qui se déploie avec aisance et précision, qui joue subtilement sur les tournures et le lexique très riche et recherché pour figurer la distance temporelle qui nous sépare des protagonistes est sans défaut ce qui est à la fois la moindre des choses et pas si fréquent ! Et puis soudain, quand le lecteur mis en confiance et presque accoutumé à cette belle langue finirait par oublier le talent qu’elle implique c’est le choc d’un long moment lyrique, une évocation quasi hallucinée des exactions commises en Vendée, qui s’élève progressivement aux plus forts moments poétiques qu’un lecteur puisse rencontrer. Un flot, une lave de mots qui embrase, qui sidère, qui parvient enfin, car rien n’est ici gratuit, à dire l’absolu du mal, sa béance inhumaine et pourtant si humaine. Pour moi un grand moment littéraire.
    Pour faire bonne mesure j’ai cherché des raisons de ne pas lire ce roman. Désolé je n’ai pas trouvé ! »

  • 3110

    Il est publié et maintenant, il va falloir commencer à parler de ce roman. C'est-à-dire, enfin, tenter d'en avoir une idée claire. Qu'est-ce que j'ai bien voulu faire en écrivant cette histoire ?

  • 3106

    Chavassieux GLM.jpgJe ne me défais pas de mon côté province, voyez-vous. Impossible de jouer la désinvolture quand j'apprends que « La Vie volée de Martin Sourire » est dans la sélection du Grand Livre du Mois, par exemple. Je reste cet autodidacte, cancre avéré, publié pour la première fois à 48 ans, qui s'émerveille qu'on veuille bien le considérer comme un écrivain.

  • 3105

    2017. Ouais. Déjà, si on arrive au bout de l'année...

  • 3104

    Bon, je ne veux embêter personne mais, à toutes fins utiles je vous l'annonce : c'est aujourd'hui qu'il sort.

    Couv_VVdeMS.jpg(à acheter ou commander chez votre libraire le plus proche)

  • 3101

    Je prédis, pour janvier 2017, une avalanche de bonnes intentions, de vœux et de souhaits béats.

  • 3088

    Oui, pleurons sur Alep. Évitons surtout que nos larmes ne sèchent sur nos joues, comme se sont évaporées celles que nous versâmes sur Grozny.

  • 3086

    D'un club de lecture de la FNAC, si j'ai bien compris, cette critique inaugurale de "La Vie volée de Martin Sourire". Un bon début, quoi.

  • 3084

    Lors des rencontres Lettres-Frontière pour Le Baiser de la Nourrice, il y a quelques années, je m'inquiétais du coût énergétique de l'envoi de 80 kilos d'écrivain sur les routes pour qu'il évoque son travail. Quelques années seulement ont suffi pour aggraver la situation puisque, aujourd'hui, c'est 90 kilos d'écrivain qu'il faut promener à travers le pays. Je ne saurais donc trop vous demander de compenser ce désastreux bilan carbone en venant nombreux aux premières rencontres organisées pour La Vie volée de Martin Sourire, sur 2017 :

    La librairie du Centre, Ferney-Voltaire, le mercredi 18 janvier, 20 heures.

    Médiathèque de Gilly-sur-Isère, le vendredi 3 février, 18 h.

    Médiathèque de Saint-Denis de Cabanne, samedi 11 février, 16h30.

    Médiathèque de Romorantin,mardi 28 février, 18h30.

    Centre culturel de Riorges, jeudi 6 avril, 18h30.

    Bibliothèque de Fleury-la-Montagne, vendredi 9 juin, 18h.

    et aussi, à propos des Nefs de Pangée, au Salon du livre de Noirmoutier, samedi et dimanche 24 e 25 juin.

  • 3077

    Un nouveau portrait et une nouvelle chanson : "La ville étonnée" sur le site "portraits de Mémoire(s)", la démarche entreprise sur la communauté de Communes Charlieu-Belmont.
    Avec un texte de Jérôme expliquant la démarche de la composition musicale et le texte de la chanson (pour l'entonner avec nous, sous la douche ou au bureau, préparez vos aigus).
    Bonne écoute, les amis.

  • 3075

    Je ne sais pas de quoi sera fait l'avenir, mais je me souviendrai longtemps du regard fixe de Fillon tandis que Juppé lui demandait de condamner la campagne de diffamation dont il avait fait l'objet. Le regard fixe, le sourire contenu… et finalement, l'absence de condamnation.
    Gardez bien ça en mémoire, les amis.

  • 3067

    Dire qu'on est peut-être en train de se débarrasser de ce matamore qui empoisonne le débat public depuis des années...

  • 3066

    Dans une heure, trois membres de l'association Demain dès l'Aube (Jean, Dominique et votre serviteur) accompagneront Philippe Claudel lors de sa rencontre avec le public de la librairie Le Carnet à Spirales, à Charlieu. Nous aurons le plaisir de lire des extraits de Le Rapport Brodeck, La petite fille de Monsieur Linh, L'Enquête et Les Âmes grises.

    Amis de la région, nous pouvons nous retrouver aussi (un peu plus au calme sans doute), cet après-midi, à Mably, pour un salon du livre organisé à l'occasion des 20 ans de la Médiathèque George Sand. A 15 heures, toujours dans cette médiathèque, j'aurai le plaisir de vous entretenir des Nefs de Pangée et, peut-être, de mon prochain roman La Vie volée de Martin Sourire, à paraître le 3 janvier, avec lecture d'extraits.

  • 3061

    Le 3 janvier prochain (oui, parlons un peu de l'avenir, et pas forcément de sa noirceur), est la date de sortie de "La vie volée de Martin Sourire", mais il vous sera possible également de lire la version poche, chez Libretto, de "L'Affaire des Vivants".

    Couv_LAdV-Poche.jpg

     

  • 3060

    "Mais le peuple s'est invité et a imposé son pauvre idéal : de quoi se nourrir, vivre en paix, travailler et faire connaître ses improbations. Un idéal de serf ou peu s'en faut, j'en conviens, un projet pour les chiens. Le peuple ne rêvait guère plus haut. Pour ne l'avoir pas compris, pour avoir d'abord tenté de maintenir l'existant au mieux de leurs intérêts en sacrifiant un peu mais sans rien changer d'essentiel, nos élus ont laissé fermenter une nouvelle insurrection. Une insurrection qui ne se contenterait cette fois plus de gestes mesurés."

    La Vie volée de Martin Sourire. Extrait (Etienne-Louis Boulée donne à Martin son sentiment sur la notion d'idéal, dans le peuple, un jour de 1790).

    Sortie Phébus le 3 janvier 2017.

  • 3059

    Les démocraties ont annihilé ou réduit les possibilités de révolutions. Elles surgissent donc, pour le meilleur et pour le pire, via les outils de la démocratie.

  • 3058

    Ils auraient voté FN, probablement, aux prochaines élections. Lors de la réunion où la venue des migrants a été annoncée dans un village, tout près de chez nous, ils ont pu assister au débordement de haine, à la violence, à la bêtise des bas-du-Front venus de la ville toute proche pour en découdre. Depuis, complètement révulsés, ils ont rejoint le comité citoyen qui accueille les migrants. Dans la lutte contre les idées du FN n'oublions pas que nous avons un allié de poids : le FN lui-même. 

  • 3055

    Le travail que nous avons déjà effectué, Jérôme, Marc et moi, pour « Portraits de Mémoire(s) » a de quoi nous rendre heureux. Multiples rencontres, quelques chansons produites, beaucoup de sourires, d'attention, et de relais. Il se passe quelque chose autour de ce projet (qui n'est plus un projet, donc). Je note cependant une inquiétude. La mienne, bien sûr (qui d'autre s’inquiéterait quand une démarche rencontre le succès et l'estime ?) J'écris en ce moment, presque à la chaîne, des biographies croisées, des récits de vie, je synthétise des témoignages. Je dois en être à 15 ou 16 articles (mis en ligne ou en passe de l'être), et je crains au final d'affadir la forme stylistique que j'ai mis tant d'années à mettre (à peu près) au point - la peur de prendre de mauvaises habitudes, si je résume. De plus, le roman que je suis en train d'écrire pour Mnémos prend la forme d'un long monologue d'un garçon de dix ans. Ce n'est pas pauvre, quoiqu'il existe une sorte de réduction contrainte, c'est un exercice intéressant (comment habiter une pensée pertinente, dépourvue de beaucoup de mes propres références ?) mais cela risque de me conforter dans un mode de récit plus spontané. Voilà ce qui m'inquiète.
    Il ne faudra donc pas être surpris de trouver dans le roman qui suivra, écrit pour Phébus, une inspiration poétique, riche, sophistiquée, extrêmement littéraire, frisant la sur-écriture. On écrit souvent en réaction au livre précédent.

  • Un prix pour les Nefs de Pangée

    C'est ce matin, aux Utopiales de Nantes, que le prix Planète SF des blogueurs 2016 a été décerné aux Nefs de Pangée.

    Prix-Planete-SF-2016-V5.jpg

     

    Du baume au cœur. Plus d'infos ICI.

     

    Je ne pouvais pas être présent. Erci Jentile m'a proposé de prendre la parole pour moi. Je lui ai demandé de transmettre au public le message suivant :

    "J'aimerais d'abord, vraiment vraiment mais vraiment prier qu'on excuse mon absence. Pour une fois que j'ai un prix, je ne suis même pas là pour le recevoir. J'en suis profondément désolé et je voudrais de tout cœur être avec vous, mais... Bon, j'espère qu'on comprendra que j'aie donné la priorité à certaines effusions familiales.

    D'autre part : je remercie les éditions Mnémos bien sûr. Fred et Nathalie. Je remercie Stéphanie Chabert, qui a dirigé cette publication, qui a su m'écouter et me proposer, et sans qui "Les Nefs de Pangée" serait certainement différent. La décision d'un volume unique lui revient et je crois que c'était une bonne décision. Je suis très fier du livre qui résulte de notre travail.

    Je voudrais aussi remercier le jury qui a retenu mon livre et les blogueurs qui m'ont soutenu, énormément, qui ont été nombreux, attentifs, pertinents, et qui ont permis une certaine attention des lecteurs et des libraires envers "Les Nefs". Je considère, par leur voix et grâce à ce prix, que je reçois l'équivalent d'un "prix de la critique", et c'est à mes yeux une reconnaissance essentielle.

    Enfin, je salue mes confrères écrivains. Nous sommes tellement acharnés à produire les meilleurs livres possibles, que nous pouvons tous prétendre à recevoir un prix un jour. Aujourd'hui, c'est moi. Croyez bien que je savoure sans scrupules. Merci encore."

  • 3052

    On s'excite sur les élections alors que les politiques eux-mêmes viennent de déclarer forfait, ont abandonné le pouvoir en le confiant aux mains du marché et de la finance, par la signature du CETA, en attendant le TIPP.  Pourquoi sommes-nous les seuls à croire en la démocratie ?