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rencontres avec des gens biens - Page 3

  • 3094

    Je ne peux pas vous raconter, mais en ce moment, j'écris des scènes vraiment dingues et je me régale. Autrement, je lis « L'hippocampe atrabilaire » de Laurent Cachard, chez E/O. Je me régale aussi, et ça, je pourrais vous raconter (vais me gêner, tiens).

  • 3086

    D'un club de lecture de la FNAC, si j'ai bien compris, cette critique inaugurale de "La Vie volée de Martin Sourire". Un bon début, quoi.

  • 3084

    Lors des rencontres Lettres-Frontière pour Le Baiser de la Nourrice, il y a quelques années, je m'inquiétais du coût énergétique de l'envoi de 80 kilos d'écrivain sur les routes pour qu'il évoque son travail. Quelques années seulement ont suffi pour aggraver la situation puisque, aujourd'hui, c'est 90 kilos d'écrivain qu'il faut promener à travers le pays. Je ne saurais donc trop vous demander de compenser ce désastreux bilan carbone en venant nombreux aux premières rencontres organisées pour La Vie volée de Martin Sourire, sur 2017 :

    La librairie du Centre, Ferney-Voltaire, le mercredi 18 janvier, 20 heures.

    Médiathèque de Gilly-sur-Isère, le vendredi 3 février, 18 h.

    Médiathèque de Saint-Denis de Cabanne, samedi 11 février, 16h30.

    Médiathèque de Romorantin,mardi 28 février, 18h30.

    Centre culturel de Riorges, jeudi 6 avril, 18h30.

    Bibliothèque de Fleury-la-Montagne, vendredi 9 juin, 18h.

    et aussi, à propos des Nefs de Pangée, au Salon du livre de Noirmoutier, samedi et dimanche 24 e 25 juin.

  • 3083

    Deux jours d'absence, les amis. Aujourd'hui et demain. Kronix n'en dit rien et je n'en pense pas moins.

    Je vais à Paris m'occuper de mon Martin Sourire.

    Bonnes journées à vous. Je vous conseille de lire "Des opéras de lumière" de Jean-Noël Blanc, en attendant. C'est publié au Réalgar, et c'est une merveille.

     

  • 3077

    Un nouveau portrait et une nouvelle chanson : "La ville étonnée" sur le site "portraits de Mémoire(s)", la démarche entreprise sur la communauté de Communes Charlieu-Belmont.
    Avec un texte de Jérôme expliquant la démarche de la composition musicale et le texte de la chanson (pour l'entonner avec nous, sous la douche ou au bureau, préparez vos aigus).
    Bonne écoute, les amis.

  • 3076

    Un ami, l'ami de cet ami, et moi, construisons une charpente que nous couvrons de tuiles de récupération. Je vais pouvoir remettre en service un poulailler pour le début de l'année qui vient. La matinée est bonne, la pluie a suspendu son harcèlement pour nous encourager. Ça rit beaucoup, ça bosse, ça avance. Et puis, un coup de fil nous apprend qu'une très chère amie, belle jeunesse de 90 ans, galaxie de gentillesse et de savoir, immense lectrice et précieuse personne, a été agressée devant chez elle, bras tailladés à coups de cutter pour lui arracher son sac, beaucoup de sang et de peur.
    Ce n'est pas haut, le toit d'un poulailler, mais la descente sur terre est bien rude.

  • 3071

    eric-vuillard-14-juillet-1.jpgÉvidemment, j'ouvre le 14 juillet d'Eric Vuillard avec une grande curiosité et un brin d'appréhension. Curiosité car, comment cet auteur que j'admire s'est-il emparé de la Révolution française, lui ? Comment s'est-il arrangé de la documentation, comment a-t-il fait parler ses personnages ? Quant à l'inquiétude, elle est légitimée par une comparaison toujours possible (due notamment à la proximité des parutions) comparaison dont je sortirais inévitablement malmené, même si nos projets sont très différents. Eric Vuillard (l'auteur du formidable Conquistadors et de l'excellent Tristesse de la terre, entre autres), a choisi de concentrer sur 200 pages le récit de la prise de la Bastille en prenant soin d'en situer rapidement les prémices dans les émeutes d'avril chez Réveillon (le fabricant de papier peint qui avait décidé de baisser la rémunération de ses ouvriers). Pour ma part, j'entraîne le lecteur de La vie volée de Martin Sourire dans un vaste mouvement, depuis l'enlèvement de mon « héros » par la Reine jusqu'aux guerres de Vendée et au-delà (disons de 1777 à 1794). Je me place dans une veine romanesque classique, dont la modernité de traitement apparaît par irruptions soudaines, comme par bouffées, et dans les méandres particuliers de mon histoire, les choix opérés parmi les personnages, les événements relatés.
    Je lis les premières pages de 14 juillet et, à la fois défait et admiratif, déclare à ma douce : « C'est génial ! » Comme je me sens largué avec mon énorme machine d'un volume double ! Pour preuve, je lis un extrait à voix haute. Ma douce admet que c'est très bien (ne veut pas me faire de peine). Le livre refermé, l'impression d'être dépassé s'est estompée. Le livre de Vuillard est fort, piquant, précis, amusant parfois, profond et tendre quand il s'attarde sur les destins, les notions de foule, d'individus et de peuple (tiens, tiens), mais quoi qu'il en soit, il est tellement différent du mien que je ne pense pas qu'une comparaison honnête soit possible. Si la dimension humaine nous obsède l'un et l'autre, la savoureuse richesse d'anecdotes produites par Vuillard constitue un instantané. C'est le quotidien d'une foule entraînée dans un mouvement extraordinaire presque malgré elle, c'est le grand cirque dérisoire où se cristallise comme par inadvertance un moment historique, dont il fait son miel. Pour ma part, je m'interroge sur cette ambiguïté : la Révolution française était-elle inéluctable ou bien, étant advenue, doit-on considérer qu'elle était nécessaire ? Qui trahit nos élans mieux que nous-mêmes ? L'actualité nous pousse à mesurer constamment cet héritage et nous engage à approcher nos vérités par la variété de lectures des événements. Bref, je vous souhaite de lire 14 juillet, et le plaisir que vous en aurez ne disqualifie pas celui que vous pourriez avoir, j'espère, en lisant La vie volée de Martin Sourire.   

    Il ne m'a pas échappé que mettre en relation ces deux livres était une manière de les comparer et surtout, qu'on peut y voir une prétention dont je n'aurais pas été conscient. Je vous le dis, pour conclure : mon masochisme ne se laisse pas intimider par ma vanité.

  • 3066

    Dans une heure, trois membres de l'association Demain dès l'Aube (Jean, Dominique et votre serviteur) accompagneront Philippe Claudel lors de sa rencontre avec le public de la librairie Le Carnet à Spirales, à Charlieu. Nous aurons le plaisir de lire des extraits de Le Rapport Brodeck, La petite fille de Monsieur Linh, L'Enquête et Les Âmes grises.

    Amis de la région, nous pouvons nous retrouver aussi (un peu plus au calme sans doute), cet après-midi, à Mably, pour un salon du livre organisé à l'occasion des 20 ans de la Médiathèque George Sand. A 15 heures, toujours dans cette médiathèque, j'aurai le plaisir de vous entretenir des Nefs de Pangée et, peut-être, de mon prochain roman La Vie volée de Martin Sourire, à paraître le 3 janvier, avec lecture d'extraits.

  • 3058

    Ils auraient voté FN, probablement, aux prochaines élections. Lors de la réunion où la venue des migrants a été annoncée dans un village, tout près de chez nous, ils ont pu assister au débordement de haine, à la violence, à la bêtise des bas-du-Front venus de la ville toute proche pour en découdre. Depuis, complètement révulsés, ils ont rejoint le comité citoyen qui accueille les migrants. Dans la lutte contre les idées du FN n'oublions pas que nous avons un allié de poids : le FN lui-même. 

  • 3055

    Le travail que nous avons déjà effectué, Jérôme, Marc et moi, pour « Portraits de Mémoire(s) » a de quoi nous rendre heureux. Multiples rencontres, quelques chansons produites, beaucoup de sourires, d'attention, et de relais. Il se passe quelque chose autour de ce projet (qui n'est plus un projet, donc). Je note cependant une inquiétude. La mienne, bien sûr (qui d'autre s’inquiéterait quand une démarche rencontre le succès et l'estime ?) J'écris en ce moment, presque à la chaîne, des biographies croisées, des récits de vie, je synthétise des témoignages. Je dois en être à 15 ou 16 articles (mis en ligne ou en passe de l'être), et je crains au final d'affadir la forme stylistique que j'ai mis tant d'années à mettre (à peu près) au point - la peur de prendre de mauvaises habitudes, si je résume. De plus, le roman que je suis en train d'écrire pour Mnémos prend la forme d'un long monologue d'un garçon de dix ans. Ce n'est pas pauvre, quoiqu'il existe une sorte de réduction contrainte, c'est un exercice intéressant (comment habiter une pensée pertinente, dépourvue de beaucoup de mes propres références ?) mais cela risque de me conforter dans un mode de récit plus spontané. Voilà ce qui m'inquiète.
    Il ne faudra donc pas être surpris de trouver dans le roman qui suivra, écrit pour Phébus, une inspiration poétique, riche, sophistiquée, extrêmement littéraire, frisant la sur-écriture. On écrit souvent en réaction au livre précédent.

  • Un prix pour les Nefs de Pangée

    C'est ce matin, aux Utopiales de Nantes, que le prix Planète SF des blogueurs 2016 a été décerné aux Nefs de Pangée.

    Prix-Planete-SF-2016-V5.jpg

     

    Du baume au cœur. Plus d'infos ICI.

     

    Je ne pouvais pas être présent. Erci Jentile m'a proposé de prendre la parole pour moi. Je lui ai demandé de transmettre au public le message suivant :

    "J'aimerais d'abord, vraiment vraiment mais vraiment prier qu'on excuse mon absence. Pour une fois que j'ai un prix, je ne suis même pas là pour le recevoir. J'en suis profondément désolé et je voudrais de tout cœur être avec vous, mais... Bon, j'espère qu'on comprendra que j'aie donné la priorité à certaines effusions familiales.

    D'autre part : je remercie les éditions Mnémos bien sûr. Fred et Nathalie. Je remercie Stéphanie Chabert, qui a dirigé cette publication, qui a su m'écouter et me proposer, et sans qui "Les Nefs de Pangée" serait certainement différent. La décision d'un volume unique lui revient et je crois que c'était une bonne décision. Je suis très fier du livre qui résulte de notre travail.

    Je voudrais aussi remercier le jury qui a retenu mon livre et les blogueurs qui m'ont soutenu, énormément, qui ont été nombreux, attentifs, pertinents, et qui ont permis une certaine attention des lecteurs et des libraires envers "Les Nefs". Je considère, par leur voix et grâce à ce prix, que je reçois l'équivalent d'un "prix de la critique", et c'est à mes yeux une reconnaissance essentielle.

    Enfin, je salue mes confrères écrivains. Nous sommes tellement acharnés à produire les meilleurs livres possibles, que nous pouvons tous prétendre à recevoir un prix un jour. Aujourd'hui, c'est moi. Croyez bien que je savoure sans scrupules. Merci encore."

  • 3051

    Une fois n'est pas coutume, minute promo d'un autre blog. Je vous conseille un petit tour sur les portraits littéraires des "gens" croisés par Christophe Sanchez. C'est humain, délicat, sobre. C'est beau. C'est ICI.

    Autrement, côté lecture savoureuse, n'hésitez pas à rattraper votre retard, comme je l'ai fait, en lisant l'excellentissime "La Septième fonction du langage" de Laurent Binet (sorti en poche). Fin, drôle, jouissif. Un régal. Et l'émasculation d'un insupportable Philippe Sollers (donc, totalement fictif). Comment ne pas goûter un tel moment ?

    Ah, et puis aussi, "Les roses blanches" de Gil Jouanard. Mais j'en reparlerai, car il n'est pas interdit que. Enfin, bref.

  • 3050

    Il y a peu, j'interpellais mes contacts via ma messagerie électronique pour signer une pétition, chose rare. Il s'agissait de sauver (le terme n'est pas usurpé, je crois, au vu des circonstances), une famille géorgienne, accueillie par une amie, dans notre région. Le père journaliste était la cible d'agressions dans son pays, sa femme avait été licenciée, ses enfants ont été menacés et pas seulement : son fils a fait l'objet d'une tentative d'enlèvement. Pourquoi cet acharnement ? Kahaber Kotchalamazashvili a eu simplement le tort de couvrir une manifestation pour les droits LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi et Trans) dans son pays, à Tbilissi, en 2013. On peut supposer (je n'ai pas de traduction de son article) qu'il n'a pas méprisé ces droits, qu'il n'a pas craché sur leurs représentants. Cette attitude lui a donc valu les "problèmes" décrits plus haut.

    Le droit d'asile semble donc assez légitime. La liberté d'expression, l'intégrité des personnes faisant partie de nos valeurs, des principes que notre chère démocratie entend défendre coûte que coûte. L'esprit Charlie, quoi (vous vous souvenez ? Ah mais c'est tellement vieux !).

    La pétition, lancée fin septembre par Réseau Éducation Sans frontières, essayait de réunir des soutiens pour s'opposer à l'Obligation de quitter le territoire qui venait d'être signifiée à la famille. Un recours déposé vient d'être rejeté, malgré les presque mille signatures recueillies en quelques jours. La famille de Kahaber, ses enfants scolarisés ici, seront conduits demain à l'aéroport, embarquement à 10 heures pour Tbilissi. Là où leurs vies sont menacées.

    Je réagis ici dans l'urgence après avoir appris cette terrible nouvelle, je n'ai aucune solution, peut-être pouvez-vous, comme RESF le propose aux pétitionnaires, adresser un courrier à vos maires, députés, sénateurs, (du côté de notre député-maire LR, hélas, ses paroles ont prouvé que les souffrances étrangères lui importaient peu, mais sait-on jamais) ? Il est peut-être trop tard, mais au moins pouvons-nous signifier que l'injustice ne laisse pas les consciences inertes.

     

  • 3049

    Tant de poètes sont jardiniers que je me demande si tous les jardiniers ne sont pas un peu poètes.

    Celui-là est l'un et l'autre, indifféremment. C'est vendredi, à 18 heures, tout près de chez nous. Louis Dubost est à Fleury-la-Montagne. Entrée libre.

    affiche Louis Dubost-1.jpg

  • 3044

    La Médiathèque de Charlieu m'a fait le grand plaisir de me proposer une "carte blanche", dans le cadre de sa série de manifestations intitulée "Chemins de lecture". C'est l'occasion d'inviter mes amis, complices depuis les débuts de l'aventure "NU Compagnie" : François Podetti, Marc Bonnetin et Jérôme Bodon-Clair. Avec eux, nous verrons comment, chacun dans leur discipline (mise en scène, image et lumières, musique et matière sonore), ils ont investi la version textuelle d'une pièce de théâtre et en ont fait un spectacle total. La discussion sera illustrée d'extraits des pièces de la compagnie.
    Ce sera vivant, passionnant, drôle, j'en suis certain.
    Soyez nombreux à venir goûter ce beau moment à la Médiathèque de Charlieu, ce vendredi 21 octobre, à 20 heures;

    Marc, Jérôme et moi, sommes aussi engagés dans une démarche locale, intitulée : Portraits de Mémoire(s). Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site (avec en prime, la première chanson sortie de l'atelier)

  • Un souvenir de Pierre Etaix

    Rue Pascal, la cour était en partie occupée par un atelier. Là, mon grand-père paternel exerçait le métier de cordonnier. A ce savoir-faire déjà appréciable, il avait ajouté par force de travail et d'études spécialisées, celui d'orthopédiste. Le cuir dont il avait besoin pour les chaussures sur mesure qu'il réalisait (...) était acheté chez le père de Pierre Etaix, avec qui notre famille garda ses liens. On verra plus loin des exemples de l'exceptionnelle mémoire de Pierre Etaix, mais en voici un : récemment, il se rappelait avoir vu mon grand-père dans cette ridicule et presque féminine tenue de zouave, uniforme de la compagnie des tirailleurs algériens et tunisiens (« ceux qu'on envoyait sur les mines » grinça le réalisateur de Pays de Cocagne) dont une photographie garde la trace dans un album familial. Quand, où le jeune Pierre Etaix l'avait-il découvert ainsi ? A l'occasion d'une des rares permissions de mon grand-père j'imagine. Rares, car je suppose qu'on ne rentrait du service en Tunisie qu'une ou deux fois dans l'année. L'occasion des visites des parents, des voisins, des amis. L'occasion sans doute de revêtir pour l'exhiber, le bizarre costume avec fez et culotte bouffante et d'évoquer Tunis, c'est-à-dire Carthage. (...) Pierre Etaix se souvient surtout – et c'est précisément pour cela que je l'appelai, pour lui faire préciser des confidences faites quelques années auparavant – du retour de mon grand-père de captivité. Le seul témoignage qui me soit ainsi parvenu de cet épisode n'est pas issu de la mémoire familiale ; mon père n'en a jamais parlé. Il a fallu ce spectateur bienveillant pour que ce moment particulièrement intense resurgisse.

    Mon grand-père paternel fit partie de ces nombreux prisonniers français dont la figure lointaine fournit toute une mythologie pétainiste, puisque leur pitoyable statut fut mis dans la balance pour cautionner le Service du Travail Obligatoire. De ces quatre ans de captivité, mon grand-père parlait parfois, quand il évoquait l'immense plaine recouverte de neige, là-bas, en Prusse orientale et la vie dans la ferme où il avait été envoyé pour aider aux travaux des champs, comme tant d'autres. Il ne confia que peu de détails sur son retour, et en tout cas rien du moment insondable où il retrouva son unique fils, pour qui il était un étranger. Pierre Etaix, qui ne devait pas avoir plus de quinze ans, fut le témoin du retour de cet homme amaigri et malade et du sentiment de gâchis qu'il ne manqua probablement pas d'éprouver quand, embrassant son fils, il se découvrit étranger dans son regard. La guerre brise tant de pactes, et celui anodin qui liait ces deux êtres, comme les autres. Cette déchirure produisit ses effets jusqu'aux deuils. Mon père n'appela jamais son père « papa », mais « mon père », justement. Une séparation jamais résolue, une distance jamais réduite. Le père Etaix avait gardé pendant des années la dernière commande de cuir faite par mon grand-père, et la lui offrit à son retour. Il y eut entre eux, sinon une amitié, une forte complicité en tout cas, qui dépassa la seule relation de clientèle. Pierre Etaix fut toujours reconnaissant à mon grand-père d'avoir continué d'apporter des fleurs à sa mère, quand elle fut devenue veuve. Plus tard encore, mon père s'occupa de la tombe de la mère du cinéaste.

     

    Extrait de "J'habitais Roanne". Thoba's éditions, 2011.

  • 3034

    Les Nefs de Pangée, vues comme "Le mythe de Gilgamesh revisité" ?

    J'avoue que ça ne m'avait pas effleuré, mais comme il s'agit d'un de mes textes préférés, la comparaison me comble. Merci à cette librairie qui lui a décerné un coup de cœur.

     

  • 3026

    Rencontre autour des Nefs de Pangée, demain dimanche 2 octobre, à 10 heures, à Montélimar, dans le cadre des prestigieux Cafés littéraires jugez plutôt avec la liste des auteurs invités ICI. Thomas Pagotto, principal artisan de mon invitation, me fait l'honneur de suivre les pas de Stefan Platteau, excellent auteur et belle personne, accueilli l'an dernier dans ce superbe festival. En préparant la rencontre, je réalise que c'est la première fois que je parlerai de façon un peu développée (une heure et plus, si questions du public) de ce livre qui m'a tant demandé. Nous en profiterons pour évoquer les notions de basculement de société, de valeur d'un héritage écrit dans un monde qui disparaît, de la légitimité d'une terre, qui traversent le roman et qui ont motivé ce travail. Et puis, il sera question de péplum et de poésie, puisque, selon moi, ce sont les deux termes qui définissent « Les Nefs. »

  • 3023

    Le machisme doit commencer quand on laisse sa douce repeindre une fenêtre pendant qu'on écrit, et qu'elle-même vous y encourage. Le machisme n'existerait pas sans l'amour des femmes.

  • 3017

    cafeslitterairesaffiche2016_4609.jpgLe prochain grand rendez-vous, en ce qui me concerne, est celui des Cafés littéraires de Montélimar, dont la vingt-et-unième édition se déroule du 29 septembre au 2 octobre. Polar, poésie, essais, romans, jeunesse, fantasy, BD… les « bénévoles et passionnés lecteurs », initiateurs du festival, militent pour une littérature généreuse, qui rassemble « la communauté autour de la langue », sans frontières et sans carcan. J'ai le bonheur d'être invité avec des auteurs prestigieux : Emmanuel Ruben, Laurent Binet, Sylvie Germain, Agnès Desarthe ou Catherine Poulain, entre autres.
    C'est dimanche 2 octobre, à 10 h., au salon d'honneur, que j'aurai le plaisir de rencontrer le public lors d'une présentation des Nefs de Pangée, animée par Thomas Pagotto.
    L'ambition et le professionnalisme de la manifestation, perceptibles dans tous les détails (prises de contact, documents, envois, échanges…) m'impressionnent. Je suis certain que ce sera un beau moment. J'ignore si vous serez nombreux à venir nous écouter un dimanche matin à 10 heures, mais je remercie d'avance tous ceux qui auront une pensée pour moi.

    Je ne résiste pas à vous citer la manière dont Les Nefs sont présentées, sur le programme : "Entre Moby Dick et la Planète des singes : un récit à la fois anthropologique et épique. Une fantasy accessible à tous, mais qui aborde les thèmes de la guerre, la religion, la lutte des classes… A l’heure où les fanatiques nous poussent à la guerre des civilisations, la littérature fait réfléchir à ce qui fonde notre humanité."

    De très bon augure, quoi.