La longévité de Bouteflika est la preuve que les EHPAD algériens sont bien plus performants que les nôtres.
kronix - Page 15
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Conte horrifique
Le patient souleva sa chemise : « Regardez » dit-il. Le médecin ne put réprimer un cri d'effroi. Une plaie atroce barrait tout l'abdomen. Cela ressemblait à une grande gueule écarlate. « Le pire c’est quand ça crie. » Le docteur opina, avant de comprendre que cette phrase avait été prononcée par la blessure et non par le malade qui se mit, justement, à hurler.
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Rêve étrange où l'on a l'impression, au réveil, d'avoir vécu la vie d'un autre. Immédiatement, j'imagine une réciprocité des rêves, où quelque part, un autre aurait vécu ma vie. Le veinard.
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Ni alcoolique ni fumeur de havanes, pas drogué, pas traumatisé dans l'enfance, en relative bonne santé et vivant relativement heureux, entouré d'amour dans un pays relativement en paix. Bon sang, d'où me vient cette colère qui m'oblige à écrire ?
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Je coupe les cheveux de ma douce, avec des succès variables. Cette fois, je crains d'avoir poussé un peu trop loin mon concept (déjà spécieux) de 'flou asymétrique'. Elle vérifie le résultat dans la glace ; je lui exprime mes doutes. Ma douce me rassure : « Mais non, c’est très bien. Ça fait deux styles différents sur la même tête. »
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Les prochaines rencontres
Samedi 27 avril, je serai aux Intergalactiques de Lyon, où je participerai à une table ronde sur l'effondrement.
Dimanche 28 avril, je serai au Salon du livre de La Clayette, près de Charlieu.
Vendredi 3 mai, est la date retenue pour ma traditionnelle Carte Blanche, à la médiathèque de Gilly-sur-Isère. Cette année, mon invité est le dessinateur Thibaut Mazoyer, avec qui j'ai commis la BD « A la droite du Diable ».
Samedi 4 mai, nous serons tous les deux pour une séance de dédicaces, à la libraire Accrolivre, à Albertville.
Samedi 15 juin, j'aurais l'honneur d'ajouter ma causerie à celles de nombreux intervenants, invités chaque mois à évoquer « mes livres préférés » à la bibliothèque de Saint-Haon-le-Châtel.
Lundi 9 septembre, l'association « Lire pour en sortir » m'invite à intervenir au centre de détention de Roanne, pour évoquer devant un public (captif…), « L'Affaire des vivants ». Très honoré de cette marque de confiance. J'espère être à la hauteur. Dans cette prison d'hommes et de femmes, ces rencontres sont une des rares occasions pour les deux sexes de partager un temps en commun. Il paraît que c'est, pour cette raison notamment, très attendu.
En octobre, je serai (sous réserve) à la Fête du livre de Saint-Etienne pour présenter « Rives, mines et minotaure » texte sur Saint-Etienne écrit pendant ma résidence en 2018, publié par les éditions Le Réalgar.
A partir de la rentrée, il est possible que je participe à un projet assez enthousiasmant, à l'appel d'une belle maison d'édition. Rien n'est encore réglé, je vous tiendrai au courant.Quant aux sorties de romans... Ma récente production est en lecture et j'attends, que voulez-vous...
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Je suis un écrivain qui creuse. Un écrivain mineur, quoi.
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Sous les pavés, le sable certes, mais aucun rivage, aucune mer, aucune oasis, un désert à perte de vue. On replaça les pavés un peu hâtivement descellés.
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Les pages s'étaient mélangées, indéniablement. Moby Dick suppliait le capitaine Crochet de la croire : ce n'était pas elle qui lui avait dévoré la main. Quant à Achab, son projet de chasse au crocodile qui lui avait mangé la jambe, avait été accueilli avec perplexité par son équipage.
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On peut voir le racisme d'une quantité de façons, l'une d'elles est de considérer à quel point c’est une limitation, une infirmité, une faiblesse pour soi-même, pour ce que l'on pourrait faire, si l'on était débarrassé de ce handicap. Raciste, on est pauvre, on se réduit, on s'empêche, on renie son pouvoir d'humain.
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Tenez, une difficulté de la fiction : quelle transcendance est-elle possible chez un personnage dépourvu de la culture classique qui permet d'exprimer la mienne - de transcendance, (quoique discutable, déjà) ? Créer un personnage inculte (en tout cas, sans culture livresque, sans cinéphilie même peu élaborée, ayant arrêté ses études de bonne heure), une quadragénaire assez artificielle, toute préoccupée de son apparence, n'est pas très compliqué. Décrire ses impressions ou ses émotions, guère plus : nous en avons tous, et elles sont universelles. Mais une spiritualité, une philosophie, une transcendance ? Sans l'appui d'un langage qu'elle n'a pas appris et que, par cohérence, je ne peux lui prêter, je constate que l'expérience tourne court. Je tente alors de m'appuyer sur ses actes, sur ses sentiments, pour laisser transparaître quelle réflexion inexprimable l'y a amené. En espérant que le lecteur (auquel je fais le crédit de la spiritualité qui manquerait à mon personnage), fera le chemin par lui-même.
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Les gilets gênent
17, 18, 19 semaines ? autant d'actes, qu'importe la comptabilité, sinon celle du nombre de blessés et d'interpellés. J'écris ce billet, la veille de la mobilisation du 16 mars, vue comme cruciale par les manifestants eux-mêmes, qui la font coïncider avec la fin du grand débat dont ils ont estimé, d'emblée, qu'il était un attrape-nigaud, un leurre tendu par la présidence. Nous voici quelque part dans le cours d'un mouvement qui, on s'en doute, est loin d'être fini, efficience du 'grand débat' ou pas. Comme toujours, des choses très intelligentes ont été dites. Je n'ai pas la prétention d'y apporter quoi que ce soit de neuf. Je voulais ici faire un point sur mon état d'esprit. C'est un peu différent. Je veux dire que je ne peux prétendre avoir compris et correctement analysé les faits, les causes du phénomène, les perspectives qu'il ouvre, ses limites ou ses promesses. Je veux juste tenter de décrire comment j'ai perçu les choses et où j'en suis de mon ressenti face aux gilets jaunes. Parce que je suis passé par diverses phases. J'imagine ne pas avoir été le seul.
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A la demande générale de Paola
Pourquoi Kronix a-t-il été silencieux si longtemps ? En fait, je ne saurais le dire. Il y a eu un gros chantier d'écriture qui m'a beaucoup mobilisé, mais ce n'est pas une raison : j'ai traversé d'autres périodes semblables, avec des enjeux d'écriture aussi importants, sans cesser d'alimenter mon blog. Alors ? Peut-être une lassitude, ou l'impact, à retardement, de refus de manuscrits par mes éditeurs « historiques ». Le mystère est donc double : pourquoi avoir arrêté, pourquoi reprendre ? J'ai arrêté parce que j'en avais ma claque, en résumé. Je tente de reprendre parce que je me suis laissé convaincre, l'autre jour, à l'occasion d'une rencontre littéraire, par l'excellente Paola. Et puis, j'ai longtemps aimé Kronix pour la récréation qu'il m'offrait, entre deux chantiers romanesques. On peut, bien sûr, entendre ce que la récréation contient de « création ».
Allez, à la demande générale de Paola, l'heure de la ré-création a re-sonné ! -
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Pour ses 10 ans l’APART (Atelier de Pratiques Artistiques), collectif riorgeois travaillant autour de l’illustration, vous propose une plongée intense dans les différents univers des artistes qui le composent.
L’exposition a lieu au Château de Beaulieu, à Riorges. L'accent sera mis sur une création ambitieuse 100 % locale : « À la Droite du Diable », BD de Christian Chavassieux et Thibaut Mazoyer dont la sortie coïncide avec l’exposition.
L’APART invite aussi cette année Carine Hinder, auteure et illustratrice française. Repérée par de prestigieuses maisons d’édition, elle illustre ses premiers livres jeunesse en 2011, travaille pour l’édition (jeux), l’animation, et la communication. Son travail a été de nombreuses fois récompensé (Prix Renaudot, lauréate de la charte des auteurs, prix des lecteurs de Grand Quevilly, Prix Ludia 2016, etc...).
Elle partagera avec vous toute la mise en images de son dernier livre jeunesse : « L’île aux aventures » (édité chez Hemma).
PROGRAMME DU WEEK-END :
Samedi 1er décembre 2018 / Vernissage
16h : dédicaces
18h : pot d’inauguration
Dimanche 2 décembre 2018
15h : concert quatuor à cordes proposé par les Tisseurs de Sons.
Programme Dmitri Chostakovitch quatuor n°8 opus 110 en do mineur Alexandre Borodine, quatuor n°2 en ré majeur.
Programme proposé en lien avec les thématiques abordées dans les œuvres des dessinateurs de l’APART.
Exposition du 1er au 16 décembre. Château de Beaulieu, Riorges.
Du lundi au vendredi 14h à 18h, le week-end de 10h à 12h et de 14h à 18h. - Entrée libre -
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Ce samedi prochain 17 novembre à 18 h, la bibliothèque de Fleury accueillera Maryse Vuillermet.
Il sera question de son récit sur les frontaliers qui partent chaque matin travailler en Suisse et chaque soir reviennent :"Frontaliers pendulaires, les ouvriers du temps", publié à la rumeur libre.L'an dernier, lors de a sortie de ce livre, je m'étais enthousiasmé :
"L'auteure nous décrit, avec une précision de monteur de haute horlogerie, les attentes, les aspirations, les angoisses, liées à la condition des travailleurs « pendulaires ». On apprend des milliers de choses, c’est passionnant. Les descriptions du travail vertigineux des horlogers de luxe, la façon dont l'auteur détaille leur recherche inconcevable de la perfection, parviennent à nous faire toucher du doigt l'amour fétichiste que de tels objets peuvent inspirer. Je dois avouer que je comprends à présent qu'on puisse mettre 300 000 euros dans une montre. C'est un des effets imprévus de la lecture du livre de Maryse Vuillermet. Chaque métier est traité avec la même attention scientifique, combinée à une égale affection humaine pour les êtres. Cet équilibre maîtrisé fait de ce texte un récit passionnant, humain et pédagogique à la fois. Bouleversant et riche d'enseignements. Dans les derniers chapitres, le rêve éveillé d'un des protagonistes donne à voir la fin apocalyptique du système. Un avertissement car, nous dit Maryse Vuillermet en épilogue, « l'histoire ne s'arrête jamais »."
Et apparemment, les responsables de la médiathèque ont apprécié également ce livre exceptionnel.
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Ce soir, 19 heures, à la Médiathèque de Mably, le groupe de lecteurs "Demain dès l'aube" dont j'ai le plaisir de faire partie, rendra son hommage à la littérature qui s'est emparée de la Grande guerre. Extraits d’œuvres de Barbusse, Céline, Rolland, Jaurès, Ball... et, en invité, un auteur bien vivant : Christian Degoutte, qui a récemment produit une série de textes autour d'une petite Vierge à l'enfant, venue de Verdun, passées entre de nombreuses mains (c'est en tout cas son hypothèse) pour être accueillie dans une chapelle de notre région. Ça s'intitule "Petite Mère", et cette prose superbe viendra donner le point de vue d'un auteur actuel sur ce drame de jadis, encore tellement présent dans la mémoire collective.
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Je suis aujourd'hui au salon du livre de Ainay-le-Château. Un salon du livre d'histoire. C'est "La vie volée de Martin Sourire" qui me vaut cet honneur.
En nombreuse compagnie, comme vous pouvez le voir sur l'affiche, et avec l'appui de l'excellente librairie "Le Moulin aux lettres" de Moulins, toute proche.
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Chaque matin, la même prière : Que me titillent la main qui écrit et l’œil qui efface.
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Fête du livre ou salon des éditeurs stéphanois ? J'irai de ci de là, signer sur le stand G15 l'anthologie "Regards sur Roanne" de l'ami Pierre-Julien Brunet entre 1à et 12 heures, rencontrer mes nombreux ami(e)s dessinateur(trice)s et soutenir Laurent Cachard, rue de la République.
Et puis, retour à la maison pour me remettre à l'ouvrage. "Demain, les origines" progresse, mais je suis encore loin, bien loin, de l'arrivée.
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"Roanne, regards d'écrivains" est une anthologie parue aux Presses universitaires de Saint-Etienne. Pierre-Julien et moi serons d'ailleurs dans cette bonne ville, samedi, à l'occasion de la Fête du livre, pour dédicacer l'ouvrage de 10 h à 13 heures, stand G15.