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actu - Page 4

  • Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    Quoi ? Qu'est-ce qu'ils ont, mes personnages ? Les regrets de Miroirs SF qui auraient aimé, eux aussi, un récit en plusieurs volumes.

  • 3022

    Dans un village d'un millier d'âmes, près de chez nous, quelques dizaines de migrants vont être accueillis dans une colonie de vacances. Outrage, scandale ! La représentante du FN (pourquoi y a-t-il tant de femmes heureuses d'incarner l'extrême-droite ?), est venue de Roanne, non loin, pour exciter la foule. La réunion prévue par la mairie a fait le plein. Pour les réfugiés, l’État a réquisitionné le bâtiment le temps de sa désaffection, les six mois d'automne et d'hiver. Les Afghans et Syriens accueillis ne seront que des hommes, ils vivront en reclus dans le château (il paraît que c'est un château), leur nourriture sera achetée aux commerçants locaux. Quel est le problème ? Le problème est la bêtise, le problème est la haine entretenue, le problème est la stigmatisation et le repli d'un société devenue sourde à la détresse des autres. « Ils vivent dans un château et on paye avec nos impôts » disent ceux qui bénéficient de niches fiscales, « pendant la guerre, nos parents n'ont pas fui devant les Allemands » disent les amnésiques, « On arrive même pas à s'occuper de nos SDF » disent ceux qui n'ont jamais participé à une collecte et gardent leur aumône, « Comment vont-ils assouvir leurs besoins sexuels ? » s'interrogent les plus subtils ; « et ils auront une piscine !!! » renchérit le maire de Roanne qui ajoute « et comment être sûr qu'il n'y a pas de terroristes parmi eux ? » pour apaiser le débat sans doute. Tout est de ce niveau. Le maire de la petite commune, qui s'est vu imposer cette décision d’État, tente d'élever le débat, appelle à la dignité. Cris de haine, de colère, sifflets, bronca, déclarations excédées, bave aux lèvres et rugissements. Les moutons se voient plus grands, quand leur échine se hérisse. Avec ma douce, nous avons hésité longtemps avant de renoncer à nous rendre à cette réunion, parce que nous devinions que nous en reviendrions malades. A lire le compte-rendu du journal, à entendre les témoins, nous avons bien fait. Maintenant, ma douce va demander à l'association et à la mairie comment elle peut se rendre utile auprès de ces infortunés. Je vous tiens au courant. Toute cette bêtise écœurante… Je me dis « c'est la campagne » et puis un ami me rappelle les manifestations des bonnes gens du XVIe dans un moment semblable. Et dire que ce pourrait être pour tous ceux-là, l'occasion de faire une fois dans leur vie un acte qui les élèverait, les rendrait fiers, leur donnerait à eux-mêmes une image acceptable, éventuellement, les mettrait en accord avec les propos entendus à la messe, le dimanche, pour voir ce que ça fait.

  • 3017

    cafeslitterairesaffiche2016_4609.jpgLe prochain grand rendez-vous, en ce qui me concerne, est celui des Cafés littéraires de Montélimar, dont la vingt-et-unième édition se déroule du 29 septembre au 2 octobre. Polar, poésie, essais, romans, jeunesse, fantasy, BD… les « bénévoles et passionnés lecteurs », initiateurs du festival, militent pour une littérature généreuse, qui rassemble « la communauté autour de la langue », sans frontières et sans carcan. J'ai le bonheur d'être invité avec des auteurs prestigieux : Emmanuel Ruben, Laurent Binet, Sylvie Germain, Agnès Desarthe ou Catherine Poulain, entre autres.
    C'est dimanche 2 octobre, à 10 h., au salon d'honneur, que j'aurai le plaisir de rencontrer le public lors d'une présentation des Nefs de Pangée, animée par Thomas Pagotto.
    L'ambition et le professionnalisme de la manifestation, perceptibles dans tous les détails (prises de contact, documents, envois, échanges…) m'impressionnent. Je suis certain que ce sera un beau moment. J'ignore si vous serez nombreux à venir nous écouter un dimanche matin à 10 heures, mais je remercie d'avance tous ceux qui auront une pensée pour moi.

    Je ne résiste pas à vous citer la manière dont Les Nefs sont présentées, sur le programme : "Entre Moby Dick et la Planète des singes : un récit à la fois anthropologique et épique. Une fantasy accessible à tous, mais qui aborde les thèmes de la guerre, la religion, la lutte des classes… A l’heure où les fanatiques nous poussent à la guerre des civilisations, la littérature fait réfléchir à ce qui fonde notre humanité."

    De très bon augure, quoi.

  • 3016

    Charlieu, Portraits de Mémoire, Chavassieux, Bonnetin, Bodon-ClairSamedi et dimanche, les 17et 18 septembre, de nombreuses personnes avaient bravé une météo peu amène pour visiter les sites charliendins à l'occasion des Journées du Patrimoine. L'équipe de « Portraits de Mémoire(s) » était invitée à participer à l'événement. Nous avions improvisé un assez joli stand dans la salle capitulaire de l'abbaye de Charlieu. Panneaux avec extraits du site internet, photos de marc Bonnetin, vidéo d'un maquette de chanson sur une musique de Jérôme Bodon-Clair, présence des auteurs… Nous avons pu expliquer notre démarche à une centaine de personnes. Des contacts nombreux, des anecdotes prometteuses, des encouragements, des réactions positives, des personnalités passionnantes… Le coup d'accélérateur dont le projet avait besoin.
    Merci à l'équipe de l'abbaye de Charlieu pour son accueil diligent et chaleureux, merci à la communauté de communes pour la réalisation du stand, merci à la société des Amis des Arts de Charlieu pour son invitation.

    Bonnetin, Chavassieux, Bodon-Clair, Portraits de Mémoire

     

     

    Photos Delphine Faquin.

  • 3015

    Aujourd'hui et demain, vous pouvez venir rencontrer les auteurs du projet « Portraits de Mémoire(s) », à l'abbaye de Charlieu (Loire), dans le cadre des Journées du Patrimoine ; Entrée libre.
    Marc Bonnetin, Jérôme Bodon-Clair et moi serons à votre disposition pour expliquer, raconter, montrer notre travail, ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Venez, venez ! Pour ceux qui sont loin, n'hésitez pas à visiter notre site internet, qui s'étoffe généreusement, semaine après semaine.
    Portraits de Mémoire(s) c'est la conservation de la mémoire industrielle de la communauté de communes, des lieux et des gens qui en ont fait l'histoire, par le biais de chansons originales.
    Abbaye de Charlieu, samedi et dimanche, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30.

  • Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    Sous la plume d'un Julien, naufragé parmi les naufragés volontaires de ce site réputé, une critique nuancée mais bienveillante au bout du compte.

    "Les Nefs" n'ont donc pas reçu le Prix Rosny aîné (la concurrence était rude), mon roman est encore en lice pour le prix Planète SF (mais la concurrence est toujours aussi rude). Si je n'ai rien, je m'en remettrai, parce que l'accueil des lecteurs a de toute façon été majoritairement bon.

  • 2949

    Le ballet comique de la Reine fut d'une grande modernité en son temps (soit il y a près de cinq siècles.) La première manifestation de ce qu'on nomme aujourd'hui la transdisciplinarité. Théâtre, musique, danse, tout cela mêlé en un récit continu de six heures… à quoi on peut ajouter le pragmatisme plus ancien qui fait d'une œuvre artistique un message politique et une réalisation de prestige. Ce "Balet de la Royne" et le livre qui en restitua le déroulement en détails est le sujet d'un texte de commande que je dois rendre le 1er septembre. Je funambule entre pression (que dire de pertinent ?) et sereine conviction (je sais que je vais m'en sortir).

    Plus de pression que de sereine conviction, pour être honnête.

  • Les Nefs de Pangée - Critique

    Une de plus, et figurez-vous que je ne m'en lasse pas. Quand on a un égo plus ou moins en miettes, que l'on quête constamment l'intérêt (sinon l'amour) des autres, on ne néglige aucun message positif. On voit là que j'ai toujours peur de ne pas paraître légitime, rien à faire, ça ne passe pas. Alors, l'accumulation d'éloges est un moyen comme un autre d'épaissir l'armure. Et puis, je pense aux heures passées sur ce livre, au manque de sommeil, aux derniers mois d'écriture, aux tensions avec mon éditrice, ma chère Stéphanie, à ma douce qui s'inquiétait et s'épuisait à me rassurer. Quand je pense à ce que ce roman m'a coûté d'énergie et de travail, merde, je me dis que j'ai bien le droit de récolter les louanges, et puis, personne n'est obligé de lire les articles en lien, non plus. (Pourquoi est-ce que je me défends comme ça ?)

    "Magistral, un monument ! " titre ce joli billet. Merci à Choin de Senscritique.

  • 2931

    Les Nefs de Pangée, encore en lice pour un prix. Et pas n'importe lequel : le prestigieux et populaire prix Elbakin, du nom de ce site consacré aux littératures de l'Imaginaire, et très convoité pour cela.

    Résultat en septembre.

     

  • 2930

    Depuis hier à 18 heures, les 96 lecteurs de "Demain des l"aube" se relaient pour lire en public et de la façon la plus respectueuse et scrupuleuse qui soit, des extraits des Mémoires d'Outre-tombe de Chateaubriand. La lecture commune de cette œuvre à redécouvrir, à savourer, s'achèvera à 18 heures aujourd'hui. Sauf la nuit quand le temps est trop frais ou en cas de pluie, la lecture se déroule dans le charmant jardin médiéval de Saint-Haon-le-Châtel (Loire), près de Roanne. 24 heures de plongée dans un monument littéraire, c'est une expérience exceptionnelle, qu'il faut vraiment avoir vécue une fois. D'autant plus qu'il semble bien, selon mes sources, que cette dix-septième édition sera la dernière. Enfin, rien n'est décidé, mais après tant d'années au service des maîtres français de la littérature, la fatigue point. On attend une relève...

    Quant au passage qu'il me revient de lire à 17h5, c'est un curieux mélange de questionnement visionnaire sur un monde futur globalisé, et des imprécations ultralibérales sur les paresseux et les inutiles, qui font froid dans le dos. Comment lire ça ?

  • 2929

    Demain, à partir de 16h45, à la librairie Le Carnet à Spirales de Charlieu (Loire).

    L'éditeur qui a fait découvrir en France Elif Shafak, Joseph O' Connor ou Julie Otsuka, évoquera son travail d'éditeur de littérature étrangère et son œuvre d'écrivain, à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Je suis en vie et tu ne m'entends pas", paru en avril chez Actes Sud. Une rencontre exceptionnelle, un moment rare. Il sera prudent d'arriver tôt.

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  • Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    "J'ai tout de même déploré un manque d'éléments épiques"... Hein ? Ben mince alors ! Qu'est-ce qu'il leur faut ? Je suis aussi surpris qu'un lecteur de littérature de l'imaginaire soit dépassé par "l'originalité" du monde de Pangée, somme toute bien modeste au regard de certains classiques. Bref, certains passent à côté, c'est dommage.

  • 2926

    Encore une sélection pour Les Nefs de Pangée. Cette fois, dans un prix donné par les blogueurs, qui ont été un soutien essentiel pour la reconnaissance de ce livre. La presse générale n'ayant pas levé un sourcil à la parution d'un roman de genre, considéré comme insignifiant, je suppose. Prix ou pas (le lauréat sera désigné en octobre, pendant les Utopiales) j'en profite pour remercier tous les blogs qui m'ont soutenu.

    Quatre finalistes, là encore des confrères de haut niveau, c'est le prix Planète Sf 2016.

  • 2923

    Je trouve en lien, pour les amateurs, la captation de notre rencontre, Aurélien Delsaux et moi, lors de La Fabrique de l'écrivain, en mars dernier, à la Bibliothèque de La Part-Dieu, à Lyon, organisée par l'ARALD et animée par l'excellente Danielle Maurel. Pas loin d'une heure trente de dialogue. Aurélien y dit des choses très belles sur le roman comme genre démocratique.

     

  • 2922

    A force de louer l'abnégation des policiers, de caresser les gendarmes dans le sens du poil, de prendre prétexte de l'état d'urgence pour déclarer l'amour du peuple à ses soldats, on installe les forces d'autorité sur un piédestal qu'elles n'ont pas pour habitude de quitter facilement, et même, ont une certaine aptitude à se trouver bien sur ces sommets, à y prendre goût, à ne plus se préoccuper d'en redescendre et éventuellement à demander plus de place pour mieux s'y installer, pour enfin trouver légitime de l'occuper tout à fait. On devrait commencer à s'en inquiéter sérieusement.

  • 2921

    Samedi 25 juin, à 16h45, j'aurais le grand plaisir et l'honneur d'animer une rencontre avec Daniel Arsand à l'occasion de la parution de son dernier livre : "Je suis en vie et tu ne m'entends pas", à la librairie le Carnet à Spirales. Nous évoquerons aussi son parcours exceptionnel d'éditeur de textes étrangers, une façon de faire s'exprimer cet écrivain hors-normes sur sa passion pour les autres écrivains. Comptez sur moi pour faire un rappel dans quelque temps. Toutes les informations ici.

  • Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    Surgi sur ma page Facebook, signé par un internaute, auteur lui-même (et fan depuis très longtemps de la série "Le prisonnier"), Al Bedo alias Jean-Michel Philibert, ce billet spontané qui met du baume au cœur, lui disais-je. Jugez plutôt :

    "Pangée… un supercontinent, regroupant toutes les terres émergées. Entouré d’un immense océan, l’Unique. Sur lequel le peuple Ghiom lance ses nefs, magnifiques navires de chasse, à la poursuite du Maître des eaux. Une civilisation complexe, qui maîtrise l’art de la guerre et de la construction, et vit en symbiose avec une faune et une flore étranges. Une confrontation séculaire et meurtrière avec un autre peuple, les Flottants. Des traditions basées sur l’entraide et la sélection génétique, et un art, celui des conteurs. Mais la dixième chasse, la plus puissante jamais organisée, sera bien différente des premières, et la vie politique de Pangée sera bouleversée par l’irruption d’un tyran déterminé à plier son monde à sa loi. Le récit se déroule au rythme de la navigation des nefs. Lent et puissant au début, rapide et épique durant la chasse, puis violent et sanguinaire comme un naufrage. Les personnages sont attachants, déchirés entre leurs désirs et leur destin. La civilisation pangéenne est décrite avec une foule de détails et une cohérence qui rappelle « Dune » de Frank Herbert. Le lecteur est avide d’avancer dans le conte et les surprises se multiplient, jetant un éclairage surprenant sur les deux peuples ennemis. Une petite frustration, celle de n’en savoir pas plus sur l’Odalim, créature mystérieuse et dont le sort semble lié à celui des êtres peuplant cette terre. Mais peut-être le lecteur en saura-t-il plus dans une suite éventuelle…
    Le récit se déroule-t-il dans le passé ou dans le futur ? Impossible de le dire. La théorie de la dérive des continents de Wegener affirme qu’il y a deux cent millions d’années, nos continents actuels étaient regroupés en un seul supercontinent. Selon cette même théorie, Pangée pourrait bien se reformer dans un laps de temps identique…
    Au final, « Les nefs de Pangée » est une passionnante réflexion sur l’humanité : qu’est-ce qu’un être humain ? Qu’est-ce qu’une race ? La différence est-elle forcément source de conflit ? Une parabole qui pourrait bien être très actuelle."

  • 2919

    Ce soir, à la médiathèque de Saint-Cergues, c'est la dernière de la tournée Lettres-Frontière pour moi et pour L'Affaire des vivants. La fin d'un cycle de rencontres qui furent autant de temps fors et chaleureux. Une fin et aussi, d'une certaine façon, le début de quelque chose. Déjà, la promesse d'être à Thonon, en novembre, pour passer le relais au prochain lauréat de ce prix original. En attendant, les amis, ce soir à 20 heures...

    rencontre-c-chavassieux.jpg

  • 2915

    Bon, Les Nefs de Pangée ont été sélectionnées pour quasiment tous les prix du domaine des littératures de l'imaginaire, mais n'ont jamais franchi le seuil ultime. Là, il s'agit du prestigieux prix Rosny-Aîné. La concurrence est rude, les auteurs que je côtoie ici sont tous redoutables. Résultat entre le 25 et le 28 août au Château de Mouleren, à Gradignan, donc.

    Celui-là, si je pouvais le décrocher...

     

    (et puis, le 28 août, c'est mon anniversaire. Allez, soyez sympas, quoi !)

  • Les Nefs de Pangée - Nouvelle critique

    " Les nefs de Pangée démarre donc assez lentement, et nécessite que l’on s’accroche aux premières pages : il y a beaucoup d’éléments à assimiler (culturels, linguistiques, etc.) et le rythme n’est pas vraiment palpitant. Il faut passer les cent premières pages pour arriver à s’immerger vraiment dans la lecture, alors que la dixième chasse quitte le port.
    Après, c’est bien simple, il devient impossible de lâcher le livre tandis qu’on suit en parallèle la course-poursuite sur l’océan et les changements qui adviennent à terre pendant ce temps. J’étais d’ailleurs ravie d’avoir deux heures de train pour pouvoir avancer sans interruption, d’autant plus que le récit réserve quelques très belles surprises."

    Sur le site Nevertwhere, cette belle chronique. La blogosphère continue de témoigner de son intérêt pour mon roman. Et moi, d'en être reconnaissant.