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lundi, 24 décembre 2007
Kronix en apnée
Comme chaque année, à une date variable, mais inévitable, Kronix suspend son activité. J'ai beaucoup négligé mon travail d'écriture "sérieux", et les commandes affluent, se précisent, qu'il faut que j'honore.
Il y aura bien de temps en temps un petit billet d'humeur, si les frasques de Machin n'épuisent pas tout intérêt à les décrypter à nouveau. Je vous laisse ainsi, à la fin de cette année exceptionnelle à plus d'un titre. De mon côté, comme je l'avais dit à des amis, lorsque menaçait l'hyperministre de devenir hyperprésident "je combattrai", à ma manière, oui, mais le combat continue. Je vous laisse mais, par pitié, soyez bienveillants envers notre démocratie, elle n'est pas parfaite, mais elle ne mérite pas les humiliations et les mutilations que Machin lui fait subir chaque jour.
Je ne m'arrêterai pas.
08:05 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 23 décembre 2007
Une blessure supplémentaire
Tandis que Machin vante les valeurs chrétiennes de sa France, il durcit la répression contre ceux qui, simplement, aident leur prochain :
http://www.rue89.com/2007/12/22/sans-papiers-les-soutiens...
Souvenez-vous qu'à une époque, on jugeait de même ceux qui aidaient les juifs à échapper à la mort.
Etes-vous du côté des "Justes" ?
08:25 Publié dans Sarko et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 22 décembre 2007
Pol Prox
Je me souviens de ce déni ignoble de Machin à l'encontre d'un groupe de policiers de proximité. La répression, seul credo des imbéciles depuis Javert, continue d'inoculer son poison dans les âmes. La police de proximité faisait du bon travail, il faut le rappeler. Mais le public (pourquoi parler d'électorat ?) de Machin et de Jean-Marie, qui confond intelligence et laxisme, ne l'entendait pas de cette oreille.
http://www.rue89.com/2007/12/21/toulouse-a-la-retraite-le...
09:14 Publié dans Sarko et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'Enfer
Dante. Traduction (scrupuleuse - magnifique) de Jacqueline Risset.
C'était vendredi dernier, le 14, dans une superbe bibliothèque, conservée presque dans l'état où l'avait laissé son propriétaire, en 1914, j'étais Virgile.
Grâce à François Podetti, acteur et metteur en scène, j'ai pu approcher cette oeuvre, et la lire. Travailler ainsi sur un texte est passionnant parce que, surtout, comme me le confiait François, on peut vraiment dire qu'on l'a lu. C'est-à-dire qu'aucune nuance n'échappe, on relit, on analyse, on devine, on comprend, le sens s'éclaire, les périphrases se révèlent, les images apparaissent. Ensuite, il est facile d'aimer.
Inferno, le premier livre de la Divine Comédie, est d'une richesse dont les siècles n'ont pas eu raison. D'abord, il ne s'agit pas d'un monument de marbre dont les français font vite la réputation pour toute oeuvre littéraire essentielle; Non, Inferno mérite mieux que ça : invention, délire, drôlerie, grotesque, fantaisie, tendresse et compassion.
07:00 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Réponse d'un éditeur
Les Presses de la Cité.
Surprise : le manuscrit m'est renvoyé (exceptionnel ; d'habitude, les éditeurs vous invitent à envoyer la somme correspondante au retour par la poste - rien de scandaleux d'ailleurs, vu le nombre qu'ils reçoivent).
Autre surprise : le refus est argumenté ; quelque chose de plus complet pour expliquer pourquoi mon livre n'entre pas dans leur ligne éditoriale. C'est rien, mais ça console.
06:55 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 21 décembre 2007
Sarko, c'est de Funès en moins rigolo
"Je serai un président comme de Funès dans le Grand Restaurant: servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore"
bons mots de notre nouveau président, rapportés par le Parisien le 7 mai 2007 ; tandis qu'il s'ébattait dans la piscine de son hôtel. Il a dit ça ? Non ?! Sérieusement ? Non, pas sérieusement, rigolait, il se marrait bien, il déconnait.... Mais il l'a dit. Vous n'êtes pas obligé de me croire, alors : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=47961
14:10 Publié dans Sarko et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 20 décembre 2007
Rien
J'ai commencé à écrire quelque chose sur une lecture de l'Enfer de Dante, faite il y a peu (plus que lu : presque joué, l'Enfer, et dans un cadre exceptionnel), mais fatigué. Si j'ai du temps demain...
Bonne journée à tous.
03:35 Publié dans ???????? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 19 décembre 2007
Cloverfield, ultime révélation
Autant le dire tout de suite : je suis déçu.
Dans ce billet : http://kronix.hautetfort.com/archive/2007/12/10/cloverfie...
je racontais n'importe quoi, pour voir les réactions. Pas un commentaire. En fait, Kronix est tellement mal référencé qu'il n'y aucune chance de tomber dessus autrement que par hasard, ou déjà renseigné. même sur un sujet qui fait vibrer l'internaute moyen.
Même pas un commentaire d'insulte. Bof.
Enfin, je dis ça : je m'en fous. Demain, on passe aux choses sérieuses.
06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 18 décembre 2007
Dante01
Guider par Spice, j'ai découvert le site et la bande-annonce de DANTE01, dont la sortie est prévue pour janvier.
Un film de Marc CAro, l'ancien acolyte de Jean-Pierre Jeunet, celui qui inoculait tout le venin visuel des "Bunker de la dernière rafale", "Delicatessen" et autres "Cité des enfants perdus", na, à ma connaissance, jamais réalisé de long métrage seul. Les images promettent beaucoup. Espérons seulement que Caro ait mis en images un bon scénario.
Le site est un bijou.
06:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Clavier fatigué
Rien à dire. Le clavier refuse l'ennui d'évoquer la honte que Machin a fait subir à notre pays pour rien, la semaine dernière. Je tente d'écrire ce billet le lendemain du jour (samedi) ou un ancien terroriste, un dictateur, un assassin, un violeur cynique, a quitté la France, laissant derrière lui une opinion écoeurée et des VIP désorientées par leurs propres compromissions. Quousque tandem, Sarko ? Quousque tandem ?...
Je dis pour rien, parce que Kadhafi a bien perçu l'embarras de son hôte, l'âpreté au gain des investisseurs, la nausée qui a saisi les politiques devant cette pantalonnade, il a bien compris qu'il n'était pas le bienvenu, malgré les sourires crispés, les poignées de main réticentes et les tapis rouges. "Pourquoi me recevez-vous comme ça ? Chez nous, quand on invite, on le fait bien, ou alors il ne fallait pas." Non, il ne fallait pas. D'autres pays vont l'accueillir ? Et alors ? Croyez-vous que l'Espagne va dérouler le tapis rouge, accueillir pendant cinq longues journées cette crapule ? Et de toute façon je m'en fiche, mon pays, c'est la France, ma terre bafouée, souillée, humiliée, c'est la France. Oui, les gars, vous saviez pas : Léo est un patriote, il aime son pays. Il a mal pour lui.
Pour rien. Ils sont oubliés, les 10 milliards de marché promis, qui faisaient briller les yeux des amis de Machin. On aura peut-être 300 millions, et encore... Des armes made in France qu'on retrouvera dans la bande de Gaza. Les Israéliens vont sûrement apprécier, les Américains aussi. En prime, l'infortunée secrétaire d'état à l'environnement, envoyée au casse-pipe quand les autres huiles se sont défilées, a signé un accord gazier, dont elle ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants. Elle nous coûte cher, la libération des infirmières bulgares. Tout ça pour donner à Cécilia une illusion d'existence, avant qu'elle réalise que tout s'est joué ailleurs, et qu'elle décide de quitter le navire, sans doute dégoûtée du rôle qu'on lui a fait jouer. Quelle réussite, quelle farce affreuse, quelle ignominie !
Les intérêts commerciaux ? D'accord, si vous voulez, si vous êtes sûrs que ça rétablisse le coût des cadeaux faits par Machin à ses copains, mais pas à n'importe quel prix. Machin, dans l'élan enthousiaste de son élection, ce fameux soir où une majorité de français ont choisi de plonger le pays dans les strass et la vanité, avait déclaré que la France, fidèle à son image, serait aux côtés des opprimés, il avait déclaré plus tôt que les droits de l'homme ne sont pas négociables ou solubles dans les intérêts économiques. Se renier ainsi... Nicolas, Nicolas... Quelle honte, quelle honte !
Nous vivons dans le même pays, pourtant je ne le reconnais pas dans l'image que tu te fais de lui. Mon pays s'ébroue, rechigne, désobéit, conduit sa voie comme il l'entend, quel que soit le coût de ses caprices. Il ne se soumet pas aux dictats des grandes puissances. Mon pays est toute résistance, il sourit aux faibles et aux opprimés ; face aux grands, il mord. Il agace, il est donneur de leçons, il s'empresse de dénoncer les problèmes des autres, avant de regarder chez lui ? Certes, il m'agace aussi, mais jamais il ne m'a désespéré comme aujourd'hui.
Un jour, nous sortirons de ce long cauchemar, abasourdis, étonnés, hébétés. Nous nous dirons : "Comment ? Pourquoi ?" Et il n'y aura plus personne pour nous aider à comprendre que nous n'avons pas écouté ceux qui disaient "danger", ceux qui pleuraient, qui suppliaient, qui tentaient de prévenir. Un jour, nos enfants nous demanderons des comptes.
Post Scriptum : heureusement, Kronix n'a aucune prétention au scoop, aussi je ne rebondis qu'à présent sur la nouvelle syncope médiatique de Machin : son mariage avec Carla. Se montrer à Dysneyland, pas de doute, on est dans le ton. Et pourquoi maintenant ? Pour faire vite oublier sa minable prestation face à un dictateur plus expérimenté, et qui l'a renvoyé dans l'ombre. L'ombre, principe intenable pour Sarkozy. Vite, de la lumière, des flashes, des paillettes !
06:10 Publié dans Sarko et moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


